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dc.contributor.advisorSoutham, Peter
dc.contributor.authorFerland, Daniel
dc.date.accessioned2016-01-27T16:58:33Z
dc.date.available2016-01-27T16:58:33Z
dc.date.created2007
dc.date.issued2007
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/8266
dc.description.abstractPour saisir toute la signification du jeu de crosse dans la culture autochtone, il nous a fallu, dans un premier temps, bien comprendre les mécanismes sociaux des Autochtones. Il nous a fallu comprendre aussi comment le rite de la crosse s’introduisait dans une société matriarcale et clanique, comment il s’introduisait par rapport à la règle du don, par rapport à la guerre, à la spiritualité et à la médecine. Tout ceci, dans le but de concevoir ce que représentait le jeu de la crosse pour les Autochtones. Nous avons également scruté le processus par lequel les Canadiens de souche européenne se sont appropriés un important rite autochtone en l’adaptant aux nouvelles réalités urbaines et sociales durant la deuxième moitié du XIXe siècle. Nous verrons dans ce mémoire que le réveil de l’intérêt des Euro-Canadiens pour le jeu de la crosse avait commencé tout d’abord par l’organisation de joutes d’exhibition entre Autochtones, qui, pendant les années 1830 et 1840, furent présentées comme une simple curiosité. Par la suite, il sera question des différentes phases de l’appropriation de ce jeu, de sa structuration, de sa réglementation et de son expansion à l’échelle nationale et internationale, jusqu’à l’exclusion des Autochtones de tous les championnats canadiens. Nous avons également décrit les influences structurelles et idéologiques dans l’émergence d’un sport d’équipe. Nous avons donc abordé tour à tour l’impact des processus de modernisation et d’industrialisation, l’influence de l’ordre moral victorien, et les rapports entre le sport de la crosse et le nationalisme canadien naissant. Finalement, dans le quatrième chapitre, grâce, entre autres, à un scrapbook qui contenait de nombreux articles de journaux, et que nous avons retrouvé dans les archives du musée McCord, nous avons examiné en profondeur la tournée d’exhibition qu’avait effectuée deux équipes canadiennes en Grande-Bretagne en 1883, l’une iroquoise et l’autre composée uniquement de joueurs Euro-Canadiens. Cela nous aura permis de comprendre dans quelle mesure la pratique de la crosse fut révélatrice de l’évolution de la perception qu’avaient eue les Européens des Autochtones. En guise de conclusion, ce mémoire met en lumière trois étapes dans l’histoire des rapports entre Autochtones et Blancs fraternisation dans un esprit admiratif de la part des Blancs dans un premier temps; ségrégation et exclusion des Autochtones dans un deuxième temps; transposition du rôle des Autochtones en figurants folkloriques dans un troisième temps. Nous avons également approfondi l’analyse en expliquant les influences structurelles et idéologiques qui sous-tendent cette évolution dans un chapitre dédié à cette fin.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Daniel Ferland
dc.titleLes rapports entre Autochtones et Blancs dans le sport de la crosse de la région de Montréal au XIXe siècle
dc.typeMémoire
tme.degree.disciplineHistoire
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humaines
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM.A.


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