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dc.contributor.advisorBonenfant, Joseph
dc.contributor.authorThéorêt, France
dc.date.accessioned2019-01-14T14:53:32Z
dc.date.available2019-01-14T14:53:32Z
dc.date.created1981
dc.date.issued1981
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/14584
dc.description.abstractDans la formulation du projet, il y a cette manière de voir: l'activité d'écriture est plurielle. Liant à la fois écriture et lecture, théorie et pratique, réflexions critiques et production romanesque, il s'agit de mettre en scène ou de faire passer à l'acte des écritures qui cherchent une voie de convergence. La thèse comme texte global et organisé permet la confrontation de quelques types de discours. Ces pages tendent à montrer l'organisation d'une écriture qui recherche les mêmes investissements libidinaux dans des formes différentes. Il n'y a pas à proprement parler cette voie unique, cette voie exemplaire de convergence ce qui ne signifie pas qu'on ne peut rien en dire. Il y a précisément un questionnement constant à propos de la langue qu'on parle et qu'on écrit. La modernité a montré que le langage était à la fois infini et structuré. C'est en fonction du langage structuré que les textes, qui suivent, veulent se définir. En outre, le langage désire s'exposer au lieu de s'imposer. Il cherche à le faire sur tous les plans: roman, journal, interventions, critique littéraire. Le roman La Barrière nerveuse, on ne peut pas le raconter. L'écriture romanesque pose néanmoins la question fondamentale de l'art de la narration. Les courtes scènes racontées visent à mettre en relief la langue telle qu'on la parle. Il faudrait dire aussi telle qu'on la parlait puisque la moitié du roman se situe au passé. Le journal du roman écrit au jour le jour suit à la trace le projet. Ces pages ont pour but de faire advenir l'écriture romanesque et les autres types de discours. Il s'agit d'un témoignage au sens de pages de vérité ou de l'authentique petite histoire de l'écriture. Ce n'est pas tant qu'il soit question de tout dire (entreprise à proprement parler impossible) mais il y a là une parole ou une expression sans projet autre que la page immédiate. Il n'y a pas de distanciation. Il n'y a pas de transposition. Le journal garde une courte vue. Quant aux interventions ce sont des textes commandés. Dans la terminologie classique, on dirait des textes de circonstance. Cependant, intervenir publiquement, tel je le conçois, suppose une confrontation, un débat idéologique. Comme dans les pages du roman, la question des femmes paraît en retrait. La mémoire interroge en filigrane toutes formes de continuité dans les paroles et dans les gestes. Cependant, cette mémoire dénonce la pensée nostalgique. Les pages de critique suivent. Elles sont largement tributaires de l'actualité littéraire (de janvier 1979 à août 1981). Le texte lu et commenté brièvement donne l'occasion de différencier l'écriture de l'expression. La critique permet de faire valoir certaines idées sur le langage (entre autres) et de les exposer à la discussion. Les textes de la thèse visent à montrer les étapes réelles d'un parcours d'écriture. Un roman peut-il avoir un ou des objectifs liés à un projet de thèse? En fait, un roman s'écrit dans l'oubli de la thèse mais en regard d'un projet. Le point de convergence ou d'unification qu'on pourra retracer dans les pages qui suivent ne pouvait pas être signalé au départ. Il me semble que le risque véritable d'une thèse de création littéraire tienne précisément, à ce point de départ, dans l'absence d'une démonstration à élaborer. Il faut construire l'objet thèse. De plus, la modernité a renoncé aux genres littéraires ou les a détruits au profit d'un regard différent sur le langage. Le monde est déjà codé. Le langage n'est pas neutre. Le langage de l'écrivain comme celui de n'importe qui, est déjà marqué et c'est sur ce langage qu'on peut intervenir. Rétrospectivement l'objet thèse apparaît. Au fur et à mesure de l'écriture romanesque, j'élabore un art d'écrire ou une esthétique romanesque que je nomme dans des pages postérieures: comment j'ai écrit ce roman. L'objet thèse est construit de manière inductive. Il y a une certaine oscillation au départ, le langage "infini" cherche des lignes de convergence et va vers une structuration. Un rapport langue-parole est interrogé, mis en scène, confronté sur tous les plans du discours.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© France Théorêt
dc.titleEssais d'une écriture plurielle - pour une mise en situation de textes concomitants
dc.typeThèse
tme.degree.disciplineLettres et littérature
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humaines
tme.degree.levelDoctorat
tme.degree.namePh.D.


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