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dc.contributor.advisorPaul, Denise
dc.contributor.advisorSt-Cyr-Tribble, Denise
dc.contributor.authorVeilleux, Christine
dc.date.accessioned2018-12-05T16:19:15Z
dc.date.available2018-12-05T16:19:15Z
dc.date.created1989
dc.date.issued1989
dc.identifier.isbn0315547537
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/14449
dc.description.abstractL'accroissement du problème suicidaire chez les adolescents au cours des trente dernières années souligne la nécessité pour les professionnels de la santé de s'intéresser un peu plus aux possibilités de prévention. Il est connu que la majorité des adolescents manifestent à l'entourage leur désir suicidaire avant de passer à l'acte. Cependant, beaucoup de parents réagissent avec étonnement et incompréhension lorsqu'une telle situation se présente. Cette problématique nous a amenés à nous questionner sur les conceptions et attitudes des parents d'adolescents concernant le suicide. Un échantillon aléatoire systématique de 380 sujets, pères ou mères d'adolescents du cinquième secondaire de la région de Sherbrooke, a été invité à compléter un questionnaire d'opinions sur le suicide. L'instrument utilisé, le "Suicide Opinion Questionnaire" (SOQ) (Domino et al., 1982), est constitué de 100 items de type Likert à cinq options. Il a été traduit puis validé auprès du groupe de parents. D'abord distribués par le biais des institutions scolaires, les questionnaires nous ont été retournés par la poste dans une proportion de 61,3%. L'âge, le sexe, le statut socio-économique, le vécu par rapport au suicide, vécu personnel et vécu « social », de même que l'accessibilité à de l'information sur le sujet, ont constitué les variables secondaires d'intérêt. L'échantillon de parents ayant participé à l'étude était composé en majorité de femmes (77,3%) et de 22,7% d'hommes. Parmi ces sujets, 14,0% ont avoué avoir déjà sérieusement envisagé de se suicider alors que 3,7% ont affirmé être déjà passé à l'acte sans succès dans le passé. Un taux de 74,2% ont déjà fréquenté une personne s'étant suicidée ou ayant attenté à ses jours, alors que seulement 37,0% ont reçu une quelconque information, structurée ou non, à propos du suicide. L'analyse statistique des résultats nous a permis de constater que la majorité des parents n'accepte pas le suicide comme solution aux problèmes de la vie (x - 3,65; E.T. = 0,52). Nous avons également réalisé que les conceptions des parents concernant le suicide sont plus conformes à la réalité que ce que suggèrent certains auteurs. Rares sont les parents qui voient dans la maladie mentale une explication valable au suicide (x - 3,54; E.T. - 0,34). Selon les répondants, l'âge ne serait pas non plus un facteur d'influence sur le risque suicidaire (x = 3,88; ET. = 0,61). Des comparaisons effectuées entre les opinions des membres de sexe opposé nous indiquent cependant que les hommes, beaucoup plus que les femmes, perçoivent le geste suicidaire comme un acte impulsif (p < 0,05), sans lien réel avec la maladie mentale (p < 0,05). Nous observons des différences significatives lors des comparaisons opposant les parents ayant déjà vécu une situation de suicide personnelle (idéation suicidaire sérieuse ou tentative antérieure) ou « sociale » (fréquentation d'individus ayant déjà attenté à leurs jours), et ceux n'en ayant jamais vécu. Les résultats de l'étude ont indiqué que les parents ayant vécu une situation de suicide acceptent généralement mieux le suicide (p < 0,01), et n'entrevoient aucun lien entre la religion et le désir de passer à l'acte (p < 0,05), croient davantage à une possibilité d'intervention efficace (p < 0,05), sans toutefois percevoir de lien entre l'âge et le désir de suicide (p < 0,05). Un seul élément distingue cependant les sujets ayant déjà reçu de l'information par rapport au suicide: leur opinion quant à l'impulsivité du geste (p < 0,01). Ces résultats suggèrent une étude plus poussée sur les différences de conception entre hommes et femmes et sur les répercussions que ces divergences peuvent apporter sur la prévention du suicide. L'étude nous invite également à étendre notre sphère d'intervention au-delà de la théorie pour s'attarder davantage à l'amélioration des mécanismes de communication et au renforcement du réseau unissant ensemble parents, adolescents et professeurs, afin qu'il y ait partage du vécu quotidien.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights©Christine Veilleux
dc.titleConceptions et attitudes des parents d'adolescents du cinquième secondaire concernant le suicide et variables reliées
dc.typeMémoire
tme.degree.disciplineSciences cliniques
tme.degree.grantorFaculté de médecine et des sciences de la santé
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM. Sc.


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