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dc.contributor.advisorTerradas Carrandi, Miguel
dc.contributor.authorLepage-Voyer, Cécilannefr
dc.date.accessioned2018-02-14T21:06:48Z
dc.date.available2018-02-14T21:06:48Z
dc.date.created2018fr
dc.date.issued2018-02-14
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/11889
dc.description.abstractLe trouble de personnalité limite (TPL) suscite l’intérêt de la communauté scientifique et clinique notamment en raison de sa prévalence et des comportements potentiellement dommageables pour la personne qui y sont associés. Plus précisément, certains auteurs considèrent qu’il s’agit du trouble de la personnalité le plus répandu au sein de la population psychiatrique. Aussi, les patients limites seraient susceptibles d’adopter des comportements dangereux pour leur intégrité mentale et physique (p. ex., conduites à risque, tentatives de suicide, automutilation) lorsque l’intensité de leur souffrance surpasse leur capacité à réguler les émotions. À l’heure actuelle, le diagnostic de la pathologie limite au Canada et aux États-Unis se base fondamentalement sur les critères établis par la cinquième version du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5; American Psychiatry Association, APA, 2015). Les auteurs de ce manuel considèrent qu’il serait risqué d’établir un diagnostic de TPL avant l’âge de 18 ans, à l’exception des adolescents qui en présentent les caractéristiques depuis plus d’un an de façon à altérer significativement leur fonctionnement social, scolaire/professionnel ou individuel. Pourtant, plusieurs publications ont fait état dans les dernières décennies de facteurs de risque du TPL se manifestant dès l’enfance, tels que l’exposition à des évènements traumatiques en bas âge, surtout lorsque ceux-ci surviennent dans la relation avec les principales figures de soins, ou une relation parent- enfant imprévisible. Selon certains auteurs, l’appareil psychique de l’enfant qui est confronté à de tels traumas est submergé de façon à compromettre son développement affectif et cognitif. Il en résulte un recours aux mécanismes de défense immatures et une v gestion inefficace des émotions. Les connaissances actuelles concernant le développement des traits de personnalité limite se basent soit sur l’expérience clinique des auteurs ou encore sur les résultats d’études rétrospectives. Pourtant, il semble que l’identification précoce d’indices associés au TPL permettrait d’offrir aux enfants à risque des soins appropriés à leurs besoins et de prévenir l’évolution du trouble. Dans cet objectif, les relations entre les traits de personnalité limite, les mécanismes de défense privilégiés par l’enfant, les antécédents traumatiques et la capacité à réguler les affects ont été explorées. L’étude a été menée auprès de 15 enfants âgés entre six et 11 ans, pris en charge par la protection de l’enfance. Ils ont été exposés à des évènements traumatiques dans leur milieu familial d’origine et sont ainsi considérés à risque de développer une symptomatologie limite. Les éducateurs de suivi en charge du dossier de chaque enfant ont également collaboré à l’étude. Dans les deux articles, les traits de personnalité limite ont été mesurés à l’aide de l’Échelle de traits de personnalité limite pour enfants (ÉTPLE ; Terradas & Achim, 2010; traduction du Borderline Personality Features Scale for Children; BPFS-C; Crick, Murray-Close, & Woods, 2005). Les mécanismes de défense privilégiés par les enfants ont été évalués dans le premier article à partir de deux questionnaires, soit le Response Evaluation Measure-Youth Version (REM-Y-71 pour les enfants de 8 ans et plus, REM-Y-22 pour les enfants de 6 et 7 ans ; Araujo, Medic, Yasnovsky & Steiner, 2006), administré auprès des enfants, et une version adaptée du Response Evaluation Measure-Parent Version (REM-P ; Yasnovsky et al., 2003), complétée par les éducateurs de suivi. Des analyses de corrélation de Pearson et une analyse de profil ont été appliquées afin de comparer les résultats obtenus vi par les enfants et les éducateurs à ces instruments. Les résultats indiquent certaines