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dc.contributor.advisorHuels, Michael A.fr
dc.contributor.authorSellami, Lamiafr
dc.date.accessioned2014-05-16T14:58:00Z
dc.date.available2014-05-16T14:58:00Z
dc.date.created2007fr
dc.date.issued2007fr
dc.identifier.urihttp://savoirs.usherbrooke.ca/handle/11143/4256
dc.description.abstractContrairement aux rayonnements conventionnels (électrons, rayons X) dont le profil de dose délivrée aux tissus décroît avec la profondeur traversée, celui des ions est caractérisé par un dépôt de dose élevé et localisé en fin de parcourt (dénommé pic de Bragg), alors que la dose déposée en amont est beaucoup plus faible. Devant cette importante propriété, les ions lourds constituent les particules irradiantes prometteuses pour le traitement des tumeurs profondes, non-opérables, radioresistantes et localisées à proximité de certains organes critiques. Les ions lourds utilisés en hadronthérapie sont dotés d'énergies cinétiques de quelques centaines de MeV/u à la sortie de l'accélérateur, ensuite ils sont faiblement ralentis au niveau du plateau, enfin hautement ralentis pour donner un nuage de noyaux de recul dont les énergies varient de quelques dizaines de MeV à quelques centaines de KeV dans la zone du pic de Bragg. Ces derniers sont encore ralentis principalement à travers des collisions avec les noyaux et les atomes du milieu biologique pour donner enfin des particules lourdes, qui possèdent des énergies cinétiques dans la gamme des énergies hyperthermiques et thermiques qui réagissent au niveau et au-delà du pic de Bragg. L'étude des effets biologiques des ions lourds dans cette gamme d'énergie semble utile pour pouvoir expliquer leur effet biologique. Telles investigations, pourront être utiles pour estimer le risque de développement des tumeurs secondaires et des mutations génétiques au niveau de la queue du pic de Bragg, suite à un traitement par hadronthérapie. Au cours de notre recherche, nous nous somme intéressés à l'étude des effets biologiques des ions Argon (Ar + ,Ar ++ ) hyperthermiques sur le plasmide d'ADN et sur la thymidine (dThd) en phase condensé. Précisément, le projet concerne l'analyse des produits radio induits qui restent piégés (qui ne désorbent pas) dans le film bio-organique. Pour mener de telles investigations, nous avons développé un appareillage qui nous a permis d'irradier une grande quantité de cible biologique. Ceci permet de générer des quantités de produits de dégradation qui dépassent les limites de détections des méthodes biochimiques tel que: la chromatographie liquide de haute performance (CLHP), la chromatographie liquide combinée à la spectrométrie de masse (CL/SM) et l'électrophorèse par gel agarose. Nos expériences ont montré l'efficacité des ions Ar de 100 eV à induire des cassures simple et double brin dans le squelette de l'ADN et aussi à initier à la formation des pontages interbrins (i.e. formation des dimers de plasmides). Lors de nos travaux avec la dThd, nous avons irradié la cible avec des ions Ar d'énergies variant de 1 eV à 100 eV. Nous avons remarqué une production remarquable de thymine comme produit de dégradation, ceci, à basses énergies (1 eV-10 eV) et à hautes énergies (60-100 eV) ainsi qu'une baisse de production autours de 20 eV. Nous suggérons que la libération de la base de thymine aux basses énergies est due principalement aux transferts de charge entre l'ion incident et la molécule cible, chose qui aboutit à l'excitation de cette dernière à cause de la présence de trous. La désexcitation de la molécule cible aboutit aux cassures des liens interatomiques et à la dissociation moléculaire. Pour les hautes énergies, nous suggérons que le ralentissement nucléaire qui se traduit par des collisions binaires entre le projectile et les noyaux de la molécule cible joue le rôle essentiel dans la libération de la base de thymine. Nous avons aussi suivi la production de thymine en fonction de la dose d'irradiation (temps d'irradiation) à 80 eV et nous avons mesuré un rendement qui est de l'ordre de 23 molécules de Thymine produits par 1000 ions incidents. Ainsi, nos expériences avec l'irradiateur conçu ont bien prouvé la performance de ce dernier à induire des réactions en surface impliquant des ions hyperthermiques. D'un autre coté, ces expériences avec les films biologiques ont mis en évidence le pouvoir endommageant des ions dans cette gamme d'énergie.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Lamia Sellamifr
dc.titleEffets des ions lourds hyperthermiques sur l'ADN et ses composésfr
dc.typeThèsefr
tme.degree.disciplineSciences des radiations et imagerie biomédicalefr
tme.degree.grantorFaculté de médecine et des sciences de la santéfr
tme.degree.levelDoctoratfr
tme.degree.namePh.D.fr


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