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dc.contributor.advisorShipley, John William
dc.contributor.advisorVézina, Karine
dc.contributor.authorBeaudout, Clémencefr
dc.date.accessioned2020-10-17T14:45:26Z
dc.date.available2020-10-17T14:45:26Z
dc.date.created2020fr
dc.date.issued2020-10-17
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/17666
dc.description.abstractAu début du siècle dernier, en réponse à des progrès scientifiques et techniques et à la nécessité d’intégration du secteur agricole dans la société européenne, un système agricole et semencier industriel s’est développé. Des dizaines d’années plus tard, ce système est majoritairement intégré dans la société occidentale, ce qui a permis d’instaurer une sécurité alimentaire en Europe. À l’ère des changements climatiques et des inégalités sociales et économiques, ce système soulève de nombreux enjeux. En favorisant un étranglement de la biodiversité cultivée au profit d’un nombre réduit de variétés stables, homogènes et productives dans des conditions optimales, le système agricole et semencier industriel induit de nombreuses conséquences sur l’agrobiodiversité. D’autre part, le développement du droit sur la propriété intellectuelle, la Politique Agricole Commune ou encore la règlementation européenne relative aux semences participent à une privatisation du vivant et à une dépendance des agriculteurs vis-à-vis d’un secteur semencier privé. Certains agriculteurs européens protestent donc de leurs conditions sociales et économiques. Afin de répondre à ces enjeux, des acteurs de la biodiversité cultivée se sont regroupés en réseaux pour promouvoir l’utilisation des semences paysannes et leurs droits sur les semences. On peut citer le Rete Semi Rurali en Italie, le Red de Semilla en Espagne, et le réseau Semences Paysannes en France. Ces trois réseaux coordonnent des réseaux locaux, et participent à faire entendre leurs voix aux niveaux national, européen et international. La semence paysanne est le moyen utilisé par ces acteurs afin de favoriser la gestion collective et dynamique de la biodiversité cultivée in situ, à contrecourant du système européen, qui est centralisé, fixé et ex situ. Les semences paysannes, par leur grande diversité intra variétale et leur grande adaptabilité à leur environnement ne dépendent pas d’intrants de synthèse ou des techniques génétiques de l’innovation variétale moderne. Elles requièrent les compétences de paysans, qui participent à leurs création, production et conservation. Elles participent alors à la protection de l’agrobiodiversité et de la biodiversité cultivée, mais aussi à l’indépendance économique et le bien-être social des agriculteurs. Cependant, bien que la France possède un secteur agricole dominant en Europe, le cadre règlementaire français, tout comme celui européen, empêchent la libre circulation des semences paysannes, ce qui en réduit les possibilités d’utilisation pour les paysans et donc la présence de produits qui en sont issus sur le marché. Le manque de supports techniques et financiers pour aider les paysans dans leur démarche freine aussi l’utilisation des semences paysannes. Or, il semble que le secteur privé de l’agroalimentaire, par son monopole des semences sur le marché (4 multinationales couvrent 60 % du marché) et par son pouvoir sur les décisions gouvernementales de la filière semence française fasse valoir ses intérêts. Dans ce pays premier exportateur mondial de semences, la maintenance de ce cadre semble donc primordiale pour l’économie, au détriment de mouvements agricoles alternatifs comme le mouvement des semences paysannes. Malgré un cadre international reconnaissant les droits des paysans et leurs droits sur les semences, l’Europe et la France n’ont encore pleinement mis en application leurs engagements. L’analyse des leviers d’action du système des semences paysannes en France a permis de formuler des recommandations qui permettront de manière générale da favoriser l’usage de semences paysannes en France, et ce dans un contexte européen. La recommandation principale de ce travail suggère d’appliquer les droits de paysans, reconnus par l’Europe et la France lors de la signature du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture, il y plus de 15 ans. En France, cela passerait par le biais de trois sous-recommandations, ne remettant pas en cause le système règlementaire actuel car s’y intégrant. D’autre part, des modifications dans les critères d’inscriptions au catalogue des variétés sont recommandées, afin de mieux considérer les conséquences des variétés sur des critères environnementaux plus poussés, et sur des critères socio-économiques autre que la productivité. La gratuité des frais d’enregistrement pour les petits artisans semenciers semble aussi nécessaire afin de favoriser la circulation locale des semences paysannes et donc favoriser la conservation de la biodiversité cultivée in situ. De plus, la formation de Groupements d’intérêt économique et environnemental est un levier d’action pour permettre aux paysans d’obtenir des soutiens financiers et techniques dans leur démarche paysanne. Enfin, il est primordial pour les acteurs des semences paysannes d’informer sur leurs pratiques et sur le fonctionnement des réseaux paysans afin de sensibiliser et former les prochaines générations à l’intérêt d’intégrer l’agrobiodiversité dans le système agricole.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Clémence Beaudoutfr
dc.rightsAttribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.5 Canada*
dc.rights.urihttp://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.5/ca/*
dc.subjectAgroécologiefr
dc.subjectSemences paysannesfr
dc.subjectAgrosystèmesfr
dc.subjectAgrobiodiversitéfr
dc.subjectEuropefr
dc.subjectFrancefr
dc.subjectEnjeux agricolesfr
dc.subjectSystème semencierfr
dc.titleAnalyse systémique des enjeux du système agricole et semencier industriel européen et du potentiel d'utilisation des semences paysannes en France pour la préservation de la biodiversité cultivée in situfr
dc.typeEssaifr
tme.degree.disciplineÉcologiefr
tme.degree.grantorFaculté des sciencesfr
tme.degree.grantotherCentre universitaire de formation en environnement et développement durable (CUFE), Université de Sherbrookefr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM. Env.fr


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