relations entre les deux versions de l’échelle, toutefois celles-ci furent insuffisantes pour permettre le calcul d’un score composite. Les éducateurs auraient tendance à rapporter un niveau plus bas de mécanismes de défense pour chaque facteur. Par la suite, les relations entre les traits de personnalité limite et les mécanismes de défense selon la perspective de l’enfant ou de l’éducateur ont été testées à l’aide d’analyses de corrélation de Pearson. Les résultats obtenus selon le point de vue des éducateurs s’avèrent pour la plupart contradictoires avec la théorie. Notamment, le recours aux mécanismes de défense immatures serait associé à moins de manifestations d’instabilité affective et de comportements autodestructeurs, mais à davantage de relations interpersonnelles négatives. D’un autre côté, les mécanismes de défense matures seraient liés à moins d’instabilité affective, de problèmes identitaires, de relations négatives avec les pairs et de comportements autodestructeurs selon la perception des enfants eux-mêmes. Ces résultats apparaissent cohérents avec les écrits et études antérieures. Une analyse de régression linéaire a finalement permis de constater le pouvoir prédictif d’un modèle incluant le facteur 1 (mécanismes de défense immatures, perspective des enfants) et le facteur 2 (mécanismes de défense matures, perspective des enfants) sur la variance des scores aux sous-échelles de l’ÉTPLE (c.-à-d., instabilité affective, problèmes d’identité, relations interpersonnelles négatives, comportements autodestructeurs). Dans le second article, une grille d’analyse du jeu libre de l’enfant, issue du Children’s Play Therapy Instrument (CPTI ; P. Kernberg, Chazan, & Normandin, 1998), a été utilisée pour mesurer la présence de jeu traumatique, les thèmes de jeu élaborés par les enfants, la vii capacité de régulation et de modulation des affects et les mécanismes de défense utilisés dans le segment de jeu libre. Une échelle, inspirée des écrits de Romano (2010), a permis de préciser le type de jeu traumatique présenté par le participant. D’abord, des analyses descriptives ont été utilisées afin de dresser un portrait (c.-à-d., analyses de fréquence, tests de rangs signés de Wilcoxon pour échantillons associés) de l’échantillon selon les différentes variables à l’étude. Les résultats suggèrent que les participants présentent majoritairement un segment de jeu traumatique et des thèmes de jeu à caractère traumatique, une utilisation prédominante de mécanismes de défense de type impulsifs ou limites (considérés immatures) et une régulation rigide de leurs émotions dans le jeu. Ensuite, les relations entre les traits de personnalité limite et les autres variables ont été étudiées à l’aide d’analyses de corrélation bilatérale non-paramétrique Tau-B de Kendall. Les résultats de l’étude ne permettent pas de démontrer de relations significatives entre les traits de personnalité limite et les mécanismes de défense ou la capacité de régulation affective. Toutefois, la capacité à réguler les affects serait liée au type de mécanisme de défense privilégié par les enfants. Les résultats des deux études sont néanmoins modestes, notamment en raison de la taille et du caractère homogène de l’échantillon. Une réplication de la recherche tenant compte des limites serait pertinente.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Cécilanne Lepage-Voyerfr
dc.rightsAttribution - Partage dans les Mêmes Conditions 2.5 Canada*
dc.rightsAttribution - Pas de Modification 2.5 Canada*
dc.rights.urihttp://creativecommons.org/licenses/by-nd/2.5/ca/*
dc.subjectTraits de personnalité limitefr
dc.subjectMécanismes de défensefr
dc.subjectRégulation des affectsfr
dc.subjectJeu traumatiquefr
dc.subjectProtection de l’enfancefr
dc.subjectEnfantfr
dc.titleTraits de personnalité limite, mécanismes de défense et jeu libre des enfants d'âge scolaire en situation de placementfr
dc.typeThèsefr
tme.degree.disciplinePsychologiefr
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humainesfr
tme.degree.levelDoctoratfr
tme.degree.nameD. Ps.fr


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