Show simple document record

dc.contributor.advisorLaurier, Catherine
dc.contributor.advisorCouture, Sophie
dc.contributor.authorDesmarais-Marchildon, Olivierfr
dc.date.accessioned2021-02-05T14:13:36Z
dc.date.available2021-02-05T14:13:36Z
dc.date.created2020fr
dc.date.issued2021-02-05
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/17929
dc.description.abstractLa fugue est un phénomène propre à l’adolescence qui implique des dangers potentiels importants pour les jeunes qui se retrouvent sans la supervision d’un adulte responsable. Aucune étude répertoriée à ce jour n’a adopté une perspective développementale intégrant théoriquement les connaissances sur la fugue en rendant compte de la nature risquée du phénomène. Le modèle à deux systèmes de la prise de risque (Steinberg, 2008) considère que les adolescents prennent plus de risques que les adultes pour deux raisons : un développement rapide du système de recherche de la récompense, impliqué dans la recherche de sensations, combiné à un développement plus lent du système de contrôle cognitif, impliqué dans la capacité d’autorégulation. Bien qu’une forte recherche de sensations et une faible capacité d’autorégulation soient effectivement associées à la prise de risque à l’adolescence, ce modèle ayant été conçu pour comprendre les changements intra-individuels dans la prise de risque, offre peu d’explication quant à la variance interindividuelle est à l’impact de l’environnement social sur le développement de ces construits. Les travaux récents adoptant un cadre évolutionniste ou portant sur l’impact du contexte sur le développement des systèmes de recherche de la récompense et de contrôle cognitif permettent de compléter le modèle à ce chapitre. D’une part, il a été possible d’émettre l’hypothèse qu’une culture déviante principalement à l’adolescence puisse augmenter la valeur subjective du risque attribué par le système de recherche de la récompense. D’autre part, une autre hypothèse a été émise voulant qu’un environnement hostile et imprévisible principalement à l’enfance puisse diminuer la capacité du système de contrôle cognitif à restreindre les pulsions téméraires. L’article au cœur de ce mémoire doctoral propose de réaliser un examen de la portée à partir de la littérature sur les facteurs et motivations impliqués dans la fugue. Cette démarche avait pour but de fournir un point de comparaison à partir duquel il serait possible de préciser ces deux hypothèses dans le cas spécifique du phénomène de la fugue. Les résultats ont permis d’établir la pertinence d’étudier la fugue sous l’angle des impacts socioenvironnementaux sur la recherche de sensations et la capacité d’autorégulation. Ils ont aussi mis en relief l’importance tenir de tenir compte de l’interaction entre la biologie, le développement et l’environnement dans l’intervention auprès des jeunes ayant fugué.fr
dc.description.abstractAbstract: Running away is a phenomenon specific to adolescence that involves significant potential dangers for young people who find themselves without the supervision of a responsible adult. No study identified to date has adopted a developmental perspective that theoretically integrates knowledge about running away by accounting for the risky nature of the phenomenon. The dual systems model of risk-taking (Steinberg, 2008) considers that adolescents take more risks than adults for two reasons: a rapid development of the reward-seeking system, involved in sensation seeking, combined with slower development of the cognitive control system, involved in the capacity for self-regulation. Although strong sensation seeking and low self-regulatory capacity are indeed associated with adolescent risk-taking, this model, which was designed to understand intra-individual changes in risk-taking, offers little support to explain interindividual variances and the impact of the social environment on the development of these constructs. Recent work adopting an evolutionary framework or focusing on the impact of context on the development of reward seeking and cognitive control systems complements the model in this regard. On the one hand, it has been possible to hypothesize that a deviant culture primarily in adolescence can increase the subjective value of risk assigned by the reward-seeking system. On the other hand, another hypothesis has been put forward that a hostile and unpredictable environment predominantly in childhood may decrease the ability of the cognitive control system to restrain reckless urges. The article at the heart of this doctoral thesis proposes to conduct a scoping review from the literature on the factors and motivations involved in running away. The purpose of this approach was to provide a point of comparison from which it would be possible to specify these two hypotheses in the specific case of running away youth. The results made it possible to establish the relevance of studying the runaway phenomenon in the light of the socioenvironmental impacts on sensations-seeking and the capacity for self-regulation. They also highlighted the importance of considering the interplay between biology, development, and the environment regarding practice with runaway youth.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Olivier Desmarais-Marchildonfr
dc.subjectFuguefr
dc.subjectRecherche de sensationsfr
dc.subjectAutorégulationfr
dc.subjectPrise de risquefr
dc.subjectPerspective intégrativefr
dc.subjectRunawayfr
dc.subjectSelf-regulationfr
dc.subjectSensations-seekingfr
dc.subjectRisk takingfr
dc.subjectIntegrative perspectivefr
dc.titleUne perspective intégrative sur la fugue à l’adolescencefr
dc.typeMémoirefr
tme.degree.disciplinePsychologiefr
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humainesfr
tme.degree.levelDoctoratfr
tme.degree.nameD. Ps.fr


Files in this document

Thumbnail

This document appears in the following Collection(s)

Show simple document record