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dc.contributor.advisorCharles, Sébastien
dc.contributor.authorBolduc, Charlesfr
dc.date.accessioned2014-02-24T15:24:07Z
dc.date.available2014-02-24T15:24:07Z
dc.date.created2013fr
dc.date.issued2013fr
dc.identifier.urihttp://savoirs.usherbrooke.ca/handle/11143/93
dc.description.abstractRésumé : Pour Gilles Deleuze, la philosophie consiste à créer des concepts. Prenant le contrepied de cette définition, la plupart de ses commentateurs se contentent soit de répéter les propos du philosophe en les généralisant et en leur donnant de ce fait une portée universelle, soit d’appliquer les concepts qu’il a inventés à n’importe quel phénomène qui leur tombe sous la main, ce qui condamne irrémédiablement la philosophie à n’être qu’une entreprise abstraite alors que Deleuze la voulait on ne peut plus concrète. La source de ce contresens est bien simple : ils ne tiennent pas compte de la place primordiale qu’occupe l’empirisme dans son oeuvre. Ainsi, en ne portant pas une attention toute particulière à cette attitude philosophique qui privilégie l’expérience, ils minimisent le rôle de celle-ci dans sa pratique et, conséquemment, ils détachent les créations de concepts des situations d’où elles tirent leur nécessité. Contrairement à l’esprit qui anime les principales études sur la philosophie deleuzienne, cette thèse a donc pour objectif de démontrer que c’est seulement en prenant en compte les expériences singulières qui les ont suscitées que les concepts forgés par ce penseur gardent un sens, tout comme c’est uniquement dans ce cadre que se comprennent les critiques qu’il a formulées à l’égard de différentes prises de position philosophiques. Au terme de ce parcours, ces dernières apparaîtront alors toujours partielles et redevables d’une expérience de pensée qui a forcé cette remise en question de telle sorte que ce qui était au départ incompréhensible d’après une certaine perspective devient soudainement accessible quand un nouveau concept est créé. Pour parvenir à cette fin, cette thèse a été divisée en deux parties. La première porte sur la conception deleuzienne de l’expérience. Par une étude de deux tentatives de renouvellement de l’empirisme au XXe siècle, soit le bergsonisme et la phénoménologie, la position deleuzienne sur cette question se révèle comme un prolongement de la voie ouverte par Bergson en opposition à celle dégagée par Husserl et, à sa suite, Sartre. Séparé des préoccupations ontologiques bergsoniennes, l’empirisme transcendantal deleuzien apparaît alors comme une recherche de la potentielle singularité d’un phénomène au détriment de la quête d’une forme commune à toute expérience. La seconde partie quant à elle se concentre sur quatre expériences de pensée et montre à chaque fois le lien indissoluble qui unit la création de concept et la remise en question qui lui est concomitante. Que ce soit avec la critique d’une philosophie de la représentation qui découle du concept de sensation forgé au contact des oeuvres du peintre Francis Bacon, que ce soit avec la double remise en cause de la phénoménologie comme effet de la création des concepts d’image-affection et d’image-temps à partir de Persona d’Ingmar Bergman et Hiroshima mon amour d’Alain Resnais, que ce soit encore avec la critique des postulats de linguistique qui dérive du concept de littérature mineure inventé pour rendre compte du Procès de Kafka, dans tous ces cas, ce qui est mis en lumière, c’est le rôle essentiel de l’expérience dans la pratique philosophique de Gilles Deleuze. // Abstract : Philosophy, for Gilles Deleuze, is the creation of concepts. Taking the opposing view, the majority of Deleuze’s critics prefer either to universalize the philosopher’s principles or to apply the concepts Deleuze created indiscriminately to any and all phenomenon. This condemns his philosophy to the status of an abstract enterprise when Deleuze sought above all that it be concrete. The source of this contradiction is simple: his critics overlook the central role that empiricism occupies in his work. Therefore, by disregarding the importance of this philosophical position, which privileges experience, they minimise the role of the latter in Deleuze’s intellectual practice and, consequently, they detach the creation of concepts from the very situations from which they derive their pertinence and necessity. Contrary to the spirit which animates the principal studies of Deleuze’s philosophy, this thesis has for its objective to demonstrate that it is only by taking into account the singular experiences which gave rise to his concepts that these concepts make sense. Just as it is uniquely in this context that the critiques that Deleuze formulated of different philosophical positions can be understood. In the end these critiques appear both partial and indebted to an experience (aesthetic or otherwise) that disrupts preconceived notions, such that what was in the beginning incomprehensible from a certain perspective becomes suddenly accessible with the creation of a new concept. To arrive at this conclusion, this thesis has been divided into two parts. The first part deals with the Deleuzian conception of experience. Through a study of two attempts at renewing the empiricist project in the twentieth century – Bergsonism and Phenomenology – Deleuze’s position can be seen as an extension of the argument of Bergson, and thus in opposition to that of Husserl and Sartre. Separated from its preoccupation with Bergsonian ontology, the transcendental empiricism of Deleuze thus appears as a quest for the singular potential of a phenomenon to the detriment of the quest for a common form for all experience. The second part is focused on four experiences that disrupt preconceived notions and will demonstrate each time the indissoluble link which unites the creation of a concept and its concomitant critique. The first experience consists of a critique of a philosophy of representation that derives from a concept of sensation itself forged in contact with the works of the painter Francis Bacon. The second and third will consist in an interrogation of phenomenology as an effect of the creation of concepts of ‘affection-image’ by way of Ingmar Bergman’s Persona and ‘time-image’ in Alain Resnais’ Hiroshima mon amour. Finally, the fourth will be a critique of the postulates of linguistics derived from the concept of ‘minor literature’ invented to analyse Kafka’s The Trial. In all these cases what is exposed is the essential role of experience in the philosophical practice of Gilles Deleuze.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Charles Bolducfr
dc.subjectConception deleuzienne de l'expériencefr
dc.subjectPhilosophie deleuziennefr
dc.subjectDeleuze, Gillesfr
dc.subjectBergonismefr
dc.subjectPhénoménologiefr
dc.titleLe rôle de l’expérience dans la pratique philosophique de Gilles Deleuzefr
dc.typeThèsefr
tme.degree.disciplinePhilosophie et éthiquefr
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humainesfr
tme.degree.grantotherUniversité Lavalfr
tme.degree.levelDoctoratfr
tme.degree.namePh.D.fr


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