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dc.contributor.advisorDuhamel, André
dc.contributor.authorRymarczyk, Clotildefr
dc.date.accessioned2017-11-29T14:12:27Z
dc.date.available2017-11-29T14:12:27Z
dc.date.created2017fr
dc.date.issued2017-11-29
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/11525
dc.description.abstractEn procédant à une introspection de sa propre histoire, Jorge Semprun annonce : « seule la fraternité peut être un remède pour contrer le mal absolu » . Partant de cette déclaration, nous nous sommes interrogés, voulant comprendre la nature de cette fraternité dont on parle, au point qu’elle soit identifiée comme un traitement passablement efficace pour combattre le mal absolu. Au fur et à mesure de nos recherches pour saisir le sens de cette formulation, nous nous sommes aperçu d’un véritablement engouement pour l’idée, principalement au cours des vingt dernières années. Pourtant, le terme est souvent resté en retrait du vocabulaire politique et social, contrairement à d’autres tel que l’égalité, pour ne citer qu’un de ses termes parents. Dans la littérature actuelle retraçant certaines idéologies, nous constatons également que le vocable se voit la plupart du temps assimilé à des fondements utopiques lorsqu’il est envisagé la construction de la vie en commun. Si la fraternité est devenue notre préoccupation centrale, les contours de son concept, en se définissants, devenaient de plus en plus complexes à déterminer, nous forçant à revenir à l’origine de l’idée, à nous tourner vers son sens primitif décrit par les mythes, en mettant en relief le paradoxe originel auquel elle répond. Puis notre réflexion nous a conduites à étudier le terme à travers l’histoire, mais aussi dans un contexte religieux, politique et social, pour nous apercevoir que la fraternité revêtait dans l’esprit populaire une charge émotive, idéologique la détournant de son sens véritable. Chargée de sentiments et traduit par l’action, nous sommes parvenus à nous faire à l’idée que la fraternité, tel que nous la comprenions alors, pourrait avoir une dimension morale laïque, l’érigeant au rang de vertu, allant jusqu’à lui attribuer même une dimension universelle, spirituelle , par l’idéalisation de la nature humaine. Nous comprenions également, au fil de nos lectures, qu’elle était vue comme un lien unissant la justice et l’égalité dans la constitution du triptyque de la devise française, nous en avons donc déduit, pour construire la vie en commun, il devenait nécessaire d’étendre ce sentiment, de bannir les différences et d’envisager une certaine unification du monde. Cette position nous a rapidement rendus inconfortable. Si le principe de fraternité repose sur le paradoxe originel qui nous incite naturellement à haïr notre propre frère parce que nous mesurons la distance entre les différences, il serait impérieux de penser annexer cet individu pour annihiler ces mêmes différences et le rendre identique à nous même. Pensant de façon similaire, l’autre campera sur ses positions et la fraternité sera effectivement reléguée, une fois de plus, au rang d’utopie. Il nous semble donc urgent d’abandonner le principe d’expansion des sentiments éprouvés de l’un pour l’autre. Après analyse, il nous semble plus raisonnable de diriger notre pensée vers un inventaire et une reconnaissance des différences, pour envisager la construction d’un pont qui permettrait de bâtir des relations allant de l’un vers l’autre sans volonté d’annexion.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Clotilde Rymarczykfr
dc.subjectFraternitéfr
dc.titleLa fraternité : la fraternité, un pont à construire pour relier les fragilités humainesfr
dc.typeMémoirefr
tme.degree.disciplinePhilosophie et éthiquefr
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humainesfr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM.A.fr


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