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dc.contributor.advisor[non identifié]
dc.contributor.authorSt-Louis, Jean
dc.date.accessioned2018-12-05T16:19:12Z
dc.date.available2018-12-05T16:19:12Z
dc.date.created1972
dc.date.issued1972
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/14447
dc.description.abstractDifférents aspects physiopathologlques de l'hypertension artérielle rénale ont été étudiés chez le rat. Le rôle du système nerveux sympathique dans le développement de l'hypertension artérielle a été étudié en utilisant la 6-hydroxydopamine pour provoquer une sympathectomie chimique et la démédullectomie surrénalienne pour éliminer la sécrétion des catécholamines par la glande surrénale. Les résultats démontrent que l'administration répétée de 6-hydroxydopamine (100 mg/kg à 14 jours de distance) empêche partiellement le développement de l'hypertension artérielle chez des rats soumis à l'opération de Goldblatt (première forme d'hypertension Goldblatt, avec deux reins). Cependant, la pression artérielle monte à des valeurs significativement plus élevées que chez les animaux contrôles. La démédullectomie n'affecte apparemment pas le développement de l'hypertension rénovasculaire et ne modifie pas l'effet de la 6-hydroxydopamine. L'état fonctionnel des barorécepteurs a été étudié en réduisant le volume sanguin par une hémorragie, la mesure directe de la pression artérielle et le calcul de la fréquence cardiaque à partir du pouls carotidien, chez des rats non-anesthésiés, ont démontré que les barorécepteurs demeurent excitables au niveau normal depression artérielle (130 mm Hg) lorsque la pression est diminuée sous ce niveau, chez le rat hypertendu. En effet, les changements de fréquence cardiaque, observés chez les animaux normotendus et hypertendus, vont dans le sens opposé: une tachycardie est constamment observée chez les normotendus, tandis que les hypertendus présentent une bradycardie quelques minutes après l'hémorragie. En plus, ces expériences ont montré que la remontée de la pression artérielle des rats hypertendus, après l'hémorragie est semblable à celle des animaux contrôles. Le rôle du rein sténosé et l'importance du volume des liquides organiques dans le soutien de l'hypertension ont été étudiés chez des rats normotendus et hypertendus par moyen d'une néphrectomie bilatérale. Vingt-quatre heures après la néphrectomie totale, les 4 groupes d'animaux (normotendus et hypertendus avec deux reins, normotendus et hypertendus uninéphrectomisés) montrent une diminution significative de l'hématocrite et dans une autre expérience, chez des rats hypertendus avec deux reins, une augmentation significative de l'espace de distribution de l'inuline a été observée. La pression artérielle reste aux valeurs de contrôle chez les rats normotendus uninéphrectomisés. Par contre, elle diminue significativement dans les 2 groupes de rats hypertendus. Ces résultats suggèrent qu'une augmentation des liquides extracellulaires et intravasculaires en absence des reins est associée à une diminution de la pression artérielle. Le rein sténosé semble maintenir un rôle actif dans cette phase de l'hypertension rénale expérimentale (4 à 5 semaines après l'opération de Goldblatt). Pour contrôler l'importance du système rénine-angiotensine dans le maintien de l'hypertension rénale expérimentale chez le rat, des antagonistes spécifiques et compétitifs de l'angiotensine I et II ont été utilisés, à fortes doses, chez les 4 groupes d'animaux mentionnés auparavant. Le Ala-8-ATII s'est avéré inefficace, tandis que 3 autres antagonistes (le Leu-8-ATII, le Sar-1, Ala-8-ATII et le Sar-l, Leu-8-ATII) ont produit des chutes significatives de la pression artérielle chez les rats atteints de la première forme d'hypertension rénale selon Goldblatt. Les mêmes composés sont inefficaces chez les rats hypertendus uninéphrectomisés. Certains de ces inhibiteurs et en particulier, le Sar-1, Leu-8-ATII, ont un effet presseur de courte durée chez les 4 groupes d'animaux. Cet effet disparaît au cours des 5 premières minutes et apparemment, n'interfère pas avec l'action hypotensive du composé. Ces expériences nous permettent de conclure que l'hypertension rénale expérimentale est une maladie à pathogénie multiple; d'une part, le système nerveux sympathique semble jouer un rôle important dans le maintien de l'hypertension et d'autre part, le rein sténosé semble contribuer non seulement au développement, mais aussi au maintien de la maladie. Par contre, aucune évidence n'a été obtenue pour affirmer un rôle pathogénétique d'une expansion des liquides extracellulaires et intravasculaires.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights©Jean St-Louis
dc.titleÉtude des différents facteurs pathogénétiques de l'hypertension rénal expérimentale
dc.typeMémoire
tme.degree.disciplinePharmacologie
tme.degree.grantorFaculté de médecine et des sciences de la santé
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM. Sc.


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