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dc.contributor.advisor[non identifié]fr
dc.contributor.authorDavignon, Nicolasfr
dc.date.accessioned2014-05-15T17:51:38Z
dc.date.available2014-05-15T17:51:38Z
dc.date.created2006fr
dc.date.issued2006fr
dc.identifier.urihttp://savoirs.usherbrooke.ca/handle/11143/2493
dc.description.abstractÀ notre époque voyageuse, le plaisir est devenu le motif de vacances prises en charge par une industrie dont le progrès paraît souvent hors de contrôle. Or, il semble que la volonté de dépasser le statut de touriste incite les écrivains contemporains, dans un élan de rupture, à s'éloigner de cette norme voyageuse courante. Cette dynamique de différenciation peut se lire comme un paradigme des récits de voyage Un chameau en Jordanie de Roch Carrier, Le mal du Nord de Pierre Perrault et Mendiant de l'infini, fragments nomades d'André Carpentier. Nous nous sommes alors posé la question suivante: Dans ces récits de voyage choisis chez ces trois auteurs, se dégage-t-il une certaine posture d'écrivain voyageur contemporain, confrontée à la figure du touriste, voyageur typique de notre époque? De quelle façon les auteurs décrivent-ils le"touriste", et comment s'en démarquent-ils? Élaborent-ils quelque stratégie pour tenter d'échapper au plaisir coupable touristique? Un premier chapitre laisse surgir certaines interrogations quant au sens du voyage d'aujourd'hui devant l'industrie du tourisme. Deux questions définissent alors le contexte de l'étude: Est-ce la fin du voyage? Peut-on voyager autrement qu'en touriste? Dans le deuxième chapitre, nous étudions comment, à partir du désir de rompre avec le touriste, l'écrivain voyageur s'établit dans une certaine posture, qui correspond davantage à l'image du badaud-flâneur qu'à celle du touriste-voyageur, figures antinomiques apportées par Jean-Didier Urbain, Franck Michel et Rachid Amirou. Les écrivains voyageurs, se démarquant d'abord des touristes dans la mesure où ils ont à mettre leur voyage en récit, font appel à certaines mises en scène qui visent à susciter des effets chez le lecteur. Ainsi se représentent-ils, par exemple, recherchant la lenteur qui leur permet de bien s'imprégner des rencontres du voyage, au contraire de l'empressement et de la fuite qu'on observe souvent chez le touriste de masse. Les grands espaces infinis de solitude que décrivent les écrivains voyageurs dans leurs récits leur permettent d'accentuer l'idée de souffrance éprouvée durant leur périple. Si affronter dans une certaine douleur le Nord, le désert ou la montagne leur permet d'échapper au plaisir simple du touriste, cela les conduit également, comme dans un état second, à des remises en question dans une quête de soi, de l'autre et du monde. À l'encontre du culte du sight-seeing et de la simple quête de plaisir qu'ils remarquent dans le voyage touristique, les écrivains voyageurs se lancent effectivement dans une certaine purge physique et intellectuelle. Nous détaillons cette quête dans le dernier chapitre de notre mémoire comme un désir de s'éprouver qui peut mener à une déperdition de soi et de ses repères, à ce que nous avons appelé la"posture du dehors", propice à une plus grande lucidité sur l'état du monde et à la création. L'altérité renversée, par laquelle les écrivains voyageurs donnent à l'autre droit de regard et prise de parole, est une caractéristique de leur posture qui les incite à redéfinir leur propre identité confrontée à l'ailleurs. Nous nous attardons enfin sur un dernier point qui détermine la posture commune d'écrivain voyageur qu'ont Carpentier, Carrier et Perrault: c'est-à-dire leur propension, par leur curiosité insatiable, leur contemplation parfois stoïque et leur émerveillement sans bornes, à partager dans leurs récits de voyage leur vision de la beauté du monde. Éclairer une pratique littéraire encore mal connue, soit le récit des écrivains voyageurs québécois de la fin du XX e siècle, en y étudiant le rapport entre l'écriture et le voyage, nous apprend finalement qu'au même titre que la Suisse a son Nicolas Bouvier, la Belgique son Henri Michaux et la France son Victor Segalen, le Québec a aussi ses écrivains voyageurs dignes d'intérêt.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Nicolas Davignonfr
dc.titleLa posture de l'écrivain voyageur face au tourisme chez André Carpentier, Roch Carrier et Pierre Perraultfr
dc.typeMémoirefr
tme.degree.disciplineLettres et littératurefr
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humainesfr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM.A.fr


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