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dc.contributor.advisorCôté, Nicole
dc.contributor.authorArès, Mathieufr
dc.date.accessioned2017-12-19T18:50:19Z
dc.date.available2017-12-19T18:50:19Z
dc.date.created2017fr
dc.date.issued2017-12-19
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/11595
dc.description.abstractL’utopie constitue l’un des genres de prédilection de la littérature féministe et queer, parce qu’elle permet de redéfinir certaines catégories, comme celle des représentations de sexe et de genre. La science-fiction, mégagenre dans lequel, selon moi, s’inscrit l’utopie, fait appel à une « distanciation cognitive » [cognitive estrangement] (Suvin, 2010 : 68), concept qui, dans le cas de l’utopie féministe et queer, participe à la déconstruction du binarisme dans le genre : elle introduit ce que l’on peut nommer un novum, un élément qui a pour socle la réalité créée par l’auteur, partagée par le lecteur, et qui vise à déstabiliser (Suvin, 2010 : 68). Le novum constitue un procédé narratologique qui domine la fiction à un point tel que tout aspect narratif de chaque oeuvre de science-fiction dérive de celui-ci (Csicsery-Ronay, Jr, 2008 : 49); le novum possède une influence, par le fait même, sur le plan traductif, puisque la traduction doit l’inscrire dans un contexte différent de celui du départ. Alors que le peu d’études disponibles sur la traduction de la science-fiction queer sont en général consacrées à la réception des stratégies traductives utilisées (Bérard, 2015), le présent mémoire se situe dans une perspective performative de la traduction. L’acte traductif est performatif, non neutre, et ainsi octroie une existence, une viabilité identitaire au texte, selon le contexte d’arrivée. En prenant pour exemple le roman de science-fiction queer A Paradigm of Earth (2001) de l’auteure canadienne Candas Jane Dorsey, mon mémoire a pour objectif d’examiner, en s’inspirant de la généalogie de la traduction féministe (Lotbinière-Harwood, 1991; Simon, 1996; Von Flotow, 1997 et 1999) et des travaux sur la traduction du queer (Louar, 2008; Larkosh, 2011; Casagranda, 2013), de quelle manière s’effectuent certains changements de paradigme sur le plan traductif. La réflexion sur les désignations de genre dans le roman de Dorsey découle de Blou, l’alien au genre indéterminé, qui personnifie en quelque sorte le novum. D’où l’intérêt de proposer une approche performative de la traduction visant à faire éclater le binarisme de la langue française.fr
dc.description.abstractAbstract : Utopia is often used in feminist and queer literature, because it is a genre which questions some categories such as sex and gender representations. Science fiction concerns utopia since it provides cognitive estrangement, a concept that deconstructs gender binarism in feminist and queer utopias. Cognitive estrangement introduces a novum, a destabilizing element based on the author’s created reality, and shared by the reader (Suvin, 2010 : 68). The novum is a narratological device that so dominates its fiction that every science fiction narrative aspect derives from it (Csicsery-Ronay, Jr, 2008 : 49); this novum influences the translation process because the translator must reinsert it in a new context. Since the only studies which can be found today on translation in queer science fiction are generally dedicated to the reception of translation strategies (Bérard, 2015), this work situates translation within a performative approach. Translation is performative; it provides a viability to the text in another language-culture, another context. In studying an excerpt of Canadian Candas Jane Dorsey’s queer science fiction novel A Paradigm of Earth (2001), as well as my translation of it, my objective with this thesis is to consider how some translation paradigm shifts can be made according to feminist (Lotbinière-Harwood, 1991; Simon, 1996; Von Flotow, 1997 et 1999) and queer translation precepts (Louar, 2008; Larkosh, 2011; Casagranda, 2013). This work takes into consideration gender designations, which in Dorsey’s novel ensue from the character Blue, the ungendered alien; Blue represents the novum in A Paradigm of Earth, which allows the translator to take a performative approach in order to deconstruct gender binarism in French.fr
dc.language.isofrefr
dc.language.isoengfr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Mathieu Arèsfr
dc.rightsAttribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.5 Canada*
dc.rights.urihttp://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.5/ca/*
dc.subjectLittérature canadiennefr
dc.subjectTraduction littérairefr
dc.subjectTraductologiefr
dc.subjectQueerfr
dc.subjectScience-fictionfr
dc.subjectUtopiefr
dc.subjectFéminismefr
dc.titleA paradigm of Earth : traduction performative et science-fiction queerfr
dc.typeMémoirefr
tme.degree.disciplineLettres et littératurefr
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humainesfr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM.A.fr


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