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dc.contributor.advisorAoun, Sami
dc.contributor.authorBenoît, Jessyfr
dc.date.accessioned2019-05-23T14:47:01Z
dc.date.available2019-05-23T14:47:01Z
dc.date.created2019fr
dc.date.issued2019-05-23
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/15544
dc.description.abstractLe conflit syrien est ponctué d’événements critiques pour la sécurité internationale. Débutant par les soulèvements du Printemps arabe, la guerre syrienne est rapidement devenue une lutte contre le terrorisme international. Durant ce conflit, une alliance militaire inusitée entre la Russie et la Turquie a également eu lieu. Depuis 2017, les deux pays signent des ententes de principes, font des déclarations communes et participent à des conférences de paix à propos de ce conflit. Pourtant, les deux pays étaient des rivaux politiques : la Turquie appuyait l’opposition syrienne, tandis que la Russie offrait son aide au gouvernement en place. De plus, en 2015, l’armée turque a abattu un chasseur russe. Une escalade diplomatique s’en est suivi. Qu’est-ce qui explique ce changement drastique de position ? Est-ce que ce rapprochement en Syrie correspond à un ajustement stratégique au Moyen-Orient ? En utilisant l’institutionnalisme historique et l’institutionnalisme sociologique, ce projet de mémoire trace l’évolution stratégique en matière de hard power et de soft power russes et turcs depuis le conflit syrien. Pour y parvenir, une revue des sources primaires a été effectuée afin d’acquérir le maximum de communications des politiciens turcs et russes. Également, un autre objectif du projet est d’analyser les documents légaux comme les constitutions et les textes de loi. Enfin, certains documents provenant de groupes de recherches (think tanks) ont enrichi le mémoire. Les résultats issus de cette démarche démontrent que la guerre en Syrie s’inscrit dans une continuité stratégique. Depuis les années 2000, la Turquie et la Russie s’unissent pour combattre certains groupes terroristes. Les pourparlers d’Astana illustrent cette volonté commune. Un autre intérêt convergent concerne le mécontentement envers la politique étrangère américaine au Moyen-Orient. Les deux pays pratiquent un anti-impérialisme américain et occidental. Or, cette tactique était employée par des partis islamistes turcs, bien avant l’AKP. Le gouvernement russe sous Primakov le pratiquait également. Le conflit syrien n’a donc pas créé ce sentiment, il l’a seulement amplifié. La recherche souligne aussi l’incompatibilité des stratégies russes et turques en Syrie et au Moyen-Orient. Entre autres, leurs conceptions de l’islamisme radical semblent être différentes. Il faut rappeler que la Turquie soutenait l’opposition syrienne qualifiée d’extrémiste par la Russie. Le pragmatisme du gouvernement russe sous Poutine semble également être problématique. Bien que le gouvernement russe souhaite collaborer avec les pays du Moyen-Orient, il préfère les dialogues bilatéraux (ou avec quelques acteurs) afin d’établir un rapport de force favorable. En Syrie, la diplomatie russe collabore avec plusieurs rivaux géopolitiques dans le but de maximiser ses intérêts. En somme, il est difficile d’affirmer qu’il s'agit d'une véritable réorientation stratégique pour la Turquie ou pour la Russie. Le conflit syrien et les relations russo-turques demeurent un sujet d’actualité et d’analyse.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Jessy Benoîtfr
dc.subjectTurquiefr
dc.subjectRussiefr
dc.subjectRapprochement russo-turcfr
dc.subjectGuerre en Syriefr
dc.subjectSécurité internationalefr
dc.subjectIslamisme politiquefr
dc.subjectLutte au terrorismefr
dc.titleLe rapprochement russo-turc en Syrie : analyse des tendances probables au Moyen-Orientfr
dc.typeMémoirefr
tme.degree.disciplinePolitiquefr
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humainesfr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM.A.fr


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