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dc.contributor.advisorLaventure, Myriamfr
dc.contributor.authorCotton, Julie-Christinefr
dc.date.accessioned2014-05-14T14:21:17Z
dc.date.available2014-05-14T14:21:17Z
dc.date.created2009fr
dc.date.issued2009fr
dc.identifier.isbn9780494531556fr
dc.identifier.urihttp://savoirs.usherbrooke.ca/handle/11143/644
dc.description.abstractCette présente étude concerne l'initiation aux psychotropes chez les enfants autochtones âgés entre 9 et 12 ans habitant une communauté innue au Québec. Les psychotropes documentés sont la cigarette, l'alcool, le cannabis, les solvants et les autres drogues (hallucinogènes, speed , cocaïne). Cette étude comporte trois principaux objectifs, soit (1) décrire la nature, la fréquence d'utilisation et l'âge d'initiation aux différents psychotropes des enfants innus selon le sexe, (2) établir trois profils de consommateurs à partir des caractéristiques de leur consommation et (3) identifier les caractéristiques personnelles et familiales associées à ces profils de consommateurs. Pour ce faire, 161 enfants (74 filles) âgés, en moyenne, de 10,7 ans (é.t. 1,1), habitant dans huit communautés innues du Québec ayant une école primaire sur leur territoire ont été rencontrés en mai 2008. Ces communautés sont: Betsiamites, Uashat, Maliotenam, Ekuanitshit, Nutashkuan, Unamen Shipu, Pakua Shipu et Matimekosh. Avec l'accord des parents et des enfants, des assistantes de recherches ont effectué la collecte de données en classe. Les résultats démontrent que, chez les enfants innus de l'échantillon, 71,2% se sont initiés à au moins un des psychotropes à l'étude. Spécifiquement, les taux de prévalence d'initiation sont de 66,5% pour la cigarette, 47,1% pour l'alcool, 38,6% pour le cannabis, 4,2% pour les solvants et 10,6% pour les autres drogues. Chez les enfants initiés, des prévalences de consommation quotidienne aussi élevées que 24,8% pour la cigarette et 8,2% pour le cannabis ont été documentées. Les résultats quant à l'âge d'initiation des participants suggèrent non seulement que l'alcool ne semble pas être un précurseur à la consommation de cannabis, mais que chez les consommateurs de drogues dures, le cannabis ne précéderait pas nécessairement l'usage des autres drogues. En effet, chez les enfants innus s'étant initiés aux autres drogues (hallucinogènes, speed , cocaïne), il est possible de constater que leur moyenne d'âge d'initiation à ces drogues (9,57 ans) est plus basse que la moyenne d'âge d'initiation au cannabis (9,80 ans). Il est tout aussi inquiétant de constater que ces enfants auraient consommé des drogues dures avant même de s'initier à l'alcool (9,63 ans). Des différences ont été relevées selon le sexe des enfants à l'étude. Ainsi, les filles innues sont plus nombreuses que les garçons à s'être initiées à la cigarette et à ingérer de plus grande quantité d'alcool en une occasion. Celles-ci démontrent, par ailleurs, une différence marginalement significative quant à leur fréquence plus élevée d'utilisation du cannabis comparativement à leurs confrères initiés. Les garçons innus initiés aux solvants accusent toutefois une fréquence d'utilisation un peu plus élevée que leurs consoeurs initiées à ce psychotrope. Lorsque répartis selon les profils de consommateurs établis, 28,8% des enfants innus font partie du profil de consommateurs abstinents, alors que 40% correspondent au profil de consommateurs explorateurs. Finalement, une proportion préoccupante d'enfants, soit 31,2%, se retrouve dans le profil de consommateurs à risque. Les filles sont sensiblement plus nombreuses à appartenir au profil de consommateurs à risque. De plus, certaines caractéristiques personnelles et familiales permettent de différencier chaque profil de consommateurs entre eux. En effet, l'âge des enfants, le nombre de symptômes d'hyperactivité, de dépression et de troubles du comportement, la consommation parentale de cigarette et de drogues, la faible qualité de la supervision, la discipline inconstante, ainsi que l'accessibilité aux psychotropes à la maison, sont des variables associées à la gravité de la consommation des participants. Parmi ces caractéristiques, ce sont l'âge des enfants, les troubles du comportement, la faible qualité de la supervision, ainsi que l'accessibilité des psychotropes qui permettent davantage de discriminer les enfants ayant une consommation à risque des enfants abstinents et explorateurs. À la lumière de ces résultats, il est évident que la planification d'interventions (préventives ou curatives) en toxicomanie auprès des enfants innus se doit d'être spécifique à l'âge et à la gravité de la consommation de ces derniers, en plus des caractéristiques qui y sont associées. En ce sens, le partenariat avec les parents et le personnel scolaire de ces enfants innus est souhaitable, afin d'éviter ou, du moins, de retarder l'initiation aux psychotropes chez ces derniers. Certaines limites de cette étude doivent toutefois être considérées dans l'interprétation des résultats, notamment quant à la cueillette des données auprès d'un répondant unique, soit l'enfant innu, et l'utilisation de méthodes d'évaluation non spécifiques aux particularités culturelles des participants. Des études ultérieures devraient instaurer des moyens de collecte de données permettant de pallier ces limites. L'ajout de méthodes qualitatives, plus adaptées à la culture autochtone et sollicitant plus d'un répondant, comme l'entrevue individuelle et le focus group , semblent être des avenues intéressantes."--Résumé abrégé par UMI.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Julie-Christine Cottonfr
dc.titleInitiation précoce aux psychotropes chez les autochtones âgés entre 9 et 12 ans habitant une communauté innue au Québecfr
dc.typeMémoirefr
tme.degree.disciplinePsychoéducationfr
tme.degree.grantorFaculté d'éducationfr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM. Sc.fr


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