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dc.contributor.advisorTurcotte, Sylvain
dc.contributor.advisorBeaudoin, Sylvie
dc.contributor.authorBessette, Léofr
dc.date.accessioned2018-07-03T13:36:00Z
dc.date.available2018-07-03T13:36:00Z
dc.date.created2018fr
dc.date.issued2018-07-03
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/12607
dc.description.abstractAu Canada, seulement 9 % des jeunes d’âge scolaire sont suffisamment actifs pour atteindre les recommandations de 60 minutes d’activité physique d’intensité modérée à élevée par jour (Statistique Canada, 2015). Cette situation est préoccupante puisque la sédentarité des jeunes entraîne des effets majeurs sur la santé, notamment en étant associée à des maladies dites « non transmises » telles que l’obésité, l’hypertension et le diabète (Lee et al., 2012; OMS, 2014). En 1986, la communauté internationale s’est réunie pour proposer différentes pistes de solution. Dans la Charte d’Ottawa (OMS, 1986), il est précisé que l’école est un milieu d’intervention privilégié et que les approches globales de développement de la santé devraient être priorisées dans tous les efforts de promotion de santé. Une des initiatives scolaires qui ont découlé de la Charte d’Ottawa est les approches émergentes d’éducation à la santé. Ces approches sont construites dans le but de créer un environnement favorable à l’adoption de saines habitudes de vie et s’inscrivent dans une perspective systémique, c’est-à-dire en arrimant le milieu scolaire à la famille et à la communauté (OMS, 1986, 1997; Rivard et Turcotte, 2013). Par leur mise en œuvre particulière, les approches émergentes d’éducation à la santé sont généralement reconnues comme une stratégie efficace dans le soutien d’efforts de promotion de la santé, notamment en ce qui a trait à la pratique d’activités physiques (OMS, 1986, 1997). Pourtant, on en sait toujours peu sur les impacts de ces approches sur le développement d’un mode de vie actif chez les élèves (Crowe, 2015; INSPQ, 2004; Simard et al., 2011; Trudel, 2011). Plus particulièrement, peu de recherches permettent d’évaluer le maintien dans le temps des retombées des approches émergentes d’éducation à la santé sur l’activité physique des élèves (Deschesnes et al., 2008; Dobbins et al., 2009; Fung et al., 2012; Naylor et al., 2008; Siedentop, 2009; Simard et al., 2011). Cette étude porte sur une approche émergente d’éducation à la santé, le programme Santé globale, et s’intéresse particulièrement à la pratique d’activités physiques des élèves qui y ont participé au primaire. Cette étude s’appuie sur le modèle socioécologique de Sallis et al. (2006) afin d’analyser les perceptions des élèves par rapport à leur pratique d’activités physiques, ainsi qu’aux déterminants sociaux et environnementaux influençant cette pratique. Les deux objectifs spécifiques sont : 1) décrire la pratique d’activités physiques actuelle d’élèves du secondaire ayant participé au programme Santé globale au primaire et 2) caractériser, à l’aide des éléments du modèle théorique, la pratique d’activités physiques actuelle de ces élèves. La démarche méthodologique utilisée pour répondre à ces objectifs est une étude de cas multiples auprès de 24 élèves de deuxième cycle du secondaire qui ont participé au programme Santé globale au primaire. Les participants sont regroupés dans trois profils représentant le programme dans lequel ils sont présentement inscrits au secondaire, soit : 1) dans le programme Santé globale; 2) dans le programme régulier et 3) en Sport-études. Quatre méthodes de collecte de données ont été utilisées, soit : 1) l’accélérométrie; 2) le questionnaire; 3) le journal de bord et 4) l’entrevue individuelle. La combinaison des données d’accéléromètres et des journaux de bord a permis de déterminer le temps de pratique d’activités physiques des participants au cours de sept jours et ainsi les comparer avec les recommandations de 60 minutes quotidiennes d’activité physique d’intensité modérée à élevée (OMS, 2010b; Société canadienne de physiologie de l’exercice, 2011). On remarque que les participants des profils Santé globale et Sport-études sont actifs et atteignent en moyenne les recommandations prévues en activité physique. Les participants du profil régulier sont nettement moins actifs et font en moyenne environ la moitié de l’activité physique quotidienne recommandée. Dans l’ensemble, sept participants sur 24 (29 %) atteignent les recommandations, ce qui fait que les participants actifs