Show simple document record

dc.contributor.advisor[non identifié]
dc.contributor.authorDrapeau, Jean
dc.date.accessioned2018-07-20T16:18:38Z
dc.date.available2018-07-20T16:18:38Z
dc.date.created1994
dc.date.issued1994
dc.identifier.isbn0315930403
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/12936
dc.description.abstractEn 1989, le Québec fut frappé par une épidémie de rougeole. En Estrie, la majorité des cas furent rapportés chez des enfants d'âge scolaire, ayant reçu, pour la plupart, le vaccin vivant atténué. En utilisant les cas déclarés au Département de santé communautaire de Sherbrooke, une étude cas-témoin fut entreprise en vue d'évaluer l'efficacité relative du vaccin en fonction de l'âge à l'administration. L'étude fut circonscrite aux cas de rougeole déclarés en 1989, chez les individus vivant dans la région sociosanitaire 05 (n=480). L'analyse fut limitée aux cas âgés entre 5 et 19 ans allant à l'école publique primaire ou secondaire ayant déjà reçu une seule dose du vaccin vivant atténué avant l'âge de 25 mois (n=285). Au printemps 1992, 6 témoins appariés pour le sexe, l'âge (+- 6 mois), l'école et le niveau scolaire en 1989 furent choisis de façon aléatoire à partir des listes officielles fournies par les commissions scolaires. Le statut immunologigue de ces témoins fut obtenu à l'aide du registre vaccinal du D.S.C.. Le but de l'étude étant d'étudier une cause possible de l'échec vaccinal et non pas l'efficacité de la vaccination; les témoins appariés devaient eux-aussi avoir été vaccinés. L'appariement final fut réalisé en ne retenant que 3 témoins acceptables pour chaque cas. L'analyse fut donc exécutée en utilisant 218 cas et 654 témoins. Nous avons estimé le risque relatif de maladie à l'aide de rapport de cotes ("odds-ratio"), établis en comparant les proportions des cas et témoins en fonction de l'âge lors de l'administration du vaccin. L'analyse fut exécutée à l'aide du logiciel S.A.S. Dans un premier temps, nous avons analysé les données en considérant l'âge à la vaccination comme une variable dichotomique, soit vacciné avant 15 mois versus 15 mois et plus. Les rapports de cotes ainsi que les intervalles de confiance furent déterminés sur les données appariées et non-appariées. Ces deux analyses nous ont donné des résultats similaires. Le risque attribuable fut estimé à partir des rapports de cotes obtenus. Par la suite, nous avons séparé les individus en fonction de leur âge à la vaccination en huit catégories vaccinales d'intervalle de 1 mois que nous avons étudiées par régression logistique. L'existence d'une tendance linéaire des proportions de cas observés par rapport à ces huit catégories vaccinales fut vérifiée à l'aide de la méthode du khi-carré. Le risque d'acquérir la maladie si vaccinés à moins de 15 mois par rapport à 15 mois et plus est de 2.04 (I.C.:95% 1.40-3.00). Il n'y a pas d'indication que le rapport de cotes varie selon l'âge de l'enfant au moment de l'exposition à la maladie. La tendance des rapports de cotes démontre une nette décroissance progressive du risque avec l'augmentation de l'âge à la vaccination (p < 0.001). Dans le groupe d'enfants d'âge scolaire identifié, 42% du total des cas peuvent être attribuables au fait d'avoir été vaccinés avant l'âge de 15 mois. Les résultats obtenus nous confirment donc l'importance de l'effet de l'âge à l'administration du vaccin contre la rougeole. Un ratio de même intensité fut observé durant la même période dans la région de Québec. La persistance des anticorps maternels seraient encore probablement impliqués dans le mécanisme des échecs primaires.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Jean Drapeau
dc.titleL'efficacité du vaccin anti-rougeoleux : étude cas-témoin sur l'influence de l'âge au moment de la vaccination
dc.typeMémoire
tme.degree.disciplineSciences cliniques
tme.degree.grantorFaculté de médecine et des sciences de la santé
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM. Sc.


Files in this document

Thumbnail

This document appears in the following Collection(s)

Show simple document record