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dc.contributor.advisorDurand, Pierre
dc.contributor.advisorLoisel, Patrick
dc.contributor.authorDurand, Marie-José
dc.date.accessioned2018-07-05T16:12:31Z
dc.date.available2018-07-05T16:12:31Z
dc.date.created1996
dc.date.issued1996
dc.identifier.isbn0612154254
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/12715
dc.description.abstractLes dorso-lombalgies reliées au travail évoluent vers la chronicité dans 5 à 7% des cas. Les coûts sociaux liés à ces incapacités prolongées sont considérables. Depuis une vingtaine d'années plusieurs programmes de réadaptation des travailleurs ont émergé. Ces programmes sont généralement réalisés dans un milieu médical c'est-à dire dans une clinique médicale, ou dans un centre de réadaptation. Le milieu de travail est rarement impliqué. Récemment une nouvelle modalité a vu le jour : le Retour Thérapeutique au Travail. Cette intervention consiste en un retour progressif et supervisé d'un individu à son poste de travail en parallèle avec la poursuite d'un programme intensif de réadaptation. Par conséquent, le milieu de travail réel est directement impliqué au cœur même du processus de réadaptation. Cette intervention est née de connaissances empiriques de cliniciens œuvrant auprès de cette clientèle et confrontés avec les nombreuses difficultés à réintégrer les travailleurs à leurs postes après un accident de travail. Toutefois, il n'existe pas actuellement de cadre théorique ni d'étude évaluative de cette intervention. Le présent travail veut précisément combler cette lacune. Les deux objectifs principaux de cette étude sont d'une part, d'établir un cadre théorique qui supporte l'utilisation de cette intervention et, d'autre part de réaliser une évaluation préliminaire de ses effets. Pour remplir le premier objectif, un cadre théorique a été développé, établi dans un cadre légal et puisant ses sources dans une approche systémique et dans une perspective éducative. Une étude d'observation a été réalisée, chez des travailleurs qui ont présenté une lésion professionnelle au dos, pour compléter le second objectif. Une expérimentation invoquée avec post-test seulement et groupes témoins non équivalents a été le devis de recherche privilégié. Quatre groupes de travailleurs ont été constitués et évalués, six mois et plus après l'indication d'un programme intensif de réadaptation. Ces quatre groupes ont été pris en charge selon des modalités différentes de traitement: GROUPE 1, programme intensif de réadaptation suivi d'un Retour Thérapeutique au Travail, GROUPE 2, programme de réadaptation intensif seulement, GROUPE 3, traitement conventionnel offert dans la communauté et GROUPE 4, traitement de réadaptation refusé, c'est-à-dire que l'organisme payeur a refusé de financer le traitement de réadaptation. Tous les travailleurs de cette étude répondaient aux critères d'inclusion suivants : 1) avoir cumulé au minimum 90 jours d'absence du travail suite à l'accident au dos 2) avoir conservé un droit de retour au travail 3) avoir une indication médicale de programme de réadaptation. Les travailleurs ont été évalués à domicile par un interviewer indépendant et entraîné. L'entrevue portait sur le travail et certains indicateurs de santé. Des données personnelles et médicales ont également été saisies au dossier médical des travailleurs. Des analyses statistiques non-paramétriques et de régression logistique ont été utilisées. Caractéristiques personnelles et médicales. Le nombre de travailleurs évalués par groupe était de : 28 travailleurs pour le GROUPE 1, 49 travailleurs pour le GROUPE 2, 28 travailleurs pour le GROUPE 3 et 21 travailleurs pour le GROUPE 4. Les résultats révèlent que les groupes sont comparables pour l'âge, l'état civil, le niveau de scolarisation et la localisation des symptômes. La distribution du sexe des individus et les antécédents de chirurgie du dos sont différents selon les groupes. Le temps entre l'accident et l'évaluation de suivi est également différent entre les groupes 1 et 2. Présence au travail Pour les travailleurs qui ont participé au Retour Thérapeutique au Travail, 93% des individus étaient au travail deux ans en moyenne après l'accident de travail (groupe 1). Cette proportion est supérieure à celles des autres groupes de l'étude et à celles rapportées dans la littérature pour des programmes de réadaptation semblables. Les résultats des autres groupes à l'étude, décrivant la proportion d'individus au travail à l'évaluation de suivi, sont de : 73% pour le groupe 2, 72% pour le groupe 3 et 33% pour le groupe 4. Pour cette variable, des différences statistiquement significatives sont trouvées entre le groupe 1 et les groupes 2 et 4. Il n'y a pas de différence entre les groupes 1 et 3. Ceci est probablement dû au nombre moins élevé de travailleurs dans le groupe 3 influençant la puissance statistique du test. Indicateurs de santé. À l'exception des travailleurs du groupe 4 qui montrent un profil de qualité de vie inférieure, les trois autres groupes semblent avoir des indicateurs de santé équivalents. Ceci suggère que ces trois modes de prise en charge semblent tout aussi efficaces sur ces indicateurs de santé. Toutefois, des incapacités légères, des peurs et croyances erronées face à la pratique d'activités physiques et de travail et des douleurs persistent après deux ans chez l'ensemble des travailleurs, malgré le retour au travail. Ainsi une lésion professionnelle au dos semble entraîner des répercussions à long terme sur la santé des travailleurs. La généralisation des résultats de cette recherche est limitée par la non-équivalence des groupes par rapport aux caractéristiques personnelles et médicales des travailleurs, ainsi que par leur provenance géographique différente, pouvant affecter les ressources thérapeutiques des milieux et les contextes de travail. De plus, le nombre restreint de participants à l'étude limite également les conclusions. Toutefois, les résultats de cette première étude sur la présence au travail à long terme des individus qui ont participé au Retour Thérapeutique au Travail démontrent bien la valeur potentielle de cette modalité innovatrice de réadaptation au travail. Ainsi des études pour en préciser les effets et également pour permettre la validation de son cadre théorique devraient être entreprises.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Marie-José Durand
dc.titleÉtude des effets du retour thérapeutique au travail chez des travailleurs absents du travail suite à une lésion professionnelle au dos
dc.typeThèse
tme.degree.disciplineSciences cliniques
tme.degree.grantorFaculté de médecine et des sciences de la santé
tme.degree.levelDoctorat
tme.degree.namePh.D.


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