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dc.contributor.advisorSirois, Pierre
dc.contributor.authorCadieux, Alain
dc.date.accessioned2019-07-05T14:03:23Z
dc.date.available2019-07-05T14:03:23Z
dc.date.created1983
dc.date.issued1983
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/15747
dc.description.abstractLe but de cette étude était de vérifier si des dommages pulmonaires causés par un polluant externe tel l'amiante pouvaient avoir suffisamment de répercussions pour perturber le fin contrôle des fonctions non respiratoires du poumon. Des cobayes ont reçu une injection intratrachéale d'une dose unique d'une suspension stérile de chrysotile Canadienne B (5 mg) et ont ensuite été gardés pour des périodes de 1, 3, 6 et 12 mois. À chacune de ces périodes, des animaux ont été sacrifiés, les poumons ont été prélevés, perfusés via l'artère pulmonaire et le métabolisme d'une série de substances vasoactives a été évalué dans un système de superfusion en cascade. À la fin de l'expérimentation les poumons ont été conservés dans une solution de formaldehyde 4% glutaraldehyde 1% pour fin d'études histopathologiques. Des cellules alvéolaires libres de poumons de cobayes ont également été recueillies chez des animaux 6 mois après le traitement à l'amiante. Ces cellules ont été réparties par groupe de 5 x 10(exposant 6) (1 ml) dans des tubes siliconisés et ont été incubées pendant 2 hres en présence ou non de divers substrats et/ou d'inhibiteurs. Les observations en microscopie optique ont révélé que la réponse tissulaire consistait en une réaction inflammatoire aiguë des bronchioles terminales et respiratoires suivie d'un dépôt de fibres de collagène dans la matrice interstitielle de même que dans la lumière des voies aériennes de petit et moyen calibre. Les dommages causés par la présence des fibres d'amiante dans les poumons ont été tels que le degré de sévérité de la fibrose a atteint respectivement les grades 0, 1, 2 et 3 aux périodes de 1, 3, 6 et 12 mois. La présence de fibres d'amiante dans les poumons n'a pas entraîné de changements majeurs au sein des activités enzymatiques retrouvées au niveau des cellules alvéolaires libres du poumon. Dans l'ensemble ces cellules ont conservé leur capacité à hydrolyser l'angiotensine I et la bradykinine et sont demeurées inaptes à métaboliser la sérotonine, la prostaglandine E2, l'histamine et la norépinéphrine. Par contre le processus d'activation de l'angiotensine I a été quelque peu perturbé. Le développement de l'amiantose n'a pas causé de changements significatifs dans le métabolisme pulmonaire de l'acétylcholine et de la bradykinine. Par contre les taux d'activation de l'angiotensine I et les taux de métabolisme de la prostaglandine E2 et de la sérotonine ont diminué de façon parallèle avec l'évolution de la pathologie. De plus la norépinéphrine et l'histamine ont été inactivés à des taux plus élevés avec l'apparition des lésions pulmonaires. L'analyse des résultats suggère que ces altérations métaboliques ne sont pas associées à un effet particulier de l'amiante comme par exemple la diminution d'une activité enzymatique donnée. Au contraire, ces perburbations métaboliques apparaissent plutôt découler d'effets plus généraux (augmentation de la perméabilité des cellules vasculaires et diminution des réserves énergétiques du poumon) caractérisant ainsi le déclenchement des mécanismes de défense pulmonaire, face à une agression de type toxique.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Alain Cadieux
dc.titleEffet du développement de l'amiantose expérimentale sur les fonctions non-respiratoires du poumon
dc.typeThèse
tme.degree.disciplinePhysiologie
tme.degree.grantorFaculté de médecine et des sciences de la santé
tme.degree.levelDoctorat
tme.degree.namePh.D.


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