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dc.contributor.advisorGrenier, Gilles
dc.contributor.authorChoinière, Nancy
dc.date.accessioned2020-04-30T15:14:00Z
dc.date.available2020-04-30T15:14:00Z
dc.date.created1993
dc.date.issued1993
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/16950
dc.description.abstractLe génie génétique a permis par ses techniques d'insertion de gènes d'accélérer les recherches dans le domaine de l'agriculture. Parmi les techniques utilisées, Agrobacterium tumefaciens, grâce à son plasmide Ti, s'est avérée la plus efficace pour l'insertion de gènes. Par contre, son incapacité naturelle d'infecter la majorité des monocotylédones, dont font partie les céréales, a contraint les chercheurs à explorer d'autres techniques. L'électroporation consiste, pour sa part, à déstabiliser les membranes cellulaires à l'aide d'un champ électrique. La déstabilisation crée des ouvertures par lesquelles l'ADN étranger, présent dans le milieu, peut pénétrer. Cette méthode a le désavantage de devoir contrôler plusieurs paramètres physiques et biologiques. L'une des plus récentes tentatives est la technique utilisant des microprojectiles. L'ADN étranger recouvre les microprojectiles qui bombardent les tissus cellulaires. Cette technique n'est pas encore tout à fait au point et les rendements obtenus jusqu'à maintenant sont aux limites de l'acceptable. La microinjection, qui consiste à insérer directement l'ADN dans la cellule à l'aide d'une micropipette, donne de bons rendements. Cependant, elle est beaucoup trop lente et laborieuse pour être utilisée à l'échelle commerciale. Les recherches se poursuivent donc afin de mettre au point la technique par excellence. Le canola (Brassica napus) est une plante crucifère cultivée au Canada depuis le début des années 40. Auparavant, son huile était principalement utilisée comme lubrifiant industriel. Maintenant, le canola est cultivé, en grande partie, pour la production d'huile comestible de grande qualité. Les études portant sur les risques de transfert de gènes aux mauvaises herbes se sont concentrées sur cinq plantes adventices, du même genre que le canola, présentes au Canada. La moutarde des oiseaux (B. campestris) et la moutarde joncée (B. juncea), qui sont aussi des plantes de culture, se sont avérées compatibles avec le canola. Le risque de transfert de gènes entre ces plantes est donc présent. La moutarde des champs (Sinapis arvensis) et la moutarde noir (B. nigra) sont pour leur part incompatibles avec le canola. Dans le cas de S. alba les recherches actuelles sont insuffisantes pour déterminer s'il y a compatibilité ou non. L'interpollinisation chez le canola est estimée à 30%, le pollen étant transporté par le vent et les abeilles. Les recherches pour obtenir une meilleure production du canola ont mené à l'insertion de gènes de résistance aux herbicides par génie génétique. La résistance au glyphosate et à l'atrazine a été insérée dans le canola. Deux mécanismes principaux confèrent aux plantes la résistance aux herbicides. Le premier consiste en une surproduction de l'enzyme ciblée par l'herbicide. Le deuxième attribue sa résistance à la modification de l'enzyme affectée par l'herbicide de façon à la désensibiliser. Les avantages et les risques liés à l'utilisation de plantes résistantes aux herbicides n'ont pas encore été complètement évalués. Les avantages, tel la diminution des coûts de production, et les risques, tel la transformation de plantes de culture en mauvaises herbes, sont encore à l'état expérimental. Les résultats actuels montrent qu'il y a risque de transfert de gènes, mais l'impact réel n'a pas encore été mesuré. Lors d'essais en champs plusieurs conditions doivent être respectées afin de contenir le pollen à l'intérieur des limites de l'essai. Parmi les méthodes proposées on retrouve les distances d'isolement et la zone de destruction, l'isolement contre la reproduction, les rangs de garde ou piège à pollen et le programme de vérification du sol après les essais. Agriculture Canada rédige actuellement un guide afin d'aider les organismes désirant effectuer des essais en champs de plantes transgéniques. Les recherches en laboratoire et les essais en champ doivent continuer afin d'amasser le plus de données possibles concernant les risques liés à l'utilisation du canola transgénique et ce pour toutes les plantes transgéniques.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Nancy Choinière
dc.subjectBrassica
dc.subjectGénétique végétale
dc.titleLes plantes transgéniques résistantes aux herbicides, avantages et risques pour l'environnement : cas du Canola (Brassica napus var. Westar)
dc.typeEssai
tme.degree.disciplineEnvironnement et développement durable
tme.degree.grantorCentre universitaire de formation en environnement et développement durable (CUFE)
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM. Env.


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