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dc.contributor.advisor[non identifié]fr
dc.contributor.authorMelancon, Françoisfr
dc.date.accessioned2014-05-15T18:09:43Z
dc.date.available2014-05-15T18:09:43Z
dc.date.created2007fr
dc.date.issued2007fr
dc.identifier.isbn9780494379875fr
dc.identifier.urihttp://savoirs.usherbrooke.ca/handle/11143/2778
dc.description.abstractEncore aujourd'hui dans les débats publics ou dans le discours historiographique, on accorde au peuplement français de la vallée du Saint-Laurent un rôle vital dans le façonnement du Québec contemporain. L'héritage culturel français représente en effet un lieu commun de l'historiographie nationale, bien que depuis les années 1960 la recherche se soit davantage tournée vers la contribution de l'expérience nord-américaine à la culture québécoise. Or, on connaît encore mal les modalités de diffusion et d'enracinement de l'héritage français. Le droit civil, la religion catholique et la langue française représentent certes les principaux avatars du legs culturel du royaume de France, du moins les plus perceptibles. Mais comment ces institutions se sont-elles établies et se sont-elles perpétuées? Les résultats de notre recherche de doctorat ne répondent pas à cette question. Cependant, en empruntant les perspectives développées au cours des quarante dernières années par l'histoire du livre, nous avons tenté d'apporter une modeste contribution à sa résolution. Nous nous sommes interrogé à cette fin sur les conditions et les modalités de circulation du livre au cours de la période coloniale française. Nous avons ajusté la focale sur la ville de Québec durant le siècle approximatif qui s'étend du début des années 1660 jusqu'au début des années 1760, tout en maintenant une vision périphérique capable d'enrichir notre regard sur la réalité éditoriale de la colonie .À la lumière de la lecture de milliers de lettres, de journaux de voyage, de relations de toutes sortes et du dépouillement de dizaines de documents comptables, il s'avère ainsi que le livre participe du processus même de colonisation de la vallée laurentienne. Il accompagne déjà les premiers explorateurs, traverse l'océan en compagnie de migrants ou seul dans la cale d'un convoi marchand pour être vendu chez des marchands détaillants ou par des coureurs de côte. Il n'y a en effet aucun professionnel du livre en exercice dans la colonie durant le Régime français. Malgré l'intérêt manifesté à cet égard par certaines communautés religieuses et par certains administrateurs locaux, malgré aussi l'ouverture démontrée par les autorités monarchiques, aucun atelier d'imprimerie n'est établi au cours de cette période. Ce qui ne signifie pas pour autant que les élites lettrées de la colonie ne recourent pas à l'occasion aux presses. Malgré la distance, les ateliers métropolitains restent toujours disponibles. Les premiers évêques de Québec n'hésiteront pas à mobiliser leur soutien, de même que les représentants locaux des autorités monarchiques. Leurs besoins sont certes différents, mais ils montrent bien, par leur variété, la capacité des ateliers métropolitains de répondre aux besoins coloniaux et l'existence d'une demande locale en matière d'imprimerie. Quant aux voyageurs ou aux immigrants qui souhaitent confier leurs textes aux presses, l'obligation de faire affaire avec des entreprises européennes ne les gêne nullement, bien au contraire. La proximité des publics valorisants dont ils cherchent généralement la reconnaissance représente plus un avantage qu'un inconvénient. En définitive, dépourvus de moyens locaux de production imprimée, les lecteurs de la Nouvelle- France sont donc soumis à un régime d'importation. Ce faisant, ils se trouvent à maintenir des filiations culturelles entre les deux rives françaises du bassin Atlantique. Ces filiations sont d'autant plus capitales qu'elles se rapportent à des sphères d'activités qui participent à la construction des identités, individuelles ou collectives: religion, droit, langue et éducation. Notre thèse n'a pas abordé de plein front cette question. Elle a cependant mis en lumière, à travers une réflexion sur la réalité éditoriale de la Nouvelle-France et une analyse des mécanismes de diffusion des livres, les conditions dans lesquelles ces filiations sont maintenues et les modalités qui régissent leur maintien. Elle a aussi montré comment, loin d'instaurer une rupture culturelle radicale, l'ouverture des premiers ateliers d'imprimerie au début de l'administration britannique a su profiter du marché de livre qui s'était déjà développé sous l'administration précédente. Reste désormais à s'interroger sur l'appréhension du contenu de ces livres et sur la négociation qui préside à la rencontre de discours européens et d'une expérience empirique nord-américaine."-- Résumé abrégé par UMI.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© François Melanconfr
dc.titleLe livre à Québec dans le premier XVIIIe siècle la migration d'un objet culturelfr
dc.typeThèsefr
tme.degree.disciplineLettres et littératurefr
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humainesfr
tme.degree.levelDoctoratfr
tme.degree.namePh.D.fr


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