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dc.contributor.advisorBeaulieu, Mariefr
dc.contributor.advisorCorriveau, Hélènefr
dc.contributor.authorCurcio, Carmen-Luciafr
dc.date.accessioned2014-05-09T17:48:08Z
dc.date.available2014-05-09T17:48:08Z
dc.date.created2010fr
dc.date.issued2010fr
dc.identifier.isbn9780494706312fr
dc.identifier.urihttp://savoirs.usherbrooke.ca/handle/11143/198
dc.description.abstractL'intérêt pour la peur de chuter s'est accru considérablement depuis les années 1990. La prévalence de la peur de chuter varie grandement, selon les études, allant de 20 à 92 %. À l'origine, la peur de chuter était reliée à la notion d'équilibre et était vue comme une conséquence des chutes. De nos jours, il est communément accepté que la peur de chuter soit indépendante des chutes et qu'elle soit à la fois plurifactorielle et multidimensionnelle. Il existe plusieurs définitions de la peur de chuter qui dérivent des modèles conceptuels presque toujours axés sur l'instabilité et la perte d'équilibre, ces définitions de la peur de chuter nomment celle-ci de différentes manières. Par ailleurs, on compte actuellement plus d'une douzaine d'outils qui visent à évaluer la peur de chuter. Différents facteurs ont été associés par les chercheurs à la peur de chuter. Parmi les facteurs physiques, pour lesquels une relation avec la peur de chuter est plus évidente, on retrouve l'appartenance au sexe féminin, l'âge, les chutes, les problèmes en rapport avec l'équilibre et la démarche, la diminution de la fonctionnalité et une faible performance physique. Les facteurs psychologiques qui ont été reliés à la peur de chuter sont la dépression, l'anxiété et la perte de confiance en soi. Les facteurs sociaux qui sont en lien avec la peur de chuter sont la diminution de la participation sociale, un faible réseau de soutien social et le fait pour la personne concernée de vivre seule. La peur de chuter s'accompagne de conséquences positives qui peuvent être résumées en quatre mots : protection, précaution, prudence et prévention. La peur de chuter peut aussi avoir des répercussions négatives sur les plans physique, psychologique et social, répercussions qui limitent progressivement les capacités fonctionnelles de la personne âgée et l'amènent à réduire ses activités. Ainsi, la prise en charge de la peur de chuter apparaît essentielle au maintien de l'autonomie de la personne âgée. Très peu de recherches traitant de la peur de chuter chez les personnes âgées prennent en considération le point de vue des personnes âgées. Or, l'orientation biomédicale qui prévaut dans ces recherches laisse nécessairement de côté les aspects individuels et sociaux qui n'entrent pas dans les catégories préétablies. La presque totalité des recherches portant sur la peur de chuter, sauf très rares exceptions, ne tiennent compte ni des conditions socioculturelles, ni du point de vue des acteurs, en l'occurrence les personnes âgées. Objectifs. L'objectif général que nous visons dans la présente recherche consiste à reconceptualiser la peur de chuter chez les personnes âgées. De manière plus spécifique, nous voulons comprendre la signification de la peur de chuter pour les personnes âgées, identifier les stratégies qui sont déployées par ces dernières pour gérer dans le quotidien leur peur de chuter et, enfin, répertorier les principales conséquences de la peur de chuter du point de vue des personnes âgées. Méthodologie. Une approche qualitative misant sur la méthode de la théorisation ancrée a été retenue pour cette recherche. Un échantillonnage théorique par étapes a été utilisé afin que les concepts qui émergent de nos analyses de données atteignent la saturation. Les entrevues ont été effectuées auprès de 37 personnes âgées habitant trois villes de la région caféière de la Colombie. Le protocole d'entrevue a évolué en fonction des résultats des analyses, lesquelles se faisaient de manière itérative. Toutes les entrevues ont été enregistrées, retranscrites et anonymisées. Notre démarche d'analyse respecte les principes de base de la théorisation ancrée, à savoir l'utilisation de la codification ouverte et des mémos pour dégager les catégories et l'utilisation de la codification axiale et sélective et des mémos pour construire les modèles théoriques. Conclusion. La présente recherche a permis de reconceptualiser la peur de chuter chez les personnes âgées. Ainsi, la peur de chuter est plus qu'une émotion ; en fait, elle renvoie à un sentiment plus profond, plus existentiel, plus ontologique. Chez les personnes âgées, la peur de chuter est plutôt une angoisse et sa gestion entraîne des ajustements biographiques et une réorganisation de la vie quotidienne qui se construisent à travers des interactions prolongées qui se déroulent dans différentes sphères de la vie sociale. Toutefois, d'autres recherches sont nécessaires pour approfondir les aspects spécifiques qui pourraient permettre d'identifier les actions qui sont susceptibles de favoriser l'appropriation des recommandations et les aspects à prendre en compte pour sensibiliser les personnes âgées et leur entourage vis-à-vis de la peur de chuter.--Résumé abrégé par UMI.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Carmen-Lucia Curciofr
dc.subjectRoutinisationfr
dc.subjectInteractionfr
dc.subjectAjustement biographiquefr
dc.subjectAngoissefr
dc.subjectPeur de chuterfr
dc.titleLe sens et le processus de la peur de chuter chez les personnes âgéesfr
dc.typeThèsefr
tme.degree.disciplineGérontologiefr
tme.degree.grantorCentre universitaire de formation en gérontologiefr
tme.degree.levelDoctoratfr
tme.degree.namePh.D.fr


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