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dc.contributor.advisorMarchand, Serge
dc.contributor.advisorCarrier, Julie
dc.contributor.authorCoulombe, Marie-Andrée
dc.date.accessioned2019-12-06T17:20:27Z
dc.date.available2019-12-06T17:20:27Z
dc.date.created2009
dc.date.issued2009
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/16220
dc.description.abstractPlusieurs différences existent entre les hommes et les femmes au niveau de la perception de la douleur et il semble que les hormones sexuelles soient grandement impliquées comme mécanisme responsable de ces différences. Il a été observé que les récepteurs des hormones sexuelles sont largement répandus au niveau du système nerveux central, particulièrement dans les régions responsables de la transmission et de l'inhibition de la douleur. Plusieurs études ont démontré l'importance de l'estrogène dans les mécanismes associés à la nociception. Les estrogènes sont des hormones qui se lient à deux sous-types de récepteur génétiquement distincts. Le récepteur estrogénique a (ERa) est responsable particulièrement des comportements sexuels tant chez le mâle que chez la femelle, et le récepteur estrogénique b (ERb) affecte plutôt l'anxiété et l'apprentissage spatial. Des récentes études effectuées dans nos laboratoires démontrent que l'estrogène et la progestérone semblent avoir un effet hyperalgésique, en particulier, par une moindre inhibition de la douleur, tandis que la testostérone semble plutôt avoir un effet analgésique. De plus, il a été démontré lors de l’interphase du test à la formaline que les souris ERb «knockout» (KO) présente une hypoalgésie durant cette phase. Le récepteur ERb serait donc impliqué dans la modulation de la douleur. Mais qu'en est-il de la présence du récepteur ERa ? Une étude a démontré récemment que le récepteur ERa exprimé à la membrane cellulaire modulerait la signalisation des fibres afférentes nociceptives au niveau des ganglions de la racine dorsale (DRG). Les résultats de cette étude démontrent que le récepteur ERa aurait non seulement une fonction sur le système reproducteur, mais jouerait un rôle dans la transmission et/ou la modulation de la douleur. Objectifs et hypothèses de recherche : Le but de cette étude est donc d'examiner du point de vu comportemental l'impact des sous-récepteurs estrogéniques sur la modulation de la transmission et de l'inhibition de la douleur dans un modèle de douleur aiguë, tonique et d'inhibition active. Afin de bien caractériser les implications possibles de ces récepteurs, des ligands spécifiques et sélectifs aux différents sous-récepteurs, ainsi que des souris ERaKO ou ERbKO ont été utilisées. Résultats et discussion : Contrairement à ce qui avait été observé chez le rat lors d'expérimentations précédentes, les réponses nociceptives associées au test à la formaline ne présentent aucune différence entre les mâles et les femelles. Les résultats obtenus chez la souris peuvent être expliqués par la variation inter-espèce et inter-souche. Néanmoins, chez les souris ayant reçu l'agoniste spécifique au récepteur ERb, une hyperalgésie, en comparaison des souris contrôles, a été observée durant l'interphase et la phase 2a du test à la formaline. Ces résultats confirment le rôle du récepteur ERb dans la modulation des capacités inhibitrices de la douleur. Quant aux souris ERaKO, celles-ci ont présenté une augmentation du comportement douloureux en phase 1 (douleur aiguë), ce qui représente une modulation de la transmission de la douleur entre la périphérie et la moelle épinière. Une hyperalgésie spécifique aux femelles a aussi été observée lors de l'interphase. Cette variation entre les sexes pourrait s'expliquer par une différence des mécanismes neurophysiologiques de contrôle de la douleur entre les mâles et les femelles [Gaumond et al., 2007]. Ces résultats suggèrent que l'influence du récepteur ERa sur la modulation de l'inhibition de la douleur par les centres supérieurs est dépendante du sexe. Conclusion : Ces résultats ont permis de caractériser pour la première fois dans un modèle de comportement animal les effets distincts des deux sous-types de récepteurs estrogéniques, d'une part l'effet hypoalgésique associé à l'activation du récepteur ERa et d'autre part l'effet hyperalgésique associé à l'activation du récepteur ERb.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Marie-Andrée Coulombe
dc.subjectDouleur
dc.subjectComportements animaux
dc.subjectTest à la formaline
dc.subjectHormones sexuelles
dc.titleImplication des sous-récepteurs estrogéniques dans les mécanismes neurophysiologiques de modulation de la douleur
dc.typeMémoire
tme.degree.disciplinePhysiologie
tme.degree.grantorFaculté de médecine et des sciences de la santé
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM. Sc.


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