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dc.contributor.advisorDionne, Isabelle
dc.contributor.authorPerreault, Karinefr
dc.date.accessioned2014-08-20T18:31:26Z
dc.date.available2014-08-20T18:31:26Z
dc.date.created2014fr
dc.date.issued2014-08-20
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/5426
dc.description.abstractLa sarcopénie (faible masse musculaire) est associée à l’inflammation silencieuse et à une augmentation du risque d’incapacité physique chez la population vieillissante. Une des interventions non pharmacologiques les mieux appuyées scientifiquement pour ralentir la sarcopénie est l’entraînement en résistance. Pour être en mesure de dépister la sarcopénie et évaluer l’efficacité des interventions qui s’y adressent, nous avons besoin d’outils qui permettent de quantifier la masse musculaire. Bien qu’elles soient issues de technologies avancées, les techniques d’imagerie actuelles quantifient la masse musculaire de façon « statique » ; c’est-à-dire qu’elles illustrent ses caractéristiques à un moment précis dans le temps, de manière figée. Or, la masse musculaire est en réalité le résultat d’une balance entre la dégradation et la synthèse des protéines musculaires, deux processus hautement dynamiques sur le plan métabolique. Récemment, les extracellular heat shock proteins 72 (eHSP72) – protéines de choc thermiques – ont été proposées comme biomarqueur de sarcopénie. En effet, des niveaux élevés d’eHSP72 circulants seraient un indicateur de dégradation musculaire et ont été associés à de faibles valeurs de masse musculaire. Ce biomarqueur offre l’avantage de refléter un processus intracellulaire dynamique et indique vraisemblablement qu’un individu se trouve en situation de perte de masse musculaire. Cette association entre eHSP72 et masse musculaire a été proposée comme étant modulée par l’inflammation systémique dans une population cachectique. Toutefois, l’évolution d’eHSP72 n’a jamais été étudiée chez une population sarcopénique en santé à la suite d’une intervention visant spécifiquement l’augmentation de la masse musculaire. L’adéquation entre l’évolution d’un biomarqueur et celle de son vis-à-vis clinique est importante pour justifier la pertinence de son utilisation en contexte longitudinal. Ce projet de maîtrise vise à : 1) évaluer l’effet d’un entraînement en résistance sur l’évolution du biomarqueur eHSP72 et de la masse maigre d’individus sarcopéniques en santé; 2) déterminer s’il existe des relations entre les changements d’eHSP72, de masse maigre et des niveaux de marqueurs inflammatoires circulants. Au total, 26 hommes sarcopéniques en santé ont complété 16 semaines d’entraînement et les variables suivantes ont été mesurées avant et après l’intervention : a) niveaux plasmatiques d’eHSP72 (ELISA), b) masse maigre (DXA), c) indice de masse musculaire appendiculaire [IMMapp : masse maigre appendiculaire (kg) / taille (m)[indice supérieur 2] ], d) niveaux sériques d’interleukine-6 (IL-6), protéine c-réactive (CRP) et facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-α) (ELISA haute sensibilité). Des concentrations d’eHSP72 ont été détectées chez 9/19 (47%) des participants en préintervention. Une diminution des niveaux d’eHSP72 a été observée à la suite de l’intervention (p=0,04) parallèlement à l’augmentation de l’IMMapp et de plusieurs variables de masse maigre (Ps ≤ 0,035). Une tendance intéressante a été soulevée entre l’évolution d’eHSP72 (diminution), hsIL-6 (diminution) et IMMapp (augmentation), sans corrélation significative entre les changements de ces variables, possiblement en raison d’un manque de puissance statistique. Ces résultats sont les premiers à démontrer l’intérêt d’utiliser eHSP72 comme biomarqueur de sarcopénie dans un devis longitudinal puisque son évolution est en adéquation avec celle de la masse maigre et de l’IMMapp, deux mesures cliniques pertinentes chez une population sarcopénique. Toutefois, les technologies ou protocoles utilisés pour son dosage doivent être raffinés, car nos données indiquent un faible taux de détection. Finalement, la tendance observée entre eHSP72, masse maigre et hsIL-6 indique que, même à des niveaux très bas d’inflammation systémique, des interactions sont possibles dans l’évolution de ces variables. Cette hypothèse mérite à notre avis d’être approfondie et possiblement confirmée chez une plus large population.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Karine Perreaultfr
dc.subjectSarcopéniefr
dc.subjectProtéine plasmatiquefr
dc.subjectHSP72fr
dc.subjecteHSP72fr
dc.titleEffet de l’entraînement en résistance sur un nouveau biomarqueur de sarcopénie : la protéine plasmatique HSP72 (eHSP72)fr
dc.typeMémoirefr
tme.degree.disciplineÉducation physique et sportivefr
tme.degree.grantorFaculté d'éducation physique et sportivefr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM. Sc.fr


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