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dc.contributor.advisorCouturier, Yvesfr
dc.contributor.authorBoudjémaa-Hellio, Malikafr
dc.date.accessioned2015-02-23T15:08:53Z
dc.date.available2015-02-23T15:08:53Z
dc.date.created2013fr
dc.date.issued2013fr
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/6080
dc.description.abstractIntroduction : Dans un souci d'humanisation et d'adhésion à des normes sociétales de qualité, le Québec connaît depuis quelques décennies des transformations dans le milieu de l'hébergement de soins de longue durée accueillant des personnes âgées en perte d'autonomie. Différentes approches ont été appliquées dans des établissements héritiers du milieuhospitalier, dont les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), afin d'offrir des services dans un cadre plus chaleureux et moins rigide. L'approche Milieu de vie (AMV) est une avenue prometteuse selon le Ministère de la santé et des services sociaux (MSSS) pour faire évoluer les CHSLD vers des milieux de vie substituts tel que définis par la Loi sur les services de la santé et des services sociaux en 1991 (LSSS; 1991-C.42, art 83). Notre sujet de recherche se situe dans le prolongement des préoccupations du MSSS quant aux visites d'appréciation et d'agrément visant à évaluer la concrétisation de l'AMV dans les CHSLD. But de la recherche : Documenter la mise en oeuvre de l'AMV dans les CHSLD à travers les effets perçus par les intervenants. Méthodologie : Notre étude est qualitative, de type exploratoire et descriptive. Nous avons focalisé nos efforts sur les intervenants les plus proches des résidents, soit les préposés aux bénéficiaires, les préposés à l'entretien ménager ou les préposés au service alimentaire, les infirmières et les infirmières-auxiliaires. Notre lieu de recherche est un CSSS situé à Montréal, très bien coté en 2010 par le MSSS lors des visites d'appréciations. Notre échantillon comprend 16 intervenants. Les données ont été recueillies individuellement par des entrevues semi- dirigées. Nous avons réalisé une analyse de contenu thématique. Notre cadre conceptuel : Il est constitué des Orientations ministérielles de 2003 et de la théorie de la diffusion des innovations (Landry et al. 2007). Les principaux résultats : Les répondants reconnaissent des améliorations dans le quotidien des résidents avec un assouplissement dans les heures de levers ou de couchers, des possibilités pour les résidents d'exprimer leurs souhaits par le biais de programmes de «causeries» et des plans d'interventions interdisciplinaires (PII), un plus large éventail d'activités de loisirs, et une démarche d'accueil plus humanisée pour les nouveaux résidents. Selon les répondants, les familles se sont rapprochées particulièrement des préposés aux bénéficiaires et des infirmières-auxiliaires grâce au PII et les consultent davantage. D'après les propos recueillis, nous remarquons que la majorité des répondants ne fait pas de distinction entre le concept milieu de vie substitut et l'approche milieu de vie. Par ailleurs, ces répondants estiment que les valeurs véhiculées dans l'établissement rejoignent leurs valeurs propres; ils considèrent ne pas avoir à changer leur pratique professionnelle pour les rencontrer. Un facteur qui semble avoir été favorable pour amener ces changements se rapporte aux formations. Toutefois, elles sont jugées insuffisantes et trop axées sur les équipes soignantes, excluant les autres intervenants pourtant proches des résidents par leurs fonctions. Un autre facteur favorable est les plans d'interventions interdisciplinaires (Pli). Toujours selon les intervenants interviewés, les facteurs défavorables pour la bonne implantation de l'AMY sont le manque de prise en compte de la part de la direction de l'alourdissement de la clientèle, l'absence d'une véritable gestion participative qui leur donnerait plus la parole pour s'exprimer sur les changements. En fait, ils déplorent une certaine incohérence entre des décisions managériales et la mise en pratique des principes de l'approche. Conclusion-discussion : Malgré les démarches entreprises par la direction de l'établissement afin de mobiliser le personnel dans le changement, celles-ci n'aboutissent pas à une mobilisation générale de tous les intervenants. Certains mettent de l'avant que leurs conditions de travail ne devraient pas être mises en second plan par rapport à la qualité de vie des résidents. Nous retrouvons ici, dans leurs propos, la pensée des auteurs comme Alderson (2006). En fait, l'implication active de l'ensemble du personnel, quel que soit les fonctions, est cruciale dès le lancement du projet afin d'éviter un malaise ou un le sentiment d'exclusion de certains intervenants. Enfin, la mission des gestionnaires sur le terrain en tant qu'agents multiplicateurs est importante pour soutenir le projet : les intervenants ont besoin de se sentir valorisés et reconnus dans leurs fonctions et surtout écoutés en fonction de leurs besoins inhérents à leurs tâches.fr
dc.language.isofrfr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Malika Boudjémaa-Helliofr
dc.subjectInnovationfr
dc.subjectCHSLDfr
dc.subjectIntervenantsfr
dc.subjectMilieu de viefr
dc.titleLe point de vue des intervenants sur la mise en oeuvre de l'approche Milieu de vie en centres d'hébergement et de soins de longue duréefr
dc.typeMémoirefr
tme.degree.disciplineGérontologiefr
tme.degree.grantorCentre universitaire de formation en gérontologiefr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM.A.fr


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