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dc.contributor.advisor[non identifié]
dc.contributor.authorGrenier, Anna
dc.date.accessioned2019-04-26T20:02:43Z
dc.date.available2019-04-26T20:02:43Z
dc.date.created1993
dc.date.issued1993
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/15362
dc.description.abstractLes Iles-de-la-Madeleine, avec environ 435 km de côtes, représentent l'un des quatre principaux systèmes de barrières sableuses et d'îles du golfe du Saint-Laurent. Il s'agit d'un environnement particulier qui se différencie nettement des autres régions du Québec et où la mer est omniprésente sur l'ensemble de l'archipel. Cet aspect distinct prend toute sa signification lorsque l'on découvre cette entité territoriale constituée d'îles rocheuses unies par un système de longues barrières sableuses, ces dernières isolant de grandes lagunes entre elles. Le détail des côtes madeliniennes permet de mieux apprécier la diversité des formes littorales, résultat d'un long travail dominé par l'action des vagues et l'important transport sédimentaire. Outre les activités liées au secteur des pêches, le transport maritime et, plus récemment, les industries touristique et agricole tiennent une place importante dans l'économie des Iles-de-la-Madeleine. D'autre part, avec le développement récent de la villégiature, on observe de plus en plus de chalets et de résidences secondaires directement implantés sur la dune bordière. Associées à toute cette problématique, s'intègrent des structures artificielles qui permettent la pratique de ces activités et qui sont essentielles à leur bon développement. Outre les structures éditées par les riverains, le quai de l'île Brion et les ouvrages que l'on trouve à l'intérieur des lagunes, 57 aménagements littoraux ont été recensés, dans lesquels 107 structures artificielles différentes (ouvrages d'accostage, de défense, de radoub et de traversée), construites depuis la fin du siècle dernier. Étant donné un recul observé depuis plusieurs dizaines d'années des côtes des Iles-de-la-Madeleine, le but de cette étude est de déterminer avec l'aide de différentes couvertures de photographies aériennes et de cartes et plans historiques lorsque pertinent, le bilan net de l'érosion / sédimentation de la côte et l'ampleur des changements due aux structures artificielles. L'évolution littorale récente des Iles-de-la-Madeleine a été rendue possible à partir de l'analyse de chacune des 21 unités sédimentologiques de côte où des structures artificielles ont été recensées. Le bilan global de l'évolution littorale des Iles-de-la-Madeleine démontre entre 1963 et 1983, une érosion générale des côtes, avec une perte nette de 254 310 m2 en 20 ans. D'autre part, pour la même période, les données indiquent la tendance à l'accumulation au niveau des côtes de la partie est (+760 030 m²), alors que celles de la partie ouest sont exposées à une forte érosion (-1 014 440 m²). D'ailleurs, toutes les unités sédimentologiques de la partie ouest ont enregistré une érosion, compte tenu de la dominance de vents d'ouest exposant la côte à des vagues de plus forte énergie que celles de la côte est. L'analyse des bilans d'évolution littorale par type de côte indique une érosion des côtes à falaise (-174 604 m²) nettement supérieure à celle des côtes de dépôts meubles (-66 182 m²), avec une perte nette de 240 786 m². Le phénomène d'érosion de plus en plus généralisé le long des côtes madeliniennes est principalement dû à la transgression marine actuelle, à la grande érodibilité du substratum rocheux, ainsi qu'aux tempêtes. En contrepartie, l'impact général des aménagements littoraux dans le bilan d'évolution littorale récente pour l'ensemble de l'archipel est négligeable. En dépit du faible impact des aménagements littoraux sur l'ensemble des côtes des Iles, il appert que la plupart des unités sédimentologiques analysées présentent certaines modifications du trait de côte occasionnées par la présence de structures artificielles. Ces changements sont cependant très localisés et généralement de faible ampleur. Les structures aritificielles ayant occasionné le plus de conséquences sur l'évolution littorale de certaines unités sédimentologiques sont, certes, les enrochements parallèles à la côte, notamment ceux situés à la plage de la Pointe aux Loups et à la plage de La Martinique. De plus, pour certaines côtes à falaise des Iles, la présence de structures artificielles perpendiculaires à la côte a grandement favorisé la formation de plages à leur base, notamment à l'île d'Entrée, à l'anse à la Cabane, à Pointe-Basse et à la Petite Échouerie. Enfin, l'implantation de nouvelles structures artificielles où que ce soit sur les côtes des Iles, devrait causer d'autres modifications du trait de côte. Toutefois, comme pour la situation passée, ces changements devraient être peu considérables, à moins évidemment d'une implantation inconsidérée, comme la construction d'une longue jetée en plein centre d'une barrière sableuse ou de nouveaux enrochements parallèles à la côte, sur l'une ou l'autre des barrières sableuses.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Anna Grenier
dc.titleÉvolution littorale récente et impact des structures artificielles aux Iles-de-la-Madeleine, golfe du Saint-Laurent, Québec
dc.typeMémoire
tme.degree.disciplineSciences géographiques
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humaines
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM. Sc.


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