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dc.contributor.advisor[non identifié]
dc.contributor.authorLesur, Olivier
dc.date.accessioned2018-04-06T20:03:10Z
dc.date.available2018-04-06T20:03:10Z
dc.date.created1990
dc.date.issued1990
dc.identifier.isbn0315713224
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/12066
dc.description.abstractLa silicose est un modèle de pneumopathie inflammatoire chronique fibrosante dont l'agent étiologique est connu (ie: poussières de silice), ce qui constitue la raison principale des nombreux travaux de recherche clinique et expérimentale qui lui sont consacrés, en plus des incidences préventives et thérapeutiques évidentes qui découlent de son origine occupationnelle. De nombreux avancements ont été réalisés dans la compréhension des mécanismes biologiques physiopathogéniques de cette pneumoconiose au cours des 50 dernières années. Il reste cependant beaucoup de points d'interrogation, en particulier au sujet des processus intimes à l'échelle moléculaire qui mènent à la constitution d'une fibrose pulmonaire invalidante. Un autre sujet d'intérêt est le rôle joué par les pneumocytes II alvéolaires (Pn II) dans ce type de pathologie. On sait depuis longtemps que dans la silicose l'épithélium alvéolaire de type I s'altère et l'épithélium de type II s'hypertrophie, s'hyperplasie et parfois se métaplasie. De plus, une conséquence directe à ces remaniements est représentée par la nette augmentation des phospholipides et apoprotéines du surfactant (produits par les Pn II) dans le liquide épithélial alvéolaire. La seule explication avancée pour justifier ces remaniements de l'épithélium de type II est le rôle de cellule réparatrice du Pn II envers l'épithélium de type I lésé. Ce mécanisme apparait non spécifique de la silicose puisque décrit dans plusieurs autres modes d'agression inflammatoire du poumon profond (eg: pneumopathie à la bléomycine, au SO2, au NO2, à l’O2, au pneumocoque, au cyclophosphamide, à l'hydroxytoluéne butylé, fibrose pulmonaire idiopathique,...). Cependant récemment des observations de pneumopathies expérimentales inflammatoires et/ou fibrosantes relataient une inflation de l'épithélium de type II sans altération de l'intégrité des Pn I et même parfois sans recrutement de cellules inflammatoires pulmonaires. Nous nous sommes proposés d'étudier les mécanismes impliqués dans la stimulation du renouvellement cellulaire de l'épithélium de type II. Pour ce faire un modèle de culture in vitro de Pn II fœtaux de rat a été développé et caractérisé avant toute expérimentation. Les cellules ont ensuite été étudiées dans leur réaction à deux types d'exposition (ie: poussières minérales, liquide de lavages bronchoalvéolaires [LLBA] de moutons normaux et silicotiques chroniques) par l'analyse des modifications de leur activité de croissance (incorporation de thymidine tritiée, autoradiographie, comptage cellulaire) et de leur viabilité (relâchement d'adénine dans le milieu de culture). Les résultats obtenus sont les suivants: 1- La silice à faibles concentrations et les LLBA concentrés de moutons normaux comme silicotiques chroniques sont nettement mitogènes pour les Pn II in vitro. 2- L'activité mitogène à faibles concentrations de silice est manifestement reliée aux propriétés de surface du minéral puisque disparaissant avec l'usage d'une silice recouverte de lactate d'aluminium et n'existant pas avec une poussière inerte (titane). 3- Les LLBA de moutons silicotiques chroniques stimulent la synthèse d'ADN nucléaire et la multiplication des Pn II de façon plus importante et à une moindre concentration que ceux des moutons normaux. 4- L'utilisation de LLBA de mêmes animaux à différents temps d'exposition à la silice (modèle expérimental de silicose) démontre une corrélation intéressante entre le degré d'activité mitogène sur les Pn II des LLBA de silicose chronique et les autres paramètres cellulaires inflammatoires étudiés dans le liquide épithélial (ie: cellularité totale, nombre de macrophages alvéolaires). 5- La silice exerce une action cytotoxique dose dépendante à tous les niveaux sur les Pn II in vitro. Cependant cet effet est mineur par rapport au stimulus mitogène aux faibles doses, alors qu'il est majeur associé à une inhibition de croissance aux fortes doses. Cette étude suggère l'existence d'une activité directe de la silice cristalline sur l'épithélium alvéolaire de type II qui combine, aux doses physiologiques, une faible toxicité à une surprenante activité mitogène. Par ailleurs les LLBA de moutons normaux contiennent physiologiquement un stimulant de croissance pour les Pn II alors que ceux de moutons silicotiques chroniques apparaissent encore plus stimulants. Ces deux observations sur l'activité de LLBA évoquent la présence d'un ou plusieurs facteurs de croissance dans le processus mitogène observé sur les Pn II. Ces résultats constituent un avancement dans la connaissance des mécanismes de contrôle de la croissance épithéliale pulmonaire et peuvent expliquer au moins en partie l'hyperplasie et l'hypertrophie de l'épithélium de type II dans la silicose.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Olivier Lesur
dc.titleActivité mitogéne de la silice et du liquide de lavage bronchoalvéolaire de mouton sur les pneumocytes II fœtaux in vitro
dc.typeMémoire
tme.degree.disciplineSciences cliniques
tme.degree.grantorFaculté de médecine et des sciences de la santé
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM. Sc.


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