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dc.contributor.advisorBrochu, Martin
dc.contributor.advisorDionne, Isabelle
dc.contributor.authorGhachem, Ahmedfr
dc.date.accessioned2018-04-17T13:53:26Z
dc.date.available2018-04-17T13:53:26Z
dc.date.created2018fr
dc.date.issued2018-04-17
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/12102
dc.description.abstractLe vieillissement est un phénomène inévitable provoquant plusieurs changements biologiques, physiques, psychologiques et sociologiques pouvant engendrer des effets potentiellement néfastes pour la santé générale de l’individu. Parmi ces changements, une accumulation excessive de tissus adipeux est souvent observée, laquelle est un facteur de risque de plusieurs problèmes de santé, susceptibles de causer une mort prématurée. Ainsi, la prise en charge adéquate de l’obésité est une priorité de santé publique. Plusieurs stratégies ont été proposées pour la gestion du poids corporel. Toutefois, la complexité et la nature hétérogène de l’obésité rend le choix d’une stratégie adéquate un défi considérable pour les cliniciens. Ainsi, l’objectif principal de la présente thèse est de mieux caractériser l’état de santé de l’individu obèse ayant des complications cardiométaboliques (syndrome métabolique ou pré-diabétique), en identifiant les principaux facteurs de risque qui lui sont associés, afin de pouvoir mettre en place une stratégie d’intervention personnalisée plus efficace qui répond aux besoins spécifiques de chaque individu. Plus particulièrement, dans un premier temps, nous nous sommes intéressés aux effets de la perte de poids induite par la restriction calorique sur la composition corporelle et le profil cardiométabolique de femmes ménopausées et obèses avec ou sans le syndrome métabolique. L’étude avait comme objectif principal d’investiguer les réponses des deux phénotypes différents (sans ou avec le syndrome métabolique) de femmes ménopausées et obèses suite à une même intervention de perte de poids. Notre hypothèse était que le phénotype d’obésité aurait un impact sur les réponses des individus suite à une même intervention. Nos résultats ont démontré que les deux sous-groupes avaient des réponses similaires suite à l’intervention. Toutefois, au sein du même sous-groupe, d’un individu à un autre, les réponses métaboliques étaient différentes. En effet, suite à une amélioration significative de la composition corporelle, certaines femmes avaient amélioré leur profil métabolique, alors que d’autres ne présentaient aucun changement ou avaient même détérioré leur profil métabolique. En outre, nos observations ont démontré qu’en moyenne, le phénotype des femmes ménopausées et obèses pourrait ne pas avoir d’impact sur l’amélioration de la composition corporelle et la santé cardiométabolique suite à une intervention de perte de poids induite par la restriction calorique, alors que sur le plan individuel des réponses variables ont été observées. Dans l’ensemble, les résultats de cette étude confirment la nature hétérogène de l'obésité et suggèrent qu'au-delà de l'hétérogénéité métabolique, plusieurs autres caractéristiques devraient être considérées pour identifier des sous-groupes homogènes afin de minimiser les variations interindividuelles dans les réponses suite aux interventions de perte de poids. Finalement, ces résultats viennent appuyer l’idée générale qu’on ne peut pas préconiser la même stratégie d’intervention pour tout le monde, et qu’il faut tenir compte des caractéristiques initiales et des besoins spécifiques des individus pour mettre en place des stratégies d’intervention plus personnalisées. Avec le même objectif de mieux comprendre pour mieux intervenir, nous avons proposé deux études d’ordre épidémiologique utilisant une approche multi-informationnelle centrée sur l’individu. La première étude (étude 2) est d’ordre épidémiologique de type descriptif. L’objectif principal était d’investiguer l’hétérogénéité de l’obésité au sein d’une population âgée en utilisant une approche d’analyse de classification automatisée. L’utilisation de cette approche avait pour but de classifier objectivement les individus obèses et âgés dans des sous-groupes homogènes présentant des caractéristiques et des besoins similaires (physiques, physiologiques, psychologiques, nutritionnels et sociologiques). Nous avons également étudié les trajectoires des sous-groupes d’individus obèses identifiés sur une période de 3 ans afin de suivre leur évolution. Nos résultats ont démontré, dans un premier temps, que différents cofacteurs associés à l’obésité pouvaient être combinés afin de former différents phénotypes d’individus obèses. En effet, des différences dans la santé générale (GH), psychologique (PH) et au niveau de la capacité physique (PC) ont permis de distinguer 3 sous-groupes d’individus obèses, soit les obèses en santé (ou GH+, PH+ et PC+); les obèses avec faible capacité physique (ou GH+/-, PH+/-et PC -) et les obèses en mauvaise santé (ou GH-, PH- et PC-)]. Dans un deuxième temps, nos analyses longitudinales ont démontré que les phénotypes identifiés au début de l’étude étaient les mêmes qui émergeaient à la 1ere, 2e, et 3e année de suivi. Ces observations suggèrent que malgré la nature hétérogène de l’obésité, il existe probablement des patrons répétitifs (des phénomènes répétitifs sous-jacents au