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dc.contributor.advisorBélisle, Rachel
dc.contributor.authorDumas, Marjoriefr
dc.date.accessioned2021-02-23T14:45:28Z
dc.date.available2021-02-23T14:45:28Z
dc.date.created2021fr
dc.date.issued2021-02-23
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/18239
dc.description.abstractLa reconnaissance des qualifications professionnelles et l’intégration socioprofessionnelle sont deux enjeux majeurs pour tous les professionnels formés à l’étranger (PFÉ) venant s’établir au Canada. En effet, la non-reconnaissance de leurs diplômes et autres qualifications, la non-reconnaissance par les employeurs de leurs expériences professionnelles à l’étranger ainsi que la difficulté d’accès à des ordres professionnels sont des réalités que les PFÉ peuvent vivre. Ces problèmes se posent pour de nombreux professionnels désirant être admis dans un ordre professionnel, notamment dans le domaine du génie. Cependant, l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) mentionne « l’importance des professionnels formés à l’étranger puisqu’ils représentent une partie de plus en plus importante de la relève de la profession » (Ordre des ingénieurs du Québec, 2011, p. 5). Il a donc consacré des efforts considérables afin d’améliorer le taux de réussite des candidats qui s’engagent dans le processus pour obtenir le permis d’ingénieur et de diminuer le délai moyen d’obtention du permis en le faisant passer de 16 mois à 8 mois (Ordre des ingénieurs du Québec, 2018). On constate que même si l’admission à un ordre professionnel semble avoir été améliorée, cela ne signifie pas que les personnes immigrantes sont au bout de leur peine notamment à cause d’une possible discrimination à l’embauche. L’objectif de cet essai est de retracer l’évolution des activités des dix dernières années en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles et de l’intégration socioprofessionnelle des personnes formées à l’étranger à l’aide des rapports annuels disponibles sur le site Internet de l’OIQ. Le cadre de recherche définit le rapport annuel obligatoire dans chaque ordre professionnel et ce qu’il contient, puis il propose une définition des termes évolution de pratique et intégration socioprofessionnelle. Trois objectifs spécifiques sont poursuivis; 1) établir un portrait statistique des demandes d’équivalence de diplôme et de formation dans les rapports annuels de 2009 à 2019; 2) dégager les activités de l’OIQ en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles des personnes formées à l’étranger; 3) dégager les activités de l’OIQ en matière de soutien à l’intégration socioprofessionnelle des membres réguliers formés à l’étranger. La méthodologie privilégiée est l’analyse de contenu descriptive. Celle-ci nous permet d’effectuer une analyse de données quantitatives et qualitatives. À partir de données statistiques que les ordres sont tenus d’inclure dans leurs rapports annuels et de requêtes contenant les mots-clés équivalence, programme, arrangement sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles (ARM), PFÉ et étranger, nous avons identifié des actions posées par l’OIQ au cours de la dernière décennie et repéré les contenus sur des événements marquants. Les principaux résultats de la recherche montrent que l’admission sur la base d’une entente de reconnaissance mutuelle a connu une augmentation significative lors de l’entrée en vigueur de l’ARM en génie entre la France et le Québec. D’autres chercheurs constatent aussi « que malgré la mise en vigueur récente des règlements de l’ARM pour les ingénieurs (juillet 2013), un nombre relativement élevé de professionnels l’ont déjà utilisé » (Bédard et Roger, 2015, p. 17). Ce type d’entente a amélioré significativement la reconnaissance des qualifications pour les immigrants ingénieurs de la France (Bédard et Roger, 2015). Aussi, l’implantation de quelques programmes comme celui du Programme d’accompagnements des professionnels formés à l’étranger, celui comportant trois volets et celui mené en collaboration avec le MICC, ainsi que l’adoption de règlements, tel que l’Adoption de la Politique d’évaluation des candidats au permis d’ingénieur – Équivalence de diplôme et de formation en 2012-2013 semblent avoir fonctionné puisque de 2009 à 2014, le nombre de demandes de reconnaissance de diplôme et de formation acquis hors du Canada a augmenté. Ces efforts laissent penser que le processus d’admission à cet ordre professionnel s’est amélioré. Cependant, les ingénieurs immigrants peuvent continuer à vivre de la discrimination à l’embauche. La discussion propose des recommandations quant à la discrimination que peuvent vivre des professionnels formés à l’étranger. Cette problématique n’est pas abordée directement dans les rapports annuels de l’OIQ et pourtant, elle demeure un enjeu nommé dans diverses études menées auprès de professionnels issus de l’immigration, dont ceux en génie (George, Chaze, Brennenstuhl, Fuller-Thomson, 2012; George et Chaze, 2014). Ainsi, comme première recommandation, nous pensons qu’il serait intéressant qu’un organisme connaissant bien la problématique des migrants qualifiés offre des formations aux employeurs afin de les informer davantage sur la reconnaissance des qualifications et la valeur des diplômes de l’étranger. Comme deuxième recommandation nous pensons qu’il pourrait être intéressant de créer des soirées réseautage entre employeurs et PFÉ. Comme troisième recommandation, nous jugeons aussi qu’il pourrait être pertinent d’obtenir les données sociodémographiques des PFÉ admis sur la base d’équivalence de diplôme et de formation, sachant qu’il existe des barrières pour certains groupes tels que les femmes et les minorités visibles. L’OIQ pourrait se servir de ces données pour mieux cibler les besoins quant à la discrimination. Notre dernière recommandation serait de poursuivre des actions en soutien à l’intégration socioprofessionnelle puisque l’OIQ a mentionné à diverses reprises son intention de favoriser l’intégration des PFÉ au marché du travail québécois. Nous pensons que cet essai contribuera au domaine de l’orientation puisqu’il pourrait permettre aux spécialistes de l’orientation de mieux connaître le rôle de l’OIQ, et des ordres professionnels en général, et soutenir leur compréhension du système professionnel québécois. Cette compréhension parait importante pour guider adéquatement les personnes immigrantes, formées dans un domaine conduisant à une profession régulée par un ordre professionnel, et les soutenir dans la réalisation de leur projet professionnel.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Marjorie Dumasfr
dc.subjectQualificationsfr
dc.subjectReconnaissancefr
dc.subjectImmigrantfr
dc.subjectIngénieurfr
dc.subjectIntégrationfr
dc.titleÉvolution des activités de l’Ordre des ingénieurs du Québec en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles et d’intégration socioprofessionnelle de personnes formées à l’étrangerfr
dc.typeEssaifr
tme.degree.disciplineOrientation professionnellefr
tme.degree.grantorFaculté d'éducationfr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM. Sc.fr


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