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dc.contributor.advisorTourneur, Jean-Claude
dc.contributor.advisorBergeron, Jean-Marie
dc.contributor.authorCoderre, Daniel
dc.date.accessioned2019-01-11T14:31:13Z
dc.date.available2019-01-11T14:31:13Z
dc.date.created1983
dc.date.issued1983
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/14571
dc.description.abstractLa culture du maïs prend une importance de plus en plus grande au Québec, principalement dans les régions de L'Assomption et de St-Hyacinthe. Cependant, plusieurs insectes phytophages nuisent grandement à la productivité optimale de cette plante. Les pucerons (Aphididae) sont un problème constant des producteurs de maïs, du fait de leur capacité de transmission de maladies virales et par le miellat qu'ils secrètent, empêchant une pollinisation adéquate. Cette étude porte sur l'amélioration des connaissances de la bio-écologie des populations aphidiennes et de leurs prédateurs indigènes. Elle veut mettre en évidence la composition des populations aphidiennes et aphidiphages du sud du Québec dans le maïs; leurs fluctuations d'abondance en fonction de la phénologie de la plante-hôte et des facteurs écologiques prépondérants; ainsi que le synchronisme existant entre proies et prédateurs. L'échantillonnage aléatoire simple de cent plants par semaine fut effectué des semis à la senescence totale du maïs. Les parcelles étaient situées à St-Hyacinthe et L'Assomption, Québec, et furent échantillonnées de 1978 à 1982. L'espèce, la densité, le stade de développement et la position sur le support végétal étaient notés pour les populations aphidiphages et aphidiennes. De plus le stade phénologique de la plante-hôte ainsi que les facteurs climatiques furent pris en considération. L'utilisation de cages de plein champ permirent d'isoler des colonies de pucerons en présence d'un nombre déterminé de nouveaux prédateurs et d'évaluer ainsi l'impact potentiel des principaux aphidiphages. Les pucerons Rhopalosiphym maidis (Fitch) et Rhopalosiphym padi (L.) sont les deux principales espèces inféodées au maïs grain, Metopolophium dirhodum (Walker) et Sitobion avenae (Fabricius) apparaissant comme secondaires. Aucun puceron ne fut noté avant la fin de la phase végétative de la plante-hôte, soit plus de 40 jours après la levée des plants. R. maidis culmine au moment de l'anthèse, de la formation et de la maturation de l'épi et s'attaque principalement à ce dernier. R. padi est surtout inféodé aux feuilles inférieures et atteint des maximums dès la fin de la phase végétative et à la maturité de l'épi. De plus, il est démontré que toutes les espèces aphidiennes voient leur nombre d'individus ailés augmenter en fonction de l'augmentation de leur abondance totale. D'autre part, quatre familles aphidiphages se nourrissent des pucerons du maïs; ce sont les Chrysopidae, les Hemerobiidae et les Syrphidae, représentés par une seule espèce chacune et par les Coccinellidae qui comptent huit espèces, dont trois d'importance. Ce dernier taxon domine nettement chaque année. Certaines caractéristiques écologiques sont mises en évidence, telles que la recherche active de colonies de pucerons, lors de la ponte chez les coccinelles et les syrphes, l'effet de bordure ainsi que la répartition spatiale horizontale et verticale des différents stades de développement. De façon générale, on remarque une sous-exploitation de la niche spatiale correspondant à la panicule, seuls R. maidis s'y développe en grand nombre, mais de façon très ponctuelle. Les niveaux inférieurs à l'épi sont préférés par deux espèces aphidiennes, S. avenae et R. padi; ils accueillent de plus majoritairement de nombreux prédateurs, tels que les larves des coccinelles H. tredecimpunctata, C. maculata ainsi que celles du syrphe S. philanthus, tout comme l'adulte de C. maculata. On y retrouve également un plus grand nombre d'oeufs de C. oculata, H. tredecimpunctata et C. maculata, de même que les nymphes de cette dernière espèce. D'autre part, on note la majorité des pucerons de l'espèce R. maidis entre les spathes de l'épi, tout comme les stades imaginaux des coccinelles C. septempunctata, C. trifasciata et H. humilinus. Les larves d'hémérobe y sont également prédominantes. Finalement, les feuilles supérieures à l'épi soutiennent la majorité des coccinelles adultes des espèces H. parenthesis, C. transversoguttata, A. bipunctata et H. tredecimpunctata, de même que les nymphes de cette dernière. De plus, l'analyse des facteurs écologiques influençant les densités aphidiennes met en évidence le peu d'impact qu'ont la température et la pluviosité au cours des mois de juillet et août contrairement à septembre, où elles deviennent prédominantes. Ce sont les Syrphidae qui montrent le meilleur synchronisme avec le puceron R. padi, alors que les HemePobiidae ont le même comportement face à R. maidis; cependant, leur faible abondance limite leur impact réel. Les Coccinellidae, par contre, quoique démontrant un coefficient de similarité plus bas, sont les plus nombreux et maintiennent un potentiel prédateur intéressant au cours de la saison. H. tredecimpunctata et C. maculata sont les coccinelles ayant le plus grand impact sur R. padi en conditions expérimentales et c'est Coccinella septempunctata qui limite de la façon la plus efficace R. maidis.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Daniel Coderre
dc.subjectCoccinelles
dc.subjectMaïs--Maladies et fléaux
dc.subjectSyrphidés
dc.titleÉcologie des espèces aphidiennes et aphidiphages inféodées au maÏs de la région sud du Québec
dc.typeThèse
tme.degree.disciplineBiologie
tme.degree.grantorFaculté des sciences
tme.degree.levelDoctorat
tme.degree.namePh.D.


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