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dc.contributor.advisor[non identifié]
dc.contributor.authorGilbert Poirier, Daniele
dc.date.accessioned2019-04-29T18:27:58Z
dc.date.available2019-04-29T18:27:58Z
dc.date.created1986
dc.date.issued1986
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/15393
dc.description.abstractLe dépérissement, après avoir dévasté de nombreuses forêts européennes, a fait son apparition en Amérique du Nord et récemment, au Québec. Tel qu'il nous apparaît aujourd'hui, il s'agit d'une maladie complexe qui conduit, par un affaiblissement progressif des arbres à une détérioration et une perte de feuillage, une réduction de croissance et une augmentation de susceptibilité à des stress secondaires. On distingue trois classes de facteurs responsables du dépérissement: prédisposant, incitant et accessoire. Nous les avons classifié ici sous forme de facteurs physiques (climatiques, édaphiques et anthropiques), chimiques (polluants atmosphériques) et biologiques (insectes défoliateurs, champignons). Les facteurs physiques n'expliquent pas le phénomène actuel où les dégâts ne cessent de s'aggraver. Les facteurs chimiques représentés par les polluants atmosphériques tels le dioxyde de soufre, les oxydes d'azote et l'ozone se manifestent toujours sous forme de mélanges qui, par effet de synergie, obtiennent une toxicité supérieure à la somme des différents facteurs pris isolément. Les facteurs biologiques ne jouent qu'un rôle secondaire; les défoliations peuvent être considérées comme des épisodes naturels dans la vie d'un arbre; les infestations par certains champignons sont en fait la conséquence même d'une détérioration physiologique déjà avancée des arbres touchés. Les érablières du Québec sont situées parfois sur des stations inadéquates, mais aussi dans les régions les plus polluées du Québec. Après avoir considéré les causes les plus probables, tout porte à croire que le dépérissement des forêts est le résultat d'un ensemble de facteurs agissant concurremment pour débalancer le fonctionnement de tout l'écosystème forestier. Ce dernier réagira différemment selon ses degrés de résistances génétique, physiologique et édaphique mais, si le stress environnemental persiste, la forêt succombera. Une fois amorçé, le processus de dépérissement se généralise et s'intensifie rapidement. En ce qui concerne les forêts de conifères du Québec, leur productivité ne semble pas encore amoindrie mais les symptômes de dépérissement pourraient se manifester bientôt si l'on se réfère à la situation en Europe et aux Etats-Unis qui a évolué de façon fulgurante depuis les 25 dernières années. Il est donc essentiel de poursuivre les études et les expériences de simulation pour déceler rapidement la moindre diminution de la productivité forestière ou de la qualité des arbres de nos forêts et, surtout, pour tenter d'y remédier.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Daniele Gilbert Poirier
dc.subjectCultures--Effets de la pollution de l'air sur
dc.subjectArbres--Ecologie
dc.subjectÉcologie forestière
dc.subjectEffets de la gelée sur les plantes
dc.subjectEffets de la grèle sur les plantes
dc.subjectEffets du froid sur les plantes
dc.subjectSols--Chimie
dc.subjectSols--Pollution
dc.titlePrincipaux facteurs impliqués dans le dépérissement des forêts en Europe et en Amérique du Nord
dc.typeEssai
tme.degree.disciplineEnvironnement et développement durable
tme.degree.grantorCentre universitaire de formation en environnement et développement durable (CUFE)
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM. Env.


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