développement de l’obésité). Les résultats des analyses longitudinales ont également démontré que certains individus obèses ont changé de profil d’un temps de mesure à un autre. Toutefois, certains axes de transition étaient plus favorables que d’autres selon le sexe. Nos sous-analyses ont démontré que des changements dans le niveau d’activité physique, la participation sociale et la qualité de vie reliée à la santé physique sont associés à la détérioration ou l’amélioration du profil de santé des hommes obèses et âgés au fils du temps. Chez les femmes obèses et âgées, l’amélioration ou la détérioration du profil de santé au fil du temps étaient associées à des multitudes de changements, soit des changements de la capacité physique, du niveau d’activité physique, de l’état de dépression, de la qualité de vie associée à la santé physique et mentale ainsi que de l’autonomie fonctionnelle. Ces facteurs pourraient être ciblés par les cliniciens et les professionnels de santé pour adapter les programmes d’intervention afin de prévenir la détérioration du profil de santé des individus obèses et âgés à moyen et à long terme. La troisième étude avait une visée épidémiologique de type étiologique. Dans cette étude, notre objectif était premièrement, de bien caractériser le profil d’individu en surplus de poids et obèse ayant des complications métaboliques, soit une glycémie à jeun altérée (impaired fasting glucose : IFG), une intolérance au glucose (impaired glucose tolerance : IGT) ou bien les deux conditions (IFG-IGT) en utilisant plusieurs variables en lien avec la santé métabolique, la composition corporelle, la qualité nutritionnelle et les habitudes de vie. Deuxièmement, à l’aide d’une méthode de prédiction paramétrique, notre objectif était d’identifier les facteurs de risque spécifiques associés à chaque condition. Les résultats de cette étude ont démontré que les individus IFG et IGT présentaient des caractéristiques physiques et physiologiques ainsi que des facteurs de risques modifiables différents. De plus, les individus ayant les deux conditions avaient plus de facteurs de risque comparativement à chacune des deux conditions seules. Ces résultats indiquent qu’il existe une hétérogénéité au sein de la population pré-diabétique et que les interventions cliniques visant à traiter les individus atteints d’IFG, d’IGT ou d’IFG-IGT devraient être plus spécifiques pour être plus efficaces. Les facteurs de risque identifiés dans la présente étude devraient être ciblés par les professionnels de santé afin de prendre en charge les altérations de l’homéostasie de glucose et stopper la progression vers le diabète de type 2. En guise de conclusion, les résultats de nos travaux ont démontré que l’hétérogénéité de l’obésité au sein de certaines populations (pré-diabétiques, avec ou sans le syndrome métabolique) est très importante. Nos résultats ont également démontré que l’identification des profils d’individus obèses en utilisant seulement l’IMC ainsi que les caractéristiques métaboliques ne permet pas de réduire l’hétérogénéité ni d’améliorer la personnalisation des programmes de perte de poids. En effet, nous avons pu démontrer qu’au-delà des caractéristiques métaboliques, les individus issus d’une même sous-population pourraient avoir des caractéristiques physiques et psychologiques différentes qui devraient être considérées pour mieux définir leurs besoins. Ainsi, sur le plan clinique, nos résultats suggèrent que les programmes d’intervention visant la prise en charge de l’obésité et ses complications cardiométaboliques devraient tenir compte des caractéristiques physiques, physiologiques et psychologiques de l’individu en visant les facteurs de risque spécifiques associés à son état de santé. Finalement, cette thèse a proposé des approches méthodologiques qui pourraient aider à mieux prendre en charge l’hétérogénéité observée au sein de la population obèse ayant des complications cardiométaboliques. Ceci pourrait être une première étape vers la personnalisation des stratégies d’intervention. D’autres études sont nécessaires pour confirmer nos résultats.fr
dc.description.abstractAbstract : Aging is an inevitable phenomenon causing several biological, physical, psychological and sociological changes that can lead to deterioration of general health profile. Among these changes, excessive accumulation of adipose tissue is often observed, which is a risk factor for many health problems that can lead to premature death. Several strategies have been proposed for body weight management. However, the complex and heterogeneous nature of obesity makes choosing an appropriate strategy a significant challenge for health clinicians. Thus, the main objective of this thesis is to understand objectively the heterogeneity of obesity in different sub-populations of elderly with obesity and cardiometabolic complications (metabolic syndrome or pre-diabetes). More specifically, the first study aimed to compare the effects of caloric restriction inducedweight loss program on body composition and the metabolic profile of postmenopausal women with different obesity phenotypes (without or with metabolic syndrome). Our results demonstrated that, on average, the obesity phenotype did not have an impact on improvements in body composition and cardiometabolic profile after caloric restriction weight loss