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dc.contributor.advisorGibson, David
dc.contributor.authorLazure, Claude
dc.date.accessioned2019-01-23T19:38:09Z
dc.date.available2019-01-23T19:38:09Z
dc.date.created1978
dc.date.issued1978
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/14719
dc.description.abstractLes transformations néoplasiques des plasmocytes responsables de la biosynthèse des immunoglobulines engendrent un nombre élevé de pathologies du système immunitaire humoral connues sous le nom de syndromes lymphoprolifératifs. Ces désordres sont très souvent associés à l'apparition, dans le sérum ou les fluides urinaires, d’immunoglobulines ou de fragments d'immunoglobulines caractéristiques: les paraprotéines. L'étude des paraprotéines présentes chez un patient, Lor, atteint de l'une des pathologies les plus rares, la maladie des chaînes lourdes m, fait l'objet du présent travail. Deux paraprotéines distinctes, un fragment d'IgM dans le plasma et une chaîne légère l dans le plasma et les fluides urinaires, ont été identifiées: il s'agit de la première description de cette pathologie impliquant un fragment m et une chaîne légère l et aussi de la première étude complète sur la chaîne légère dans une telle maladie. Le fragment identifié est un fragment de chaîne lourde m d'un poids moléculaire de 55-57 000 g/mole présent dans le plasma, mais a des concentrations excessivement faibles. Cette protéine n'est pas associée à une chaîne légère de manière covalente: de plus, les déterminations de poids moléculaire ainsi que ses caractéristiques biochimiques et immunologiques la relient à un fragment (Fc)5m. Ce fragment m, contenant la chaîne J, se révèle extrêmement hétérogène puisque plusieurs espèces polymériques coexistent dans le plasma. Étant donné cette hétérogénéité et sa faible concentration, de nombreuses techniques nouvelles ont été mises au point et adaptées à ce type d'études: parmi celles-ci une méthode d'isolation par double affinité et une méthode d'électrophorèse bidimensionnelle se sont révélées très utiles. Seules les caractéristiques physico-chimiques de ce fragment ont été obtenues en raison de la faible quantité de matériel. Cependant, sa relation avec les autres fragments m provenant de la maladie des chaînes lourdes est discutée. La structure primaire de la chaîne légère Lor, constituée de 211 acides aminés, est décrite. Cette chaîne appartenant au sous-groupe de variabilité VlIII est isolée en faible quantité du plasma et des fluides urinaires. L'élucidation de la séquence primaire a nécessité de nombreuses micro-méthodes de dégradations, basées sur l'emploi d'enzymes et sur l'utilisation d'un séquenceur automatique: à ce sujet, il a été possible d'adapter un séquenceur conventionnel à la dégradation de faibles quantités (100-200 nmoles) de peptides de faibles poids moléculaires par voie classique. Les résultats obtenus permettent de mettre en évidence quinze nouvelles substitutions d'acides aminés jamais décrites à l'intérieur de la région variable, certaines d'entre elles impliquant des positions reconnues comme invariantes, et une nouvelle substitution dans la région constante. Cette dernière est localisée en position 155 de la protéine Lor et implique le changement d'une lysine par une thréonine: de plus, une autre substitution à la même position ayant déjà été rapportée, il s'agit donc de la première double substitution décrite dans la région constante des chaînes légères k ou l. La mise en évidence de tels changements à l'intérieur des chaînes légères soulève de nombreuses questions dont les implications au niveau génétique sont discutées.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights©Claude Lazure
dc.titleÉtudes structurales des paraprotéines présentes chez un patient atteint de la maladie des chaînes lourdes m
dc.typeThèse
tme.degree.disciplineBiochimie
tme.degree.grantorFaculté de médecine et des sciences de la santé
tme.degree.levelDoctorat
tme.degree.namePh.D.


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