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dc.contributor.advisorRimstead, Roxannefr
dc.contributor.authorCrichton, Judithfr
dc.date.accessioned2015-02-23T22:28:52Z
dc.date.available2015-02-23T22:28:52Z
dc.date.created2012fr
dc.date.issued2012fr
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/6450
dc.description.abstractAbstract: Spiritual autobiography was the primary form of narrative expression available to religious women, or any pious woman for that matter, in the mid-seventeenth century. Church doctrine underpinned generally accepted notions of women's inferiority and essential worthlessness, notions internalized by women regardless of any superior energy, talent for business or physical or mental acuity they might have had. This multidisciplinary analysis argues for a gendered reading method using twenty-first century knowledge in order to provide new insights into Marie de l' Incarnation's spiritual autobiography, La Relation de 1654 . While traditional discourse has centred on the thirteen chapters, or 'oraisons' (states of prayer) of La Relation which constitute the various stages of Marie Guyart's spiritual ascent to unio mystica in the tradition of the Western Christian mystics, my re-reading of the text as gendered discerns nine specific life events, including certain of those she deemed mystical, embedded in her narrative. A useful tool in my analysis is the theoretical model offered in Women's Ways of Knowing by Mary Belenky et al. Based on their study of women's development of self in the late twentieth century, Women's Ways of Knowing identifies five epistemological perspectives through which women might pass, from 'silence ' to 'constructed knowing ,' in their journey towards better knowledge of self and the world. The Belenky et al. study acknowledges key events in the lives of their women subjects, events that triggered their transition from one stage to the next. When the chronology of Marie Guyart's lifeline as revealed in her autobiography is examined against the Women's Ways of Knowing model, certain of the nine key life events she describes may similarly be seen as triggers for the transitions marking the various stages of her evolution of self. Informed by history, psychology, physiology and theories of women's autobiography and epistemology, my gendered reading of La Relation de 1654 attempts to provide insight into Marie Guyart's spiritual experiences and traces her evolution differently than traditional interpretations. It attempts to locate those events and decisions which allowed her to grow from a position of silence to the acquisition of voice and critical thought, from her practice of severe 'heroic' mortification, her self-hatred, suicidal depression and difficult inter-personal relationships to a life of accomplishment and love of self and other. In the textual account of her spiritual journey, Marie Guyart moves from a Christocentric focus to one inspired as well by the strength of the iconic archetype of the Holy Mother, creator and nurturer of life, both physical and spiritual. In my reading, I observe how the role of the Virgin Mary changes and evolves, from a rare appearance in the first half of the text in her traditional role as intercessor with God, to a new role as spiritual guide and mentor in her own right. My gendered reading of La Relation de 1654 attempts to expose what is timeless in Marie Guyart's quest for self, meaning and purpose in the world, while at the same time, locating it within the social, religious and rhetorical constraints imposed on women and their narratives of self in the seventeenth century.||Résumé: Au milieu du XVIIe siècle, l'autobiographie spirituelle était la principale forme d'autonarration possible pour les religieuses, voire pour toute femme pieuse. La doctrine de l'Église soutenait des notions généralement acceptées de l'infériorité et de l'absence de valeur des femmes, notions que les femmes ont intériorisées, quelles que soient leur énergie, talent d'entrepreneure ou leur acuité physique ou mentale. Cette analyse multidisciplinaire propose une méthode de lecture sexuée qui utilise des connaissances du XXIe siècle pour offrir de nouvelles intuitions sur La Relation de 1654, l'autobiographie spirituelle de Marie de l'Incarnation, de même que sur sa persona culturelle en tant qu'une des mères fondatrices du Québec. Les commentaires existants sur La Relation traitent surtout des treize chapitres ou "oraisons" (états de prière) de La Relation, comme les divers stades de l'ascension spirituelle de Marie vers l'unio mystica dans la tradition des mystiques chrétiens occidentaux. Or, ma relecture du texte en tant que discours sexué discerne neuf événements de vie précis dans sa narration, des événements de vie qu'on peut voir comme des stades de transition dans son évolution de soi. Le modèle théorique offert dans Women's Ways of Knowing par Mary Belenky et al, constitue un outil utile dans mon analyse. Fondé sur l'étude du développement du soi des femmes à la fin du XXe siècle, Women's Ways of Knowing identifie cinq stades épistémologiques par lesquels les femmes peuvent passer, du "silence" à la "connaissance construite", dans leur cheminement vers la connaissance de soi et du monde. Dans les vies des femmes sujets, l'étude de Belenky et al reconnaît des événements clés qui déclenchent leur transition d'un stade à l'autre, événements dont l'impact sur elles est différent de celui relevé par des études semblables antérieures, centrées principalement sur des hommes. Quand on examine la chronologie de la ligne de vie de Marie, telle qu'elle la révèle dans son texte, selon le modèle de Women's Ways of Knowing, certains des neuf événements clés qu'elle décrit peuvent être vus comme des moments de transition dans son cheminement spirituel et temporel. Informée par l'histoire, la psychologie, la physiologie, l'épistémologie et les théories sur l'autobiographie de femmes, ma lecture sexuée de La Relation de 1654 tente d'offrir des intuitions sur les expériences que Marie Guyart considère spirituelles, mystiques ou religieuses et trace l'évolution du sujet narratif d'une manière qui diffère des interprétations traditionnelles. Elle tente de situer ces événements, ainsi que les décisions subséquentes qui lui ont permis de passer d'une position de silence à l'acquisition d'une voix et d'une pensée critique, à partir de la pratique d'une mortification "héroïque" sévère, de haine de soi, de dépression parfois suicidaire et de relations interpersonnelles difficiles jusqu'à une vie d'accomplissement et d'amour de soi et de l'autre. Dans son cheminement, Marie passe d'une focalisation entièrement christocentrique vers une focalisation inspirée par l'archétype iconique de la Sainte Mère, que j'identifie comme représentant le "principe de pouvoir féminin" créateur et nourricier de la vie. Dans ma lecture du texte, j'observe comment le rôle de la Vierge Marie change, passant d'une rare apparition dans la première moitié, dans son rôle traditionnel d'intercession auprès de Dieu, à une présence actuelle, "sentie" et transcendante vers la fin de l'autobiographie, dans un nouveau rôle de guide spirituelle à part entière. Ma lecture de La Relation de 1654 est sexuée. Elle tente d'exposer ce qui est intemporel dans la quête de soi de Marie Guyart, de même que sa quête de sens et de but précis dans le monde en tant que femme de son temps.fr
dc.language.isoengfr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Judith Crichtonfr
dc.subjectReligieusesfr
dc.subjectMarie de L'Incarnationfr
dc.titleDe-mystifying the mystic : re-reading the spiritual autobiography of Marie de L'Incarnation : La relation de 1654fr
dc.typeThèsefr
tme.degree.disciplineLettres et littératurefr
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humainesfr
tme.degree.levelDoctoratfr
tme.degree.namePh.D.fr


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