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dc.contributor.advisorBergeron, Jean-Marie
dc.contributor.authorFaucher, Stéphan
dc.date.accessioned2020-02-28T20:49:19Z
dc.date.available2020-02-28T20:49:19Z
dc.date.created1992
dc.date.issued1992
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/16673
dc.description.abstractL'accumulation du méthylmercure dans la chair des poissons est un phénomène entièrement naturel. Mais suite à la création d'une centrale hydro-électrique, et du même coup, à l'inondation d'une grande superficie de sol, les teneurs en mercure dans les organismes aquatiques augmentent considérablement. D'où l'importance de vérifier les concentrations de mercure dans la chair des spécimens piscicoles avant de créer d'énormes réservoirs pour être en mesure de prédire l'ampleur du phénomène. Le territoire du Haut Saint-Maurice n'a pas été oublié pour cette évaluation et plusieurs chercheurs croient que cette rivière est un milieu «à risque» pour la biométhylation du mercure étant donné que cette rivière a été le siège d'une industrie vieille d'un siècle; soit le flottage du bois. Celle-ci a relâché une très grande quantité de matières organiques dans la colonne d'eau. Même si le flottage du bois a cessé considérablement depuis plusieurs années, il est important de vérifier si les taux de mercure sont semblables au niveau naturel de la région (station témoin, Lac Cécile, Lac Rinfret, Lac Faguy). Cette caractérisation a été effectuée sur plusieurs espèces de poissons, mais tout particulièrement sur le meunier noir, le doré jaune et le grand brochet. Ces espèces sont les plus convoitées par les pêcheurs de la région. De plus, les teneurs ont été comparées dans l'espace pour tout le territoire. Dans presque tous les cas, les teneurs en mercure retrouvées dans la chair des poissons sont représentatives de leurs niveaux trophiques et démontrent que le flottage du bois n'a produit aucun effet sur la contamination des populations piscicoles. De plus, même si nous avons démontré que les taux de mercure sont semblables aux milieux naturels (lacs témoins) les teneurs retrouvées dans la chair des espèces piscivores sont légèrement supérieures à la norme "administrative" canadienne de commercialisation établie à 0.50 mg/kg de chair. Ceci est tout à fait normale pour les espèces de cet ordre trophique. Tandis que les teneurs établies dans la chair des espèces non-piscivores se retrouvent sous cette dernière. Les résultats compilés pour le meunier noir montrent une augmentation des teneurs en mercure d'amont en aval de la rivière Saint-Maurice. Pour les autres espèces étudiées (grand brochet, doré jaune et perchaude) aucune augmentation ou diminution significative des teneurs n'a été observée. Ce scénario est très acceptable d'un point de vue de l'environnement, et même si certaines espèces piscivores possèdent des teneurs en mercure supérieures à la norme canadienne de commercialisation, les taux pour chacune des espèces caractérisent leurs niveaux naturels. Ceci laisse croire, que les effets du flottage du bois sur la biométhylation du mercure sont soit résorbés ou bien n'ont jamais affectés le milieu. Ceci pourrait s'expliquer par le fort débit de la rivière qui aurait favorisé l'évacuation de la matière organique en suspension au fil des années.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Stéphan Faucher
dc.subjectEffets du mercure sur les poissons
dc.subjectLe Haut-Saint-Maurice (Québec)
dc.titleCaractérisation du mercure dans la chair de poissons pour le secteur du Haut Saint-Maurice
dc.typeEssai
tme.degree.disciplineEnvironnement et développement durable
tme.degree.grantorCentre universitaire de formation en environnement et développement durable (CUFE)
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM. Env.


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