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dc.contributor.advisor[non identifié]fr
dc.contributor.authorBergeron, Françoisfr
dc.date.accessioned2014-05-16T14:57:54Z
dc.date.available2014-05-16T14:57:54Z
dc.date.created2006fr
dc.date.issued2006fr
dc.identifier.urihttp://savoirs.usherbrooke.ca/handle/11143/4234
dc.description.abstractL'ADN est une cible critique des radiations ionisantes puisque sa dégradation peut conduire à des mutations et mener ultimement aux processus de mort cellulaire et de cancérisation. L'effet des radiations ionisantes sur l'ADN est donc intensivement étudié, et beaucoup de connaissances sont disponibles sur la chimie de l'oxydation des composés modèles de l'ADN, c'est-à-dire ses constituants les plus simples (bases, nucléosides). Parmi les effets des radiations ionisantes, l'effet direct a pour conséquence la génération d'un radical cation des bases de l'ADN. Lorsque la base est libre, c'est-à-dire non intégrée à l'ADN, le radical de la base est impliqué dans plusieurs réactions chimiques qui mènent à la formation de produits d'oxydation stables de la base. Dans l'ADN, certains radicaux ont la propriété de se déplacer sur les bases voisines, loin de leur point d'origine. Ceci induit finalement un dommage sur une autre base que celle de départ lorsque le radical se convertit en produit final. Ce phénomène de migration, appelé transfert de charge (TC) dans l'ADN, est habituellement étudié au moyen d'un photosensibilisateur lié à l'ADN. Le photosensibilisateur, une fois excité, arrache un électron à une base proche de son point d'attache dans l'ADN, ce qui génère le radical cation. Les études de transfert de charge dans l'ADN ont montré que le dommage se stabilise préférentiellement sur les guanines, qui ont le potentiel d'oxydation le plus bas parmi les quatre bases. Les effets de séquences d'ADN, de structure tridimensionnelle, ainsi que d'autres paramètres ont été étudiés par différentes équipes qui ont permis l'avancement de la compréhension du phénomène de transfert de charge dans l'ADN. Cependant, même si une convergence est récemment constatée dans l'élaboration de la théorie du transfert de charge, les mécanismes impliqués ne sont pas entièrement élucidés. Il apparaît que les résultats dépendent grandement du système chimique choisi pour étudier le transfert de charge dans l'ADN. De plus les approches choisies pour étudier ce processus n'ont pas fait appel à l'analyse des oxydations de l'ADN. Dans un premier temps nous avons construit notre propre système d'étude du transfert de charges, en utilisant la ménadione comme photosensibilisateur lié à l'ADN. Les propriétés oxydantes de la ménadione ont été grandement utilisées pour l'étude de l'oxydation à un électron des constituants libres de l'ADN. La ménadione permet d'imiter efficacement l'effet direct des radiations ionisantes sur les nucléosides libres de l'ADN, puisque tout comme l'effet direct des radiations ionisantes, la ménadione génère le radical cation des quatre bases de l'ADN. La fixation de la ménadione dans l'ADN permet en plus de contrôler le point de départ de la migration, alors que les radiations ionisantes attaquent l'ADN de manière erratique. En utilisant notre ADN dans lequel la ménadione est insérée, nous avons constaté que le transfert de charge, bien qu'il conduise à l'oxydation des guanines de l'ADN, provoque aussi la dégradation des trois autres bases. On peut considérer que notre système permet de simuler au moins partiellement l'effet des radiations ionisantes sur l'ADN. De plus, nous avons constaté dans ce même système, la génération spécifique du radical cation de l'adénine, et montré que celui-ci réagit fortement avec la ménadione pour mener à la formation efficace de produits de pontages interbrin dans l'ADN. Ces lésions, qui empêchent la dissociation des deux brins complémentaires, ont été caractérisées chimiquement. Enfin, nous avons utilisé un photosensibilisateur autre que la ménadione: l'anthraquinone, qui est plus généralement employée dans les études de transfert de charge dans l'ADN, et nous avons montré que dans nos conditions d'étude ce photosensibilisateur provoque lui aussi la formation de dimères, après oxydation de la base thymine et réaction sur celle-ci. La prise en compte de ces résultats permet d'éclairer la théorie du transfert de charge, premièrement en montrant que les quatre bases sont réactives lors du transfert de charge, et deuxièmement en insistant sur la réactivité des radicaux impliqués dans la formation des dimères.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© François Bergeronfr
dc.titlePhotosensibilisation de l'ADN lié à la ménadione et à l'anthraquinone : oxydations, cassures et pontages interbrinsfr
dc.typeThèsefr
tme.degree.disciplineSciences des radiations et imagerie biomédicalefr
tme.degree.grantorFaculté de médecine et des sciences de la santéfr
tme.degree.levelDoctoratfr
tme.degree.namePh.D.fr


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