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dc.contributor.advisorGarant, Danyfr
dc.contributor.advisorBélisle, Marcfr
dc.contributor.authorBaeta, Renaudfr
dc.date.accessioned2014-05-16T16:04:24Z
dc.date.available2014-05-16T16:04:24Z
dc.date.created2011fr
dc.date.issued2011fr
dc.identifier.isbn9780494832790fr
dc.identifier.urihttp://savoirs.usherbrooke.ca/handle/11143/5149
dc.description.abstractLa quantité d'énergie qu'un individu alloue à sa reproduction varie en fonction de ses caractéristiques propres et/ou en fonction des conditions environnementales auxquelles celui-ci se trouve confronté. Parallèlement, les conditions dans lesquelles un individu naît et se développe peuvent influencer son succès reproducteur différemment, qu'il s'agisse d'un mâle ou d'une femelle. Ainsi, dans de nombreux régimes d'appariement, la variance du succès reproducteur des mâles est à la fois supérieure et plus étroitement reliée à la condition de l'individu, que celle des femelles. Dans de tels systèmes, pour une quantité d'énergie parentale allouée identique, un fils en bonne condition pourra se reproduire avec de nombreuses femelles et obtenir un nombre de descendants plus important que s'il s'était agit [i.e. agi] d'une fille. Dans ces conditions, les individus capables d'agir sur la quantité d'énergie allouée à leurs descendants en fonction du sexe de celui-ci devraient être avantagés. Une solution est de pouvoir agir directement sur la quantité d'énergie investie dans la production de chacun des sexes et en particulier, sur le rapport entre le nombre de fils et le nombre de filles produits. On parle alors d'allocation selon le sexe et de biais de sexe-ratio. Malgré la pléthore d'articles sur ce sujet et la publication de plusieurs recherches montrant la capacité de certains individus à agir sur le sexe-ratio de leur descendance, ce domaine de l'écologie évolutive reste également connu pour les nombreuses apparentes contradictions qui existent entre les divers résultats publiés. L'objectif principal de cette thèse est de s'intéresser à ces"contradictions" et d'étudier l'allocation selon le sexe chez l'Hirondelle bicolore ( Tachycineta bicolor ). L'ensemble du projet teste, et met en évidence, l'influence de l'environnement sur les effets individuels dans les variations de biais d'allocation selon le sexe observés en population naturelle. Au cours de cette thèse, l'un des plus grands échantillons jamais analysés dans ce type d'étude a pu être récolté et 2474 oisillons, issus de 603 nichées, ont été sexés moléculairement. Le premier chapitre évalue la fréquence et l'importance des biais de sexe-ratio présents au sein de la population d'étude et cela, tant au niveau populationnel qu'individuel. Il met en évidence la capacité qu'ont les femelles de cette espèce, à agir sur le sexe-ratio de leurs descendances. En intégrant la possibilité d'interactions entre les caractéristiques de la mère et la qualité de la saison de reproduction, ce premier chapitre montre à quel point l'hétérogénéité entre les saisons peut rendre plus ou moins détectables les liens entre les caractéristiques de la mère et le sexe-ratio de sa nichée. Le deuxième chapitre évalue quant à lui les effets de cette variabilité saisonnière sur l'investissement parental, réalisé par les mères, en fonction à la fois de leur âge et du sexe des oisillons qu'elles produisent. En analysant la masse des oisillons, j'ai ainsi pu montrer que les mères primo-reproductives biaisaient le sexe-ratio de leur nichées vers la production de filles, comparativement aux femelles plus âgées, mais uniquement lorsque les conditions environnementales influençaient également leur capacité d'investissement. Les résultats obtenus montrent également que les jeunes femelles maintiennent la masse de leurs fils, au détriment de celle de leurs filles. Le troisième chapitre, en s'intéressant à l'importance du paysage agricole, fait le lien entre écologie évolutive et écologie de la conservation. L'agriculture est en effet l'un des changements globaux majeurs auxquels doit faire face la biodiversité. Ce dernier chapitre se questionne donc sur les effets que peuvent avoir les pratiques agricoles sur les règles d'allocation selon les sexes. Les résultats obtenus appuient l'hypothèse selon laquelle les liens entre les caractéristiques de la mère et le sexe-ratio de sa nichée sont également sous l'influence du paysage et montrent comment l'intensification des pratiques agricoles pousse les individus à mettre en place des stratégies de reproduction potentiellement non optimales. Ces résultats supportent l'idée selon laquelle les zones agricoles intensives agissent comme de véritables trappes écologiques pour l'Hirondelle bicolore. Il découle de ce travail sur les stratégies d'allocation selon le sexe, que les fluctuations environnementales suffisent à expliquer l'apparition de résultats qui auraient pu être jugés à première vue contradictoires.La prise en compte des résultats apportés par cette thèse devrait permettre, dans un avenir relativement proche, d'acquérir une vision plus claire et précise quant à la généralisation de cette capacité qu'ont les individus à agir sur le sexe de leurs descendances.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Renaud Baetafr
dc.titleHétérogénéités environnementale et individuelle effets sur l'allocation selon le sexe chez l'hirondelle bicolore (Tachycineta bicolor)fr
dc.typeThèsefr
tme.degree.disciplineBiologiefr
tme.degree.grantorFaculté des sciencesfr
tme.degree.levelDoctoratfr
tme.degree.namePh.D.fr


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