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dc.contributor.advisorRivard, Nathalie
dc.contributor.authorSimoneau, Mélanie
dc.date.accessioned2019-12-06T18:41:24Z
dc.date.available2019-12-06T18:41:24Z
dc.date.created2009
dc.date.issued2009
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/16252
dc.description.abstractLa protéine tyrosine phosphatase, SHP-1, régule négativement différentes voies de signalisation importantes pour la prolifération cellulaire telles que les voies MAPK/ERK (MATSUBARA et al, 2001; MIZUNO et al, 2005; CAI et al, 2006), PI3K/AKT (YU et al, 1998; CUEVAS et al, 2001; DUBOIS et al, 2006) et Wnt/B-caténine (DUCHESNE et al, 2003). En général, SHP-1 amène un ralentissement de la prolifération cellulaire (WANG et al, 2006). Les rôles biologiques de SHP-1 ont surtout été étudiés dans les cellules hématopoïétiques où son expression est presqu'exclusivement cytoplasmique. L'expression protéique de SHP-1 dans les cellules épithéliales est retrouvée principalement dans le noyau suggérant des rôles et substrats différents. Le premier rôle nucléaire de SHP-1 dans les cellules épithéliales intestinales a été découvert dans notre laboratoire en 2003. Nous avons montré un rôle négatif de la tyrosine phosphatase SHP-1 sur l'activité transcriptionnelle de la B-caténine (DUCHESNE et al, 2003). Duchesne et al ont suggéré que SHP-1 pourrait réguler négativement la prolifération des cellules épithéliales intestinales en déphosphorylant dans le noyau des protéines clefs de la prolifération cellulaire, comme la B-caténine. Nous nous sommes intéressés à approfondir les rôles biologiques nucléaires de SHP-1 dans la prolifération des cellules épithéliales intestinales. Nous avons démontré que la phosphorylation sur tyrosine de la B-caténine est importante dans sa fonction de facteur de transcription. Le mécanisme d'action de SHP-1 dans le contrôle négatif de l'activité transcriptionnelle de B-caténine pourrait donc survenir par la déphosphorylation sur tyrosine. Les tyrosines 86 et 654 sont deux cibles potentielles puisque SHP-1 renverse l'effet de c-Src, une tyrosine kinase connue pour phosphoryler ces tyrosines (ROURA et al, 1999). Nous avons également montré que SHP-1 diminue l'activité transcriptionnelle de la B-caténine entre autre en diminuant son interaction avec le coactivateur TBP et en diminuant sa stabilité. Ainsi, SHP-1 en déphosphorylant sur tyrosine, en réduisant son interaction avec des partenaires et en réduisant la stabilité de la B-caténine pourrait influencer ses différents rôles nucléaires. En plus de la B-caténine, dans notre étude nous avons identifié un autre partenaire de SHP-1 également impliqué dans la prolifération cellulaire, Cdk2. La spécificité de l'interaction a été confirmée par des essais de co-immunoprécipitation dans les cellules épithéliales intestinales. SHP-1 et Cdk2 sont localisées principalement dans le noyau des cellules épithéliales intestinales prolifératives. Les complexes cycline E/Cdk2 et cycline A/Cdk2 jouent un rôle dans la régulation de la fonction de SHP-1: 1) cycline E/Cdk2 et cycline A/Cdk2 phosphorylent efficacement et active légèrement in vitro SHP-1 (SIMONEAU et al, 2008); 2) l'inhibition de l'activité de Cdk2 avec la roscovitine, une petite molécule qui cible spécifiquement le site de liaison à l'ATP des Cdks (McClue et al, 2002), augmente l'expression protéique et la stabilité de SHP-1. Notre étude supporte l'idée que SHP-1 subit une protéolyse limitée par le protéasome nucléaire et cette protéolyse est dépendante en partie de Cdk2, probablement à travers la phosphorylation de la Ser-591. De plus, SHP-1 semble être une cible pour un clivage endoprotéolytique spécifique par le protéasome en enlevant les 208 premiers acides aminés en N-terminal contenant les deux domaines SH2. Le peptide de 45- kDa restant, conserve l'activité catalytique phosphatase et apparaît s'accumuler dans le cytoplasme où il pourrait avoir une fonction biologique différente. Finalement dans notre étude, nous avons observé une augmentation de l'expression et activité de SHP-1 dans les lignées cancéreuses, contrairement à ce qui était attendu. Toutefois, SHP-1 co-immunoprécipite nettement moins avec la B-caténine dans les lignées cancéreuses comparativement aux cellules normales. SHP-1 pourrait ainsi avoir des substrats et rôles différents dans les cellules épithéliales cancéreuses de l'intestin. Nous avons justement observé un patron différent des variants d'épissage SHP-1 et SHP-1L entre les cellules normales et cancéreuses. L'identification des substrats nucléaires est critique pour comprendre le rôle de SHP-1 dans la tumorigenèse intestinale et dans la progression du cancer colorectal.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Mélanie Simoneau
dc.subjectProlifération cellulaire
dc.subjectCellules épithéliales
dc.subjectIntestin
dc.subjectPhosphatase
dc.subjectTyrosine
dc.titleRôles et régulation de la tyrosine phosphatase SHP-1 dans la prolifération des cellules épithéliales intestinales
dc.typeThèse
tme.degree.disciplineBiologie cellulaire
tme.degree.grantorFaculté de médecine et des sciences de la santé
tme.degree.levelDoctorat
tme.degree.namePh.D.


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