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dc.contributor.advisorGauthier, Marcfr
dc.contributor.advisorBélisle, Marcfr
dc.contributor.authorRicard, Mariannefr
dc.date.accessioned2015-07-21T20:06:31Z
dc.date.available2015-07-21T20:06:31Z
dc.date.created2013fr
dc.date.issued2013fr
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/7420
dc.description.abstractLes herbaçaies, qui sont les écosystèmes les plus étendus au monde, subissent lourdement l’impact de pressions anthropiques. En fait, avec l’augmentation de la population humaine, une superficie importante d’herbaçaies est convertie en terres vouées à la production alimentaire intensive, soit par l’élevage ou l’agriculture, menant à une réduction importante de ces écosystèmes et à une perte notable de biodiversité. Pourtant, les herbaçaies représentent une grande valeur pour la conservation et la production d’une riche biodiversité, mais aussi pour les nombreux services écosystémiques qu’elles rendent à l’Homme. Par ailleurs, au sein de cette biodiversité supportée par les herbaçaies, les grands herbivores sauvages représentent une composante vitale de leur intégrité. Ces grands herbivores, en étroite codépendance avec les herbaçaies, jouent un rôle écologique substantiel pour le maintien de la structure, de la composition et de la biodiversité de ces écosystèmes. Les activités anthropiques qui affectent ces grands herbivores ont donc des répercussions considérables sur l’ensemble de ces milieux naturels. Néanmoins, de nombreux conflits Homme – grands herbivores y sévissent, puisque l’utilisation des herbaçaies s’avère être essentielle pour répondre aux besoins vitaux des deux parties.L’utilisation actuelle des herbaçaies ne se réalise donc pas de façon soutenable et cela est critique considérant l’explosion des populations humaines prévue au cours de ce siècle et leur expansion dans ces écosystèmes naturels pour assurer leur sécurité alimentaire. L’objectif principal de cet essai repose sur la formulation de recommandations de planification et d’aménagement du territoire qui favorisent la durabilité des herbaçaies en présence de grands herbivores et d’activités anthropiques. Une stratégie de gestion intégrée et durable s’avère en effet primordiale, car, malgré les diverses fonctions vitales qu’assurent ces écosystèmes pour l’Homme et la biodiversité, seulement une faible proportion de ceux-ci est sous un régime de conservation. D’ailleurs, le bilan environnemental de la situation actuelle, résultant de l’utilisation anthropique de ces écosystèmes, témoigne de leur état critique dans bien des régions du monde. De plus, bien qu’elles soient essentielles aux herbaçaies, plusieurs populations de grands herbivores sont en déclin sans précédent : plus de la moitié de la superficie des régions propices aux grands herbivores a déjà été convertie pour l’usage agricole et a perdu sa diversité d’herbivores. Que ce soit par la perte d’habitats, la fragmentation, la perturbation des régimes écologiques, le braconnage, l’envahissement d’espèces exotiques et ligneuses et les conflits interspécifiques avec les cheptels, ces conflits Homme – grands herbivores ont déjà mené à l’extinction de nombreuses espèces et perturbé le processus de migration de plusieurs d’entre elles. Le portrait de ces sources de conflits permet de dégager trois principaux enjeux qui en découlent : l’utilisation des herbaçaies à des fins agricoles pour la production alimentaire, la conservation de l’intégrité des herbaçaies et la protection et conservation des grands herbivores. Deux stratégies de gestion permettant de répondre à ceux-ci ont été évaluées, soit la séparation et le partage des terres. C’est alors en s’appuyant sur les avantages de chacune d’elles, ainsi que sur le modèle d’aménagement des Réserves de biosphère, que des priorités d’action de planification et d’aménagement durables des herbaçaies sont énoncées. Ainsi, des aménagements du territoire qui incorporent des parcelles d’habitats naturels protégées et connectées au sein d’un paysage agroécologique extensif semblent être une façon de maximiser la conservation des herbaçaies, de sa biodiversité et de la production alimentaire. Cette stratégie de gestion, basée sur l’écosystème, intègrerait ainsi de façon durable les habitats naturels, le développement socioéconomique et le maintien des valeurs culturelles associées aux herbaçaies. Pour optimiser son efficacité, cette stratégie devrait jumeler la sensibilisation des populations locales, l’offre de subventions pour la conservation de parcelles naturelles et l’adhésion à des pratiques agricoles durables, la limitation de la densité des cheptels et l’exploitation des opportunités de développement touristique. Tout compte fait, pour qu’elle soit des plus efficaces, cette stratégie de gestion devrait être adaptative, c’est-à-dire particulière aux spécificités de chaque herbaçaie.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Marianne Ricardfr
dc.titleLa gestion durable des herbaçaies en présence de grands herbivores et d’activités anthropiquesfr
dc.typeEssaifr
tme.degree.disciplineEnvironnement et développement durablefr
tme.degree.grantorCentre universitaire de formation en environnement et développement durable (CUFE)fr
tme.degree.grantotherFaculté des sciencesfr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM. Env.fr
tme.degree.nameM.E.I.fr


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