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dc.contributor.advisorCloutier, Caroline
dc.contributor.authorFrenette Dussault, Cédric
dc.date.accessioned2015-12-15T16:17:47Z
dc.date.available2015-12-15T16:17:47Z
dc.date.created2008
dc.date.issued2008
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/8104
dc.description.abstract« Vous ne pouvez pas construire un monde meilleur basé sur des ventres vides et la misère humaine. » Telle fut l'affirmation de Norman Borlaug — considéré comme le père de la Révolution verte — lors de son discours d'acceptation du prix Nobel de la paix en 1970. Ces quelques mots résument bien l'importance que la problématique de la faim dans le monde occupe — ou plutôt devrait occuper — au sein des préoccupations politiques. Les problèmes reliés à l'agriculture conventionnelle moderne sont un incitatif à la recherche de solutions moins dommageables pour l'environnement pour nourrir les êtres humains. Historiquement, la Révolution verte fut une des premières tentatives de s'attaquer au problème de la famine. Les résultats escomptés ne furent cependant pas ceux obtenus. Plusieurs problèmes environnementaux se sont amplifiés et la répartition des denrées alimentaires est devenue hautement inéquitable. Dans leur recherche d'une option pouvant concilier la préservation des écosystèmes, l'atteinte de la sécurité alimentaire et une plus grande justice sociale, plusieurs chercheurs et spécialistes tentent de développer des solutions concrètes. Parmi celles-ci se trouve l'agroforesterie, une forme d'agriculture pouvant contribuer au développement durable. L'agroforesterie se situe à l'interface de l'agriculture et de la foresterie. L'intégration d'arbres et du bétail au sein des cultures agricoles crée des agroécosystèmes complexes. Les services écosystémiques découlant de l'agroforesterie amènent plusieurs bénéfices écologiques, économiques et sociaux comparativement à l'agriculture conventionnelle : biodiversité plus élevée, amélioration de la qualité du sol, productivité primaire totale accrue, séquestration du carbone, stabilité économique, valorisation de l'économie locale et atteinte de la souveraineté alimentaire. Bien que ces bénéfices ne soient pas tous développés également — des études sont encore nécessaires afin d'éclaircir certains points, notamment en ce qui a trait aux impacts sociaux — l'agroforesterie se démarque en tant qu'option valable à l'agriculture conventionnelle dans les pays en voie de développement. L'agroforesterie pourrait aider à réduire plusieurs problèmes récurrents, tels que la pauvreté et la dégradation de l'environnement, par la création de richesses. Pour ce faire, il est possible de se baser sur les exemples de l'agriculture biologique, de la séquestration du carbone et de l'évaluation monétaire des biens et services écosystémiques pour créer de la valeur ajoutée à l'aide des systèmes agroforestiers. Cependant, plusieurs améliorations sont nécessaires avant que son implantation soit possible à plus grande échelle. Les contraintes techniques et financières ainsi que l'importance du contexte culturel devront notamment être approfondies afin de bien comprendre le comportement d'adoption des pratiques agroforestières. L'agroforesterie demeure néanmoins un outil des plus importants pour le développement durable des populations dites défavorisées.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Cédric Frenette-Dussault
dc.titleL’agroforesterie comme outil de développement durable dans les pays en voie de développement
dc.typeEssai
tme.degree.disciplineBiologie
tme.degree.grantorFaculté des sciences
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM.E.I.


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