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dc.contributor.advisorPelletier, Fanie
dc.contributor.advisorFesta-Bianchet, Marco
dc.contributor.authorRitchot, Yannyfr
dc.date.accessioned2021-03-25T13:01:00Z
dc.date.available2021-03-25T13:01:00Z
dc.date.created2021fr
dc.date.issued2021-03-25
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/18273
dc.description.abstractComme les ressources sont limitées, la théorie des histoires de vie suppose qu’un individu doit faire des compromis dans la façon dont il alloue les ressources acquises. Une allocation à la reproduction diminue les ressources disponibles à la survie ou à la croissance, ce qui signifie que la reproduction a un coût. Cependant, puisque la capacité d’acquisition des ressources varie d’un individu à l’autre au sein d’une population, les coûts de la reproduction seront moins ressentis pour les individus avec une capacité d’acquisition supérieure. Chez les espèces polygynes et longévives, le succès reproducteur des mâles est généralement monopolisé par quelques individus adultes et dominants. Les jeunes subordonnés peuvent donc utiliser des tactiques alternatives pour réussir à s’accoupler. Cela dit, peu d’études se sont intéressées aux déterminants du succès reproducteur en jeune âge. Pourtant, la variabilité dans la participation à la reproduction en jeune âge est un élément clé pour comprendre la force de la sélection sexuelle et les compromis d’allocation potentiels sur différents traits d’histoire de vie. En fait, une grande proportion de la littérature dans ce domaine porte sur les femelles, alors qu’il y a peu d’information sur les coûts de la reproduction chez les mâles chez les espèces où les soins parentaux sont exclusivement prodigués par les femelles. De plus, les connaissances acquises sur les histoires de vie d’un sexe ne peuvent pas être appliquées pour l’autre puisque les déterminants et les stratégies de reproduction vont généralement différer. La paternité doit également être assignée à l’aide de matériel génétique, ce qui limite l’accessibilité aux données et contribue au manque d’études. De plus, l’hétérogénéité interindividuelle au niveau de l’acquisition des ressources accentue ce problème puisqu’elle peut également mener à une corrélation positive entre deux traits à l’échelle populationnelle si la variance en acquisition des ressources est grande, mais que la variance en allocation est faible. Ceci tend à masquer les coûts de la reproduction et justifie pourquoi peu de résultats ont été observés dans les systèmes d’étude où le matériel génétique est disponible. L’objectif principal de mon mémoire était d’approfondir les connaissances sur les coûts de la reproduction chez les mâles des espèces polygynes. Plus précisément, mon projet visait à évaluer les déterminants de la reproduction en jeune âge chez les mâles d’une population sauvage de mouflons d’Amérique (Ovis canadensis) et évaluer leurs effets à long terme sur la longévité et le succès reproducteur total. En utilisant 30 ans de données à l’échelle individuelle, j’ai pu montrer qu’une augmentation de la masse corporelle, de la proportion des jeunes de 2-4 ans parmi les mâles adultes et du nombre de femelles par mâle (sexe-ratio d’accouplement) avaient tous un effet positif sur le succès reproducteur à trois ans. À deux ans, seulement 6% des mâles se sont reproduits et aucuns déterminants étudiés n’influençaient la probabilité de se reproduire, ce qui suggère que le succès reproducteur à cet âge est un événement stochastique. À quatre ans, aucun déterminant n’était statistiquement significatif, mais les tendances étaient similaires à celles observées chez les mâles de trois ans. Ces résultats suggèrent que le succès reproducteur en jeune âge dépend fortement de la démographie et des capacités d’un individu à compétitionner. J’ai aussi pu montrer que les individus s’étant reproduits avant l’âge de cinq ans avaient un succès reproducteur à vie plus élevé et une longévité réduite. Ceci suggère un coût à long terme de la reproduction en début de vie. Finalement, mon projet fait partie des rares études qui ont étudié les compromis d’allocation chez les mâles d’une espèce polygyne et renforce l’hypothèse sur la dichotomie dans les déterminants et les stratégies de reproduction entre les sexes.fr
dc.language.isofrefr
dc.language.isoengfr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Yanny Ritchotfr
dc.subjectOvis canadensisfr
dc.subjectCompromis d'allocationfr
dc.subjectPolygyniefr
dc.subjectCoûts de la reproductionfr
dc.subjectTactiques de reproductionfr
dc.subjectÂge à la première reproductionfr
dc.titleDéterminants et coûts à long terme de la reproduction en jeune âge chez les mouflons d'Amérique mâlesfr
dc.typeMémoirefr
tme.degree.disciplineÉcologiefr
tme.degree.grantorFaculté des sciencesfr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM. Sc.fr


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