Show simple document record

dc.contributor.advisorMichon, Jacques
dc.contributor.authorVincent, Josée
dc.date.accessioned2017-11-02T20:45:43Z
dc.date.available2017-11-02T20:45:43Z
dc.date.created1993
dc.date.issued1993
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/11470
dc.description.abstractCette étude commence avec la mise en place des principaux éléments qui ont contribué à l'essor de la diffusion du livre québécois en France, de 1960 à 1985. Après avoir défini l'implication des gouvernements provincial et fédéral, nous avons tenté de cerner le rôle du Conseil supérieur du livre en tant qu'organisme central au sein des associations professionnelles du livre. Créé afin de promouvoir le livre québécois et de veiller à sa défense, le Conseil a su trouver en J.-Z. Léon Patenaude, secrétaire puis directeur de 1961 à 1977, le représentant des lettres québécoises à l'étranger. Les efforts du Conseil supérieur du livre se portent d'emblée sur la participation (subventionnée) des éditeurs québécois aux manifestations internationales. En ce sens, les expositions de livres à Nice et les foires de Bruxelles et de Francfort ont servi de pont entre le Québec et la France. Favorisant les rencontres entre les éditeurs québécois et français, ces manifestations ont contribué à la création des centres de diffusion. En 1967, la signature des accords culturels franco-québécois ouvre la voie à toutes les espérances. En principe, l'entente élimine tout protectionnisme et encourage la diffusion des livres. À la même époque, des critiques français s'intéressent particulièrement à la production littéraire québécoise. Forts d'un contexte politique et médiatique favorable, les éditeurs québécois, soutenus par le ministère des Affaires culturelles du Québec, célèbrent l'inauguration du Centre de diffusion du livre canadien-français dans les locaux de la Librairie de l'École, à Paris. Associé au Conseil supérieur du livre, Daniel Champy entreprend de distribuer, à travers la Francophonie, la majorité des éditeurs québécois. Néanmoins, des problèmes de sélection et de promotion entravent le fonctionnement du centre de diffusion qui doit restreindre ses activités à la distribution d'ouvrages universitaires, à partir de 1974. Au tournant des années 70, l'Affaire Hachette vient chambarder le milieu du livre au Québec. Les professionnels du livre se sentent délaissés par le gouvernement provincial. C'est à ce moment que le gouvernement fédéral décide de plonger dans le dossier et qu'il propose de subventionner un méga-projet de diffusion, « Livres du Canada - Books from Canada ». Il semble que l'État central souhaitait s'allier ainsi une partie du milieu culturel fortement influencé par la Révolution tranquille. Sous l'égide du Secrétariat d'État, il fonde, en 1972, l'Association pour l'exportation du livre canadien qui unit les membres des associations d'éditeurs anglophones et francophones. En 1974, le gouvernement ouvre une filiale de « Livres du Canada » à Paris. Jean-Paul Neyhousser en assure la direction, en accord avec le Conseil supérieur du livre. Malgré les fortes sommes investies, l'entreprise ne dure guère: les nombreux envois d'office, le manque de sélection et la mauvaise promotion viennent une fois encore à bouts des efforts de diffusion. Les problèmes soulevés par les éditeurs lors de l'Affaire Hachette ne laissent pas le gouvernement provincial indifférent. Les dirigeants québécois comprennent qu'ils ne peuvent pas laisser le milieu du livre se faire envahir par des entreprises étrangères sans compromettre tout un pan de la culture québécoise. La conception de la culture subit également des changements majeurs, que l'on trouve exprimés dans le Livre vert de Jean-Paul L'Allier, ministre libéral des Affaires culturelles en 1976. Mais c'est avec l'élection du Parti québécois, en 1976, que la culture devient, pour le gouvernement, un élément de définition de la société. Dans le milieu du livre, ce changement de mentalités correspond à une révision des idéologies au sein des associations: le Conseil supérieur du livre perd de plus en plus d'adeptes au profit des libraires; l'Association canadienne de diffusion du livre ouvre une filiale française qui deviendra, en 1978, la Librairie du Québec. Soutenu par le ministère de l'Industrie et du Commerce du Québec, le dépôt parisien s'occupe de la distribution de quelques éditeurs québécois. Néanmoins, ce dernier projet ne connaît pas beaucoup de succès car les gros éditeurs québécois refusent d'y participer: ils préfèrent être distribués individuellement par des entreprises européennes. L'ère des entreprises de diffusion subventionnées est terminée, mais pour certains, la diffusion en France ne fait que commencer.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Josée Vincent
dc.titleLes pouvoirs publics et la diffusion du livre québécois en France (1959-1985)
dc.typeMémoire
tme.degree.disciplineLettres et littérature
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humaines
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM.A.


Files in this document

Thumbnail

This document appears in the following Collection(s)

Show simple document record