intervention. However, at the individual level, improved body composition resulted in different metabolic responses. For some individuals, significant weight loss was accompanied by positive changes in the cardiometabolic profile, while for others, changes were negative. Taken together, the results of this study confirm the heterogeneous nature of obesity and suggest that beyond metabolic heterogeneity, several other characteristics should be considered in order to minimize inter-individual variations in response to weight loss interventions. In order to do this, we proposed two epidemiological studies using a multi-informational approach. The first study (study 2) which had a descriptive character, aimed to investigate the heterogeneity of obesity in an elderly population, using a cluster analysis approach. The use of this approach allowed us to classify objectively older obese individuals into 10 homogeneous subgroups representing similar characteristics related to physical, physiological, psychological, nutritional and sociological aspects. We also investigated the trajectories of identified subgroups over 3 years, first, to assess stability and change of obese subgroups and second, to determine key factors that might explain the transition between subgroups. Our results showed that based on variability in general health (GH), psychological health (PH) and physical capacity (PC), three distinct profiles emerged [Cluster_1: healthy obese (or GH+, PH+ and PC+); Cluster_2: obese with low physical capacity (or GH+/-, PH+/- and PC -); Cluster_3: unhealthy obese (or GH-, PH- and PC-)]. The same clusters identified at the beginning of the study emerged à the 1st, 2nd, and 3rd year of follow-up. These observations suggest that the three clusters were stable over time. Our trajectory analyses showed that after 3 years of follow-up, some individuals did not change their health profiles, while others improved or deteriorated their health profiles. For men, changes in the health profile were associated with changes in physical activity level, social participation and physical health-related quality of life. On the other hand, changes in physical capacities, physical activity level, depression state, physical and mental healthrelated quality of life and functional autonomy were involved in the change of health profile in women. These factors should be targeted by clinicians to adapt intervention programs aimed at preventing older people's health in the mean and long term. The second study (study 3) which had an etiological character was aimed, first, to better characterize the profiles of obese individuals having metabolic complications [impaired fasting glucose (IFG) and/or impaired glucose tolerance (IGT)] using several variables related to metabolic health, body composition, nutritional quality and lifestyle. Second, using a parametric prediction method, our objective was to identify modifiable risk factors specific to each condition. Our results demonstrated that individuals with IFG, IGT, or both conditions had different physical and physiological characteristics. Our results also showed that the risk factors were different from one condition to another. Overall, our results demonstrate that there is heterogeneity within the obese pre-diabetic population that should 11 be considered by health clinicians. From a clinical point of view, these results indicate that to be more effective, clinical interventions to treat individuals with IFG, IGT or IFG-IGT should target these risk factors. To conclude, based on the results of our studies, defining obesity phenotypes using BMI and metabolic characteristics does not allow to reduce heterogeneity or adequately personalize weight loss intervention. Clinically, our results suggest that to treat obesity and its cardiometabolic disorders, intervention programs should consider physiological, physical and psychological characteristics of the obese individual. In additional, targeting specific risk factors implicated in the health profile deterioration of obese individuals could support clinicians adapting intervention to meet older individuals’ needs. Finally, this thesis proposed methodological approach to reduce heterogeneity observed among obese population having cardiometabolic complications. This is a first step towards personalization of intervention strategies. Other studies are needed to confirm our results.fr
dc.language.isofrefr
dc.language.isoengfr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Ahmed Ghachemfr
dc.rightsAttribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.5 Canada*
dc.rights.urihttp://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.5/ca/*
dc.subjectObésitéfr
dc.subjectFacteurs de risquefr
dc.subjectComplications cardiométaboliquesfr
dc.subjectPhénotype d'obésitéfr
dc.subjectHétérogénéitéfr
dc.titleObésité, facteurs de risque et complications cardiométaboliques chez les personnes âgées de 50 ans et plus : mieux comprendre pour mieux intervenirfr
dc.typeThèsefr
tme.degree.disciplineGérontologiefr
tme.degree.grantorFaculté des sciences de l'activité physiquefr
tme.degree.grantotherFaculté des lettres et sciences humainesfr
tme.degree.grantotherFaculté de médecine et des sciences de la santéfr
tme.degree.levelDoctoratfr
tme.degree.namePh.D.fr


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