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dc.contributor.advisorGoulet, Éric
dc.contributor.authorAbed, Mohamed El Fethifr
dc.date.accessioned2020-06-26T13:59:16Z
dc.date.available2020-06-26T13:59:16Z
dc.date.created2020fr
dc.date.issued2020-06-26
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/17173
dc.description.abstractLe record du monde du 100 m nage libre en bassin de 50 m est présentement de 46.9 sec. Le record canadien, quant à lui, appartient à Brent Hayden en un temps de 47.3 sec. Les temps auxquels ces performances ont été réalisées suggèrent que les systèmes phosphagènes et glycolytiques fournissent la vaste majorité de l’ATP nécessaire à l’alimentation des muscles en énergie. Or, une récente méta-analyse publiée par notre laboratoire de recherche démontre que l’hypohydratation diminue de façon significative la performance musculaire, plus particulièrement la puissance, la capacité et l’endurance musculaire (Savoie, Kenefick, Ely, Cheuvront et Goulet, 2015a). Sur la base de cette observation, il est raisonnable de croire qu’un état d’hypohydratation pré-exercice pourrait affecter négativement la performance lors d’un 100 m nage libre. Bien que plusieurs mécanismes physiologiques puissent expliquer une baisse de la performance lors d’une épreuve de type aérobie (ex., marathon) effectuée en état d’hypohydratation (Cheuvront, Carter, Montain et Sawka, 2004a), très peu peuvent être mis de l’avant pour expliquer le changement de performance lors d’un exercice de courte durée effectué à intensité élevée. L’un des impacts possibles de l’hypohydratation lors de tels exercices serait l’incapacité du système nerveux à recruter et stimuler de façon optimale les fibres musculaires de type 2 (Judelson, Maresh, Anderson, et al., 2007a). Il a été démontré que les adultes et les enfants ne boivent pas suffisamment pour remplacer les pertes d'eau par sudation, la bouche ou l’urine avant, pendant et après l’exercice dans des conditions chaudes et présentent une hypohydratation même lorsque les liquides sont fournis ad libitum (Passe, Horn, Stofan, Horswill et Murray, 2007). Des études ont enregistré un état d'hypohydratation chez des nageurs adolescents le matin avant l’entraînement, en se basant sur leur concentration d'urine, 5 c.à.d., la gravité spécifique urinaire ou l’osmolalité de l’urine (Adams et al., 2016a; Arnaoutis et al., 2015). Cela est engendré par le manque de surveillance de l'état d'hydratation des nageurs. De plus, les nageurs participent à plusieurs épreuves lors d'une compétition de natation. L'excitation de la journée combinée aux multiples périodes de récupération et d’échauffement peut ne pas donner suffisamment de temps pour inverser l'hypohydratation, mettant l'athlète dans une situation où il peut participer à plus d'une épreuve de natation hypohydratée. Néanmoins, ces résultats sont basés sur des constats émis suite à des expérimentations explorant l’état hydrique des nageurs avant l’entrainement seulement. À notre connaissance, aucune étude n'a examiné l'impact de l'hypohydratation pré-exercice sur une épreuve de distance unique reconnue par la Fédération Internationale de Natation (FINA). Compte tenu de l'impact substantiel que l'hypohydratation peut avoir sur la performance musculaire par rapport aux marges de temps pour une exclusion du podium, comprendre le degré auquel l'hypohydratation pourrait affecter la performance d'un nageur est essentiel pour les athlètes et les entraîneurs qui cherchent à optimiser la performance. Le but de la présente étude est d’examiner l'effet d'un niveau d'hypohydratation légère écologiquement valide de 1.5% de la masse corporelle sur la performance de 100 m nage libre et la production de force sur le bloc de départ chez des nageurs de niveau universitaire. Au moins une heure après avoir été passivement exposés à la chaleur où une perte de masse corporelle de 1.5% a été induite ou une euhydratation maintenue, neuf nageurs compétitifs de niveau universitaire (6 sexes masculins et 3 sexes féminins ; 22 ± 2 ans; 71 ± 9 kg) ont subi une évaluation de leur production de force maximale sur le bloc de départ et de leur performance lors d’un 100 m nage libre. La fréquence cardiaque et la température rectale ont été mesurées, tout comme la perception de la chaleur, de la soif et de la nausée pendant et après la phase d'exposition à la chaleur et à la piscine. 6 Une heure après l'hypohydratation, la température rectale était revenue à la valeur de base dans chacune des conditions. L'osmolalité et la gravité spécifique de l'urine étaient significativement plus élevées avec l'hypohydratation (995 ± 65 mOsmol / kg ; 1.027 ± 0.003 g / mL) qu'avec l'euhydratation (428 ± 345 mOsmol / kg ; 1.016 ± 0.007 g / mL) avant les tests, ce aussi pour la perception de soif. La performance de nage (hypohydratation : 63.00 ± 0.04 sec ; euhydratation : 63.09 ± 0.05 sec, p = 0.86) et la production de force maximale sur le bloc de départ (hypohydratation: 1315 ± 230; euhydratation: 1322 ± 236 N, p = 0.72) n’ont pas différé entre les conditions. D'un point de vue pratique, l'effet de l'hypohydratation sur la performance de 100 m n'est pas clair puisque certains nageurs ont répondu favorablement (performance plus élevée que le coefficient de variation normale de la performance), d’autres défavorablement (performance moins élevée que le coefficient de variation normale de la performance) et d’autres de façon triviale (performance à l’intérieur du coefficient de variation normale de la performance). Par contre, l’impact de l’hypohydratation sur la production de force maximale sur le bloc de départ est trivial. Pour conclure, nos résultats indiquent qu'une hypohydratation légère est peu susceptible d'entraver la production de force maximale des nageurs sur le bloc de départ. Cependant, on ne sait pas encore comment cela pourrait influer sur la performance de 100 m nage libre chez les nageurs de compétition. En effet, certains nageurs ont obtenu de bien meilleurs résultats lorsqu'ils étaient euhydratés tandis que d'autres lorsqu'ils étaient hypohydratés. Ainsi, les entraîneurs devraient évaluer individuellement si effectuer une performance de 100 m libre, soit bien hydraté ou hypohydraté, convient le mieux à leurs spécialistes du 100 m nage libre.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Mohamed El Fethi Abedfr
dc.subjectPerformance anaérobiefr
dc.subjectEuhydratationfr
dc.subjectHydratationfr
dc.subjectHypohydratationfr
dc.subjectNatationfr
dc.titleImpact d’une légère hypohydratation sur une performance de 100 m nage libre et la production de force sur un bloc de départ chez des nageurs compétitifs de niveau universitairefr
dc.typeMémoirefr
tme.degree.disciplineSciences de l'activité physiquefr
tme.degree.grantorFaculté des sciences de l'activité physiquefr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM. Sc.fr


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