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dc.contributor.advisorMichon, Jacques
dc.contributor.authorParent, Mario
dc.date.accessioned2017-11-02T18:45:31Z
dc.date.available2017-11-02T18:45:31Z
dc.date.created1995
dc.date.issued1995
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/11443
dc.description.abstractL'auto-édition, qui se présente sous différents aspects et que l'on doit différencier de l'édition à compte d'auteur, était davantage une nécessité qu'un choix dans le Québec du début du siècle étant donné le peu de ressources existantes à l'époque en ce qui avait trait à la production et à la diffusion d'oeuvres littéraires canadiennes-françaises. Les oeuvres auto-éditées étaient généralement bien perçues du public ainsi que des critiques. Certaines ont même remporté des prix prestigieux comme le Prix David. Le développement du métier d'éditeur littéraire, amorcé dans les années vingt puis poursuivi dans les années 30, 40 & 50, a permis de faire de ce métier une véritable profession. Des organismes subventionnaires, mis sur pied à la fin des années cinquante et dans les années soixante, ont reconnu le caractère institutionnel de l'édition littéraire et, par voie de conséquence, tous les réseaux connexes du monde du livre: librairie, bibliothèque, critique littéraire, revue, enseignement, etc. Cette institutionnalisation du rôle de l'éditeur en tant qu'agent de légitimation a eu pour effet de jeter une ombre sur les oeuvres auto-éditées, ce mode d'édition ne favorisant pas, dans la plupart des cas, une valorisation de l'oeuvre ou de la démarche d'édition de l'auteur. Celui-ci ne pouvait pas être retenu lors d'une demande de subvention, ne bénéficiait pas du «prestige» qui se rattache au nom d'une maison d'édition et ne recevait pas de prix. Il est souvent limité à des moyens artisanaux de production et ses oeuvres sont facilement dénigrées par la critique officielle. Pendant ces années de «vaches maigres» l'auteur auto-édité a développé des stratégies de mise en marché, a été coopté par l'édition officielle, s'est adressé à des micro-publics que l'édition officielle ne pouvait rejoindre. L'auto-édition, en tant que mode, a survécu à ces conditions d'existence. Grâce à la révolution informatique, elle entre, avec l'édition officielle, dans une nouvelle ère de rapports auteur-éditeur-public et se révèle de plus en plus un choix nécessaire pour bon nombre d'auteurs de tous les âges.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Mario Parent
dc.titleL'auto-édition littéraire au Québec au XXe siècle : tome 1
dc.typeThèse
tme.degree.disciplineLettres et littérature
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humaines
tme.degree.levelDoctorat
tme.degree.namePh.D.


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