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dc.contributor.advisorMongrain, Marcel
dc.contributor.authorLarose, Lysanne
dc.date.accessioned2020-04-30T15:14:10Z
dc.date.available2020-04-30T15:14:10Z
dc.date.created1993
dc.date.issued1993
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/16957
dc.description.abstractAu Québec, la pomoculture remonte à l'époque de la colonisation française et représente un important produit agricole. C'est au 19e siècle que l'on a commencé à étudier les arthropodes nuisibles et à chercher à les contrôler efficacement. Les pommeraies, étant la cible d'une vaste variété de ravageurs, font l'objet, depuis la fin du 19e siècle, de nombreux traitements avec des pesticides. Elles sont donc un témoin fidèle de l'histoire des pesticides. Le chapitre 1 présente les premiers pesticides, dits de première génération, qui comportent essentiellement des produits d'origine végétale, comme la nicotine, et de composés inorganiques, tels le vert de Paris puis le sulfate de cuivre, les arséniates de plomb et de calcium et le soufre. Le cuivre appliqué en petites quantités est bénéfique pour les plantes mais devient toxique et a un effet délétère sur la structure et la microfaune des sols. À son tour, les arséniates sont phytotoxiques mais leur toxicité dépend surtout de leur disponibilité qui est limitée par leur adsorption sur les oxydes de fer et d'aluminium dans les vingt premiers centimètre du sol. Les plantes couvre-sol et les jeunes pommiers pouvaient être affectés. Le soufre est un élément utile pour les plantes, mais il se dépose sous les arbres et acidifie graduellement le sol sous-jacent. Au Québec, on ne semble pas retrouver de cas de contamination importante des vergers suite à l'emploi de pesticides de première génération. Le gouvernement canadien a publié en 1927 une première loi réglementant la vente et l'étiquetage des pesticides. Le gouvernement québécois à son tour dévoilait en 1941 la loi sur les abeilles, dont un paragraphe interdit l'application de poisons arsenicaux lors de la période de pollinisation. Dans le deuxième chapitre, on assiste à l'inauguration de la seconde génération de pesticides avec la découverte des propriétés insecticides du controversé DDT. Les pesticides organochlorés (comme le DDT et le dicofol), organophosphorés (tels le malathion et l'azinphos méthyl), les carbamates (carbaryl) et les pyréthroïdes (perméthrine et fenvalérate) ont été tout à tour développés puis employés en pommeraie au Québec. Tentant de comparer des produits anciens et récents, on retrace dans ce chapitre l'histoire des quatre grandes familles de pesticides de synthèse. On cherche à livrer un portrait chimique et environnemental de certains de ces produits, malgré les lacunes dans les données disponibles. La conscience croissante des problèmes écologiques a poussé le gouvernement canadien à élaborer un protocole d'homologation pour les pesticides, qui doivent à présent satisfaire aux exigences de la Loi sur les produits antiparasitaires et aux examens approfondis d'Agriculture Canada, Santé et Bien-Être Canada et Environnement Canada. Le Québec pour sa part s'est doté de la Loi sur les pesticides, destinée à contrôler les qualifications des vendeurs et utilisateurs commerciaux de pesticides par certification et émission de permis. Dans le chapitre 3, sont étudiés les pesticides de troisième génération, les phéromones, qui sont en fait les signaux chimiques des insectes employés à leur détriment. Ces composés s'inscrivent dans la lutte intégrée, la recherche de modes de répression plus acceptables au plan écologique, car ils sont spécifiques et non toxiques. Néanmoins, leur emploi actuel ne reflète pas les applications imaginées, car ces dernières exigent trop de conditions particulières. Les phéromones actuellement homologuées en pomoculture sont employées en verger uniquement pour le dépistage des Lépidoptères. En conclusion, les pesticides de seconde génération demeurent les produits les plus employés et il existe de nombreuses lacunes dans nos connaissances à leur sujet. De plus, leur homologation devenant graduellement plus restreinte et les phéromones ne pouvant les remplacer, les chercheurs s'engagent dans d'autres avenues, dont les pesticides d'origine végétale. La prise de conscience des problèmes environnementaux a incité notre société à retourner dans le passé pour trouver de nouvelles solutions.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Lysanne Larose
dc.subjectPesticides
dc.subjectQuébec (Province)
dc.subjectVergers
dc.subjectMaladies et fléaux
dc.titleUn siècle de pesticides dans les vergers du Québec
dc.typeEssai
tme.degree.disciplineEnvironnement et développement durable
tme.degree.grantorCentre universitaire de formation en environnement et développement durable (CUFE)
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM. Env.


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