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dc.contributor.advisorCabana, Hubert
dc.contributor.authorAriste, Arielle Faridafr
dc.date.accessioned2020-12-22T17:09:54Z
dc.date.available2020-12-22T17:09:54Z
dc.date.created2020fr
dc.date.issued2020-12-22
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/17860
dc.description.abstractLes effluents industriels et domestiques représentent les principales sources de contamination des milieux aquatiques par une variété de substances organiques persistantes. L’élimination de ces substances dans les eaux usées relève d’un défi technologique qui nécessite l’adaptation ou l’amélioration des systèmes de traitement conventionnels des eaux actuelles. Les approches de mycoremédiation exploitant les champignons responsables de la pourriture blanche du bois (WRFs) et celles de biocatalyse enzymatique utilisant des enzymes fongiques isolées constituent des méthodes versatiles et durables pour le traitement de ces matrices complexes. Malgré leur efficacité, ces techniques souffrent d’un manque de robustesse qui freine leur usage à l’échelle industrielle. En effet, la majorité des études concernant leur utilisation ont été réalisées à l’échelle du laboratoire dans des conditions optimales contrôlées et peu représentatives des matrices complexes ainsi que des concentrations ciblées. L’exploitation de ces technologies présente un défi pour la communauté scientifique. Ce projet de recherche vise à mettre en place, et à évaluer des stratégies contribuant à l’amélioration de la robustesse des traitements fongiques et enzymatiques. Les travaux développés dans ce document ont porté sur deux aspects : 1 – la mise en place de stratégies de sélection de souches fongiques dans un effluent industriel de bioraffinerie riche en composés phénoliques. 2 – l’évaluation d’une méthode pour la stabilisation d’un extrait brut de laccase pour l’élimination de contaminants dans les effluents municipaux. Le choix était basé sur l’aptitude de sept souches de champignons à éliminer les phénols totaux de l’effluent, ainsi que sur leur capacité à sécréter la laccase. Les deux stratégies employées (l’une utilisant du glucose et l’autre des copeaux de bois comme cosubstrat pour la croissance des souches) ont permis d’identifier P. dryinus et T. hirsuta. Ces deux souches ont permis d’éliminer les phénols totaux de l’effluent à des taux supérieurs à 94 %, avec les deux stratégies testées. De plus, sur les sept souches étudiées, seules P. dryinus et T. hirsuta ont produit la laccase. Ces résultats établissent la possibilité d’exploiter P. dryinus et T. hirsuta pour le prétraitement de l’effluent issu de la valorisation industrielle des bois traités en fin de vie. Cette conclusion ouvre la voie au développement de procédés de mycoremédiation durables. Cette expérience suggère également que la valorisation des déchets lignocellulosiques peut se révéler une alternative économique pour la mise en place d’une telle approche de traitement. En effet, l’utilisation des copeaux de bois comme cosubstrat a démontré une meilleure efficacité en ce qui concerne la production de la laccase (une enzyme au fort potentiel biotechnologique). Cependant, une pareille approche nécessite encore d’être optimisée. L’insolubilisation reste un des moyens les plus efficaces pour la stabilisation et l’utilisation des enzymes isolées dans des bioprocédés opérant en continu. La laccase brute insolubilisée sous forme de CLEAs (cross-linked enzyme agregates) demeure une méthode prometteuse pour des applications environnementales. Pourtant, la transition de cette technologie vers des applications industrielles est limitée par sa faible résistance mécanique. Cette thèse a permis de confirmer, la possibilité d’employer la méthode EPES (enzyme polymer engineered structure) pour la stabilisation d’un extrait brut de laccase de T. hirsuta. La caractérisation des EPES-CLEAs formés a démontré une nette augmentation de la stabilité des CLEAs dans différentes conditions dénaturantes. De plus, les résultats ont démontré une meilleure recyclabilité et une préservation de l’efficacité du biocatalyseur dans un effluent municipal. En somme, ces travaux apportent de nouvelles connaissances sur l’amélioration des procédés de mycoremédiation et de biocatalyse enzymatique des contaminants organiques persistants dans des matrices complexes. Ils démontrent en particulier l’intérêt de caractériser ces technologies novatrices dans les conditions typiques de l’environnement afin d’augmenter la robustesse des procédés.fr
dc.language.isofrefr
dc.language.isoengfr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Arielle Aristefr
dc.rightsAttribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.5 Canada*
dc.rights.urihttp://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.5/ca/*
dc.subjectContaminants organiques persistantsfr
dc.subjectEaux uséesfr
dc.subjectMycoremédiationfr
dc.subjectEnzymes immobiliséesfr
dc.subjectAgrégats d'enzyme réticuléefr
dc.subjectLaccasefr
dc.subjectStabilisationfr
dc.titleContribution à la robustesse des traitements fongiques et enzymatiques de contaminants organiques persistants dans des matrices environnementales complexesfr
dc.typeThèsefr
tme.degree.disciplineGénie civilfr
tme.degree.grantorFaculté de géniefr
tme.degree.levelDoctoratfr
tme.degree.namePh.D.fr


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