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dc.contributor.advisorFesta-Bianchet, Marcofr
dc.contributor.authorPowell, Toddfr
dc.date.accessioned2014-05-16T15:35:42Z
dc.date.available2014-05-16T15:35:42Z
dc.date.created2004fr
dc.date.issued2004fr
dc.identifier.urihttp://savoirs.usherbrooke.ca/handle/11143/4656
dc.description.abstractJ’ai effectué des expériences pour tester l’effet des activités de motoneigistes sur les comportements du caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) dans les montagnes côtières du Yukon, Canada. Bien qu’il y ait de plus en plus d’inquiétude en rapport avec les activités de loisirs situées dans les régions d’habitat hivernal du caribou, il existe encore très peu d’information pour aider les gestionnaires dans leurs décisions en ce qui a trait à l’utilisation de l’arrière pays. Les activités de motoneigistes pourraient changer les comportements du caribou durant le broutage, causer leur délaissement de l’habitat, de même que rendre la région plus accessible aux prédateurs qui prennent avantage de la neige compactée que laissent les motoneiges sur leurs passages. Ces approches expérimentales ont été utilisées dans des régions avec et sans l’activité motoneigiste. Je cherchais à identifier quels aspects de l’activité motoneigiste affectent le comportement du caribou, à documenter le niveau d’activité motoneigiste dans l’aire d’hiver du troupeau de caribous 'Ibex’, à déterminer si les régions cléfs d’habitat hivernal sont utilisées extensivement par les motoneigistes, et à formuler des recommandations pour un programme d’éducation dédié envers les motoneigistes. Je n’ai pu montrer aucune relation solide entre les facteurs contrôlables de comportement du motoneigiste et l’initiation de la réaction de fuite du caribou. La vitesse de la motoneige, le nombre de motoneiges, et l’angle d’approche n’ont pas affectés la réaction des caribous. Les groupes de caribous mâles permettaient aux motoneiges d’approcher plus près que ne le faisaient les groupes maternels (formés de femelles avec ou sans veaux et de jeunes caribous âgés d’un an) (moyenne = 189 (±21 SE) m vs. 289 (±28 SE) m). Pour les groupes qui ont pris la fuite devant l’approche d'une motoneige, la distance initiale de fuite est la même pour les mâles (moyenne = 227 (±43 SE) m) que pour les groupes maternels (moyenne = 282 (±30 SE) m). Ces derniers étaient plus prompts à fuir à l’approche d’une motoneige (82%) que les groupes de mâles (50%), et passaient plus de temps en mouvement et à montrer une vigilance accrue après avoir été dérangés. Plus les groupes de mâles étaient larges, plus l’approche était tolérée jusqu’à des distances moindres avant de fuir. Ceci n’était pas le cas pour les groupes maternels. Les groupes maternels passaient plus de temps à courir (moyen =117 (±36 SD) seconds) que les groupes mâles (moyen =20 (±6 SD) seconds) après un dérangement. J’ai estimé qu’une seule réaction au dérangement pour le mâle et la femelle caribou crée une augmentation, respectivement, de 0.68% et 1.2% des dépenses énergétiques journalières. Les caribous n’ont montré aucune évidence d’habituation au cours d’un seul jour ou au cours d’une saison. Lorsque les motoneiges n’étaient pas présentes, le temps passé à se nourrir, au repos, et en état de vigilance et déplacement ne différait pas pour les deux sexes entre les groupes observés dans des régions qui recevaient les visites de motoneiges et celles qui ne les recevaient pas. Les traces de neige compactée laissées par le passage des motoneiges étaient utilisées fréquemment par les canis lupus. Ces corridors de voyage représentaient pour eux un moyen de déplacement à basse demande d’énergie. Les traces de motoneiges ont le potentiel d’augmenter la détection et le taux de rencontres entre loups et caribous. Réduire la prolifération de traces de motoneiges dans cette région pourrait réduire la prédation du loup sur le caribou. Mes recommandations sont de garder une distance de 500 mètres ou plus entre les motoneigistes et les caribous, donner de l’information sur l’écologie du caribou aux motoneigistes, et réduire le flot de prolifération de traces de motoneiges sur le terrain d'habitat hivernal du caribou. Les motoneigistes peuvent contrôler leurs effets sur le comportement des caribous avec plus de succès s’ils maintiennent une distance suffisante, limitent leurs temps d’observation lorsqu’il y a indication que les caribous sont dérangés par leur présence, et utilisent des sentiers déjà établis.fr
dc.language.isoengfr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Todd Powellfr
dc.titleRéponse comportementale des caribous des bois au harcèlement par les motoneigesfr
dc.typeMémoirefr
tme.degree.disciplineBiologiefr
tme.degree.grantorFaculté des sciencesfr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM. Sc.fr


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