Show simple document record

dc.contributor.advisorCalmé, Sophie
dc.contributor.authorSaunier, Maxime
dc.date.accessioned2015-12-15T16:18:00Z
dc.date.available2015-12-15T16:18:00Z
dc.date.created2012
dc.date.issued2012
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/8135
dc.description.abstractDepuis deux décennies, la communauté internationale a pris conscience que les écosystèmes forestiers, qui sont parmi les plus menacés au monde, jouent un rôle essentiel dans les changements climatiques. La déforestation et la dégradation forestière, engendrées par l’avancée effrénée des exploitations forestières, agricoles et minières, contribuent à augmenter la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et à accentuer les changements climatiques. En effet, la forêt, par sa biomasse et ses sols, permet la séquestration du carbone et par conséquent réduit sa concentration dans l’atmosphère. Le tout récent programme multilatéral REDD+ initié par l’Organisation des Nations Unies (ONU), engagé en 2010 lors de la 16ème conférence tenue à Cancún au Mexique, a pour but non seulement de réduire les émissions de carbone issues de la déforestation et de la dégradation forestière, mais aussi de promouvoir la gestion durable des forêts pour en conserver les stocks de carbone à l’échelle internationale et nationale. Ce mécanisme de financement, qui est en cours d’implantation dans près de quarante pays situés principalement dans les zones tropicales, nécessite la participation totale des populations autochtones dépendantes des forêts. En effet, par leurs connaissances traditionnelles sur leurs milieux naturels, qui s’est transmise au fil des générations et qui aujourd’hui est reconnue de façon légitime par la communauté scientifique, les peuples autochtones forestiers jouent un rôle central dans la réussite du programme REDD+. Cependant, ces populations, dont la majorité vivent en dessous du seuil de pauvreté, sont victimes de la perte progressive de leur savoir traditionnel et d’une vulnérabilité accrue face aux changements climatiques, en plus d’être en général des acteurs politiques marginaux dans les États où ils vivent. Cet essai, dont l’objectif est d’évaluer comment le programme REDD+ peut permettre l’intégration des communautés autochtones dans la gestion forestière, permet de montrer dans un premier temps que la restitution de leurs territoires traditionnels aux autochtones ainsi que la décentralisation de la gouvernance fournissent un cadre vital pour l’émancipation de la gestion forestière autochtone. Les nombreux exemples démontrent qu’il persiste encore un décalage entre le cadre formel et légal de jure et la réalité in situ, dévoilant la difficulté d’implanter à court terme le programme REDD+ dans de nombreux pays. Néanmoins, la multiplication de projets pilotes, particulièrement au Mexique, concernant la gestion communautaire forestière, la surveillance et les inventaires des aires forestières, témoigne de la capacité des peuples autochtones forestiers à légitimer leur gouvernance locale et leurs pratiques dans le programme REDD+.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Maxime Saunier
dc.titleLa gestion des ressources forestières au sein des communautés autochtones et dans le cadre du programme REDD+
dc.typeEssai
tme.degree.disciplineBiologie
tme.degree.grantorFaculté des sciences
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM.E.I.


Files in this document

Thumbnail

This document appears in the following Collection(s)

Show simple document record