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dc.contributor.advisorGiroux, Robertfr
dc.contributor.authorBoissé, Hélènefr
dc.date.accessioned2014-05-15T13:16:58Z
dc.date.available2014-05-15T13:16:58Z
dc.date.created1999fr
dc.date.issued1999fr
dc.identifier.isbn0612467031fr
dc.identifier.urihttp://savoirs.usherbrooke.ca/handle/11143/2072
dc.description.abstractPourquoi ce titre Tirer la langue, tremper sa plume? Chez moi s'articule un certain refus de l'hérédité. Je me méfie de l'hérédité, partout où celle-ci est reliée, de près ou de loin, à la langue maternelle, au sens propre et au sens figuré. C'est un refus d'être assimilée, interprétée et définie par un autre. C'est en partie à cause de ce refus global si j'ai cessé de résister à l'écriture, si je m'en suis accordé, envers et contre tous, l'ultime impermission , et encore à cause de lui si j'écris chaque jour noir sur blanc, à la première et à toutes les personnes du singulier et du pluriel, si je sens que l'écriture l'exige. Dans ce mémoire, je porte à l'attention du texte à lire les états d'esprit et de corps grâce auxquels j'ai écrit avec plaisir, et d'autres difficultés tout aussi perverses. Je nomme le plaisir décrire, là où écrire, c'est élever le langage jusqu'à la fiction, ou à la représentation, et en méme temps la difficulté d'écrire, de mettre en mots et en forme le texte caché en chacun de soi, en moi donc, pour en laisser surgir le sens, voire le remettre en état de bruire. Le plus exigeant, ce fut de désapprendre la langue des autres, de m'approprier la mienne. Avant d'écrire, je n'avais aucune histoire ni aucune mémoire à honorer. J'étais un lieu d'inscriptions. Mais bientôt, un mot à la fois, une phrase, patiemment, je balançai par-dessus l'épaule mes secrets de famille et de société, des générations de secret, et j'écrivis. À force d'écrire, je rompis les derniers liens de connivence avec quantité de miroirs. Cela me permit de"revenir à moi", comme on dit, en dehors des autres, mais sans les quitter. Autour de la table, chacun avait ses raisons de poursuivre, mais ce n'étaient plus les miennes. Désormais, j'avais presque les mains libres.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Hélène Boisséfr
dc.titleTirer la langue, tremper sa plume fiction et essai littérairefr
dc.typeMémoirefr
tme.degree.disciplineLettres et littératurefr
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humainesfr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM.A.fr


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