sont surreprésentés dans notre échantillon, puisqu’au Canada c’est le cas de seulement 5 % des jeunes au secondaire (Statistique Canada, 2015). Le fait qu’une grande proportion de nos participants ait un nombre augmenté de périodes actives à leur horaire (n = 19) pourrait expliquer cette situation. D’ailleurs, l’éducation physique et à la santé représenterait plus de la moitié de l’activité physique totale pratiquée par nos participants, ce qui confère aux activités physiques pratiquées dans le domaine scolaire une importance déterminante dans l’atteinte des recommandations en activité physique. Les résultats permettent également de caractériser la pratique d’activités physiques des élèves à l’aide des éléments du modèle théorique. Au niveau intrapersonnel, on remarque que les filles ont des niveaux de pratique d’activités physiques équivalents à ceux des garçons, ce qui va à l’encontre des données que l’on retrouve dans la littérature voulant que les filles à l’adolescence soient moins actives que les garçons (Forthofer et al., 2017; Siedentop, 2009; Statistique Canada, 2015). Celles-ci ont également un sentiment de compétence plus élevé que les garçons en activité physique. Pour ce qui est des caractéristiques des domaines de vie actifs, les participants rapportent que le programme Santé globale au primaire représente un « premier contact » avec le transport actif, mais que ce n’est pas suffisant pour créer des habitudes qui pourraient être maintenues dans le temps. Les participants énoncent des contraintes par rapport à la pratique d’activités physiques récréatives, tels les devoirs et le travail. Les éléments qui favorisent leur pratique d’activités physiques sont le plaisir, le désir de maintenir une bonne condition physique, le fait de dépenser leur énergie et les encouragements du cercle social. Enfin, les participants actifs affirment que le programme Santé globale au primaire a influencé leur pratique d’activités physiques récréatives en leur faisant découvrir une grande diversité d’activités physiques que certains ont continué à pratiquer au secondaire. Les caractéristiques de l’environnement interpersonnel nous montrent que le soutien des enseignants et des amis est important pour nos participants, mais ce qui influence le plus leur pratique d’activités physiques est le soutien des parents. À ce sujet, la grande majorité des participants affirment être encouragés par leurs parents, notamment par un soutien sur le plan motivationnel, financier et organisationnel. Enfin, par rapport à l’environnement politique perçu, la grande majorité des participants sont d’accord que le programme Santé globale au primaire les amenait à être actifs à l’école. Cependant, ceux-ci sont partagés par rapport au fait que le programme Santé globale les amenait à être actifs en dehors des heures de cours durant leur parcours au primaire. Il en va de même pour la perception de l’influence du programme Santé globale au primaire sur leur pratique d’activités physiques actuelle. Les participants moins actifs sont en désaccord avec l’idée qu’ils aient été influencés par leur parcours au primaire, alors que les participants actifs semblent plutôt penser que leur passage au primaire a eu une influence positive à cet égard. En somme, bien que le programme Santé globale au primaire propose un encadrement favorable à la pratique d’activités physiques, la portée des interventions effectuées dans ce programme sur le développement et le maintien dans le temps d’un mode de vie actif reste à clarifier. Selon les résultats de cette étude, le programme Santé globale au primaire pourrait représenter une étape favorable au développement d’habitudes positives vis-à-vis de l’activité physique chez les jeunes, mais demande toutefois à être poursuivie dans une visée de continuité vers le secondaire et jusqu’à la vie adulte.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Léo Bessettefr
dc.subjectActivité physiquefr
dc.subjectPlein airfr
dc.subjectSanté globalefr
dc.subjectÉcolefr
dc.subjectScolairefr
dc.subjectSédentaritéfr
dc.subjectAccéléromètrefr
dc.subjectSecondairefr
dc.titleLa pratique d’activités physiques d’élèves de deuxième cycle du secondaire ayant participé au programme Santé globale au primairefr
dc.typeMémoirefr
tme.degree.disciplineSciences de l'activité physiquefr
tme.degree.grantorFaculté des sciences de l'activité physiquefr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM. Sc.fr


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