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dc.contributor.advisorCalvert, Raymond
dc.contributor.authorBeaulieu, Jean-François
dc.date.accessioned2018-01-16T22:09:38Z
dc.date.available2018-01-16T22:09:38Z
dc.date.created1985
dc.date.issued1985
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/11721
dc.description.abstractChez la souris, les quatre derniers jours de la gestation représentent un stade critique du développement intestinal. Durant cette période, les villosités se forment et les cellules indifférenciées à 15 jours de gestation vont se différencier rapidement en cellules absorbantes, en cellules à mucus et en cellules entéroendocrines. À partir de 16-17 jours de gestation, la plupart des activités enzymatiques essentielles au bon fonctionnement des cellules absorbantes ont fait leur apparition et vont augmenter rapidement jusqu'à la naissance. Le développement intestinal chez la souris fœtale constitue donc un excellent modèle pour étudier à la fois la morphogénèse et la cytodifférenciation, car ces deux processus se déroulent très rapidement et il est possible de suivre leur évolution tant morphologique que biochimique. L'approche adoptée dans le présent travail consistait à prélever le segment proximal de l'intestin grêle de souris à 17 jours de gestation et à le maintenir sous forme d’explants en culture organotypique à 37°C, avec un milieu complètement synthétique. La mise au point d'un tel modèle nous a permis d'entreprendre une étude systématique visant à identifier les facteurs impliqués dans la régulation extrinsèque du développement de la muqueuse intestinale. Dans ce travail, nous avons pu évaluer la capacité des glucocorticoïdes, du facteur de croissance épidermique (EGF), de la thyroxine, de l'insuline et d'un sucre, le lactose, à exercer directement une influence sur la maturation et sur la prolifération de l'épithélium duodénal. Il ressort clairement de ces études que les glucocorticoïdes exercent un effet direct qui est déterminant et généralisé sur la maturation des cellules absorbantes, sur la différenciation des cellules à mucus et sur la prolifération des entérocytes. Concernant les effets de l'EGF, nos résultats nous incitent à penser que ce facteur pourrait agir en complémentarité avec les glucocorticoïdes dans la régulation de l'expression du phénotype. Nos observations avec la thyroxine et le lactose nous amènent à croire que, contrairement à ce que d'autres ont observé in utero, ces deux substances n'exerceraient directement que des influences mineures sur la maturation des cellules absorbantes. Enfin, en ce qui a trait â l'insuline, nos résultats indiquent que cette hormone n'exercerait aucun effet direct et spécifique sur la maturation de l'épithélium. En conclusion, il appert que les glucocorticoïdes et l'EGF exercent un rôle de premier plan dans la régulation extrinsèque de la maturation de l'intestin grêle. Cependant, il est évident que le développement de certaines fonctions intestinales échappent au contrôle exclusif de ces deux substances. C'est le cas entre autres des activités de la lactase et de la sucrase. Ces disparités suggèrent que d'autres facteurs seraient susceptibles d'intervenir dans le développement prénatal de l'intestin grêle. Il est à espérer que le système de culture mis au point dans ce travail permettra d'identifier les autres facteurs qui sont vraisemblablement requis pour un développement architectural et fonctionnel complet.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Jean-François Beaulieu
dc.titleÉtude en culture organotypique de la régulation hormonale du développement fœtal de l'intestin grêle de souris
dc.typeThèse
tme.degree.disciplineBiologie cellulaire
tme.degree.grantorFaculté de médecine et des sciences de la santé
tme.degree.levelDoctorat
tme.degree.namePh.D.


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