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dc.contributor.advisorLanglois, Marie-Francefr
dc.contributor.advisorCarpentier, Andréfr
dc.contributor.authorHivert, Marie-Francefr
dc.date.accessioned2014-05-16T12:48:23Z
dc.date.available2014-05-16T12:48:23Z
dc.date.created2006fr
dc.date.issued2006fr
dc.identifier.urihttp://savoirs.usherbrooke.ca/handle/11143/3897
dc.description.abstractL'obésité atteint maintenant des proportions épidémiques à travers le monde. Le surplus de poids entraîne de nombreuses co-morbidités, en particulier les facteurs de risques cardiovasculaires tels que l'hypertension, la dyslipidémie, le syndrome métabolique et le diabète mellitus de type 2. L'obésité est associée à une augmentation des maladies cardiovasculaires et à une diminution de l'espérance de vie. Les comités de santé publique ont réaffirmé l'importance de la prévention dans la prise en charge de l'obésité et de ses complications. Plusieurs interventions de prévention du diabète chez les individus à haut risque se sont montrées efficaces. Peu d'études ont été conduites avec comme but une prévention primaire dans une population générale; aucune intervention n'a été démontrée efficace pour la prévention du gain de poids en communauté. Beaucoup d'études ont été entreprises pour la prévention de l'obésité chez les enfants et les adolescents par des interventions dans les écoles, peu se sont montrées efficaces. Il y a un manque flagrant d'études en prévention primaire dans la population étudiante post-secondaire. Le poids moyen d'un individu augmente graduellement après l'adolescence tout au long de la vie adulte, à partir du début de la vingtaine jusque dans la cinquantaine, pour se stabiliser dans la soixantaine. La période caractérisée par le gain de poids le plus important est la période jeune adulte. L'étude longitudinale de jeunes adultes CARDIA (18 à 30 ans au départ) a démontré un gain de poids constant d'environ 0,7kg par année dans une population nord-américaine caucasienne. Les études dans les populations universitaires démontrent une diminution importante de l'activité physique et une prise de poids au cours des premières années d'université. Les suivis de cohortes d'étudiants après leur graduation démontrent que le gain de poids à partir du début de l'université est prédicteur de plusieurs co-morbidités reliées au surplus de poids. Un haut niveau d'activité physique au cours des études post-secondaires semble protéger les individus contre plusieurs maladies et diminue la mortalité. L'objectif principal de mon projet de maîtrise était de démontrer qu'une intervention ayant pour but la prise et le maintien d'habitudes de vie saines pourrait prévenir le gain de poids habituellement observable lors des premières années d'université. Notre modèle expérimental était basé sur la population des étudiants de la Faculté de Faculté de médecine et des sciences de la santé et des Faculté des sciences de la Santé de l'Université de Sherbrooke. Nous avons mené une étude ouverte, randomisée, contrôlée auprès de 115 étudiants de première et deuxième année du premier cycle universitaire. Les participants furent randomisés selon leur indice de masse corporelle (IMC) et leur sexe en deux groupes: intervention par des ateliers en petits groupes ou sans intervention (témoin). Des mesures anthropométriques, un questionnaire d'activités physiques, un test de capacité physique, un journal alimentaire ainsi que des prises de sang ont été faits à des intervalles réguliers au cours des deux années de l'étude. Tel qu'attendu, le groupe témoin a pris du poids, surtout au cours de la première année, pendant que le poids du groupe intervention est resté stable et a même légèrement diminué au cours des deux ans. La différence de poids entre les deux groupes se situe à 1,3kg à 24mois (P =0,04). Le groupe intervention s'est aussi distingué statistiquement du groupe témoin pour la variation de l'indice de masse corporelle (IMC) (P =0,01), de sa consommation d'alcool (P =0,004) et des niveaux de triglycérides (P =0,04). Nous n'avons pas trouvé de différence significative pour les autres mesures anthropométriques (tour de taille, masse maigre), le niveau d'activité physique, la capacité physique ou l'apport calorique. Le gain de poids observé dans le groupe témoin est semblable au gain de poids observé dans d'autres études observationnelles. Les rares autres interventions de prévention du gain de poids dans une population universitaire n'ont pas réussi à démontrer une efficacité sauf dans une population ayant déjà un surplus de poids. Pour l'ensemble de la cohorte, le changement de poids était corrélé avec les variations de l'IMC, du tour de taille, de la masse maigre et non-maigre, de la capacité physique, ainsi que de la plupart des paramètres du bilan lipidique. Les corrélations nous montrent bien que même une petite variation de poids peut influencer sur les autres mesures anthropométriques. L'alimentation et l'activité physique ont une influence sur le gain de poids de notre cohorte mais les corrélations étaient faibles ou non significatives, probablement reliées au manque de précision des instruments de mesure (questionnaires, journaux alimentaires). Même un gain de poids modeste, tel qu'observé ici, a des impacts sur le profil lipidique.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Marie-France Hivertfr
dc.titlePrévention du gain de poids chez les jeunes adultesfr
dc.typeMémoirefr
tme.degree.disciplinePhysiologiefr
tme.degree.grantorFaculté de médecine et des sciences de la santéfr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM. Sc.fr


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