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dc.contributor.advisorOliveira, Domingos de
dc.contributor.advisorJuillet, Jacques
dc.contributor.advisorBergeron, Jean-Marie
dc.contributor.authorBradette, Charles
dc.date.accessioned2021-02-12T19:40:56Z
dc.date.available2021-02-12T19:40:56Z
dc.date.created1994
dc.date.issued1994
dc.identifier.isbn0315986794
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/18126
dc.description.abstractCette étude réalisée entre 1984 et 1987 dans le parc du Mont Tremblant (Québec, Canada) explore l'influence de facteurs biotiques sur l'intensité du parasitisme par les parasitoïdes de la tordeuse des bourgeons de l 'épinette, Choristoneura fumiferana. Elle comporte trois volets qui traitent: 1) de l'influence de l'espèce de conifère utilisée par l'hôte sur l'intensité du parasitisme, 2) de la disponibilité des hôtes alternatifs et des hôtes intermédiaires et 3) de l'influence de la densité des fleurs de sous-bois sur l'intensité de leur parasitisme. Au cours de ce projet 32 espèces de parasitoïdes de C. fumiferana ont été obtenues dont 9 en nombre suffisant pour qu'elles se prêtent aux objectifs de l'étude. Ces espèces sont Apanteles fumiferanae, Glypta fumiferanae, Meteorus trachynotus, Ap1omya ceasar, Winthemia fumiferanae, Lypha setifacies, Phryxe pecosensis, Phaeogenes hariolus et Apechthis ontario. Ces objectifs sont d'estimer l'intensité du parasitisme d'une part sur le sapin baumier et sur l 'épinette noire et d'autre part, dans des milieux riches et des milieux pauvres en fleurs. Un autre objectif est d'échantillonner des Lépidoptères immatures afin d'identifier des hôtes alternatifs et des hôtes intermédiaires utilisés par des parasitoïdes de C. fumiferana puis de vérifier s'il y a association entre la présence de ces espèces de Lépidoptères et celle d'espèces végétales. L'intensité du parasitisme est évaluée en 1984 et 1985 chez des tordeuses trouvées sur les branches de sapin baumier ou d'épinette noire prélevées. En 1986 et 1987 des spécimens récoltés directement sur le feuillage des conifères complètent l'échantillon. Chaque année, trois périodes d'échantillonnage sont planifiées de façon à étudier les parasitoïdes des jeunes larves, des larves âgées et des chrysalides de la tordeuse. Pendant et après ces récoltes des Lépidoptères autres que C. fumiferana sont prélevés tant sur les conifères que sur d'autres végétaux. Afin d'évaluer la densité des fleurs disponibles aux parasitoïdes adultes, les plantes à fleurs ont été dénombrées dans 40 à 70 quadrats de 1 X 1 m selon la place d'étude considérée. La densité des fleurs est calculée en tenant compte de la période de floraison maximale de chaque espèce de plante. Une des hypothèses proposée est que l'intensité du parasitisme soit plus élevée sur le sapin baumier que sur l'épinette noire car plusieurs espèces de parasitoïdes sont attirées par l'arbre préféré de leur Lépidoptère hôte. Contrairement à ce qu'avance cette hypothèse, l'intensité du parasitisme s'est révélée sans lien avec l'espèce de conifère d'où proviennent les tordeuses pour 7 des 9 espèces de parasitoïdes étudiées. Dans un des cas où l'épinette noire semble favoriser le parasitisme, celui impliquant Aplomya ceasar, une caractéristique de la biologie du parasitoïde peut expliquer ce résultat. Théoriquement les espèces de Lépidoptères dont le développement est analogue à celui de C. fumiferana constituent des hôtes alternatifs potentiels pour les parasitoïdes et celles au développement plus tardifs, des hôtes intermédiaires potentiels. Chez les Lépidoptères récoltés parallèlement à C. fumiferana, des parasitoïdes de la tordeuse ont effectivement été trouvés mais nous ne pouvons associer la présence de ces Lépidoptères à aucune espèce de plante. En ce qui concerne les hôtes intermédiaires, aucun n'a été dûment identifié. Les fleurs sont la principale source d'hydrates de carbone et de protéines pour les parasitoïdes adultes. Lorsque ces derniers consomment ces nutriments ils vivent plus longtemps et sont plus fertiles ce qui nous incite à postuler l'hypothèse que l'intensité du parasitisme sera positivement associée à la densité des fleurs. Les parasitoïdes qui ont besoin d'un hôte intermédiaire sont les plus susceptibles de bénéficier de cette ressource dont l'usage peut leur permettre de prolonger leur vie et augmenter ainsi leurs chances de rejoindre cet hôte rarissime. On a effectivement constaté que les places d'étude les plus denses en fleurs comptent proportionnellement plus de tordeuses parasitées par Meteorus trachynotus et par Apechthis ontario que celles ayant moins de fleurs. Dans le cas de M. trachynotus l'intensité de son parasitisme est particulièrement liée à la densité de fleurs disponibles à ses adultes lorsqu'ils sont en quête d'un hôte intermédiaire. Les autres espèces de parasitoïdes étudiées semblent peu ou pas affectées par la densité des fleurs sauf dans le cas de Lypha setifacies, où l'on constate une association négative entre son parasitisme et la densité des fleurs. Ce phénomène pourrait bien n'être que le reflet du succès de parasitisme par M. trachynotus dans les milieux riches en fleurs. Cette recherche, effectuée lorsque la tordeuse évolue à très faible densité, est une des seules à aborder l'étude des parasitoïdes de la tordeuse en considérant plusieurs niveaux trophiques et à étudier ces parasitoïdes sur le sapin baumier et l'épinette noire. Elle est de plus la première à étudier l'influence de la densité des fleurs sur le parasitisme en milieu forestier.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Charles Bradette
dc.subjectParasitologie
dc.subjectTordeuse des bourgeons de l'épinette
dc.subjectTordeuse des bourgeons de l'épinette
dc.subjectParasites
dc.titleInfluence de facteurs biotiques sur l'intensité du parasitisme chez la tordeuse des bourgeons de l'épinette, Choristoneura fumiferana (CLEMENS) (LEPIDOPTERA : TORTRICIDAE)
dc.typeThèse
tme.degree.disciplineBiologie
tme.degree.grantorFaculté des sciences
tme.degree.levelDoctorat
tme.degree.namePh.